Archives de catégorie : Editoriaux

« Viens, Seigneur Jésus »

« C’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil » (Rm 13, 11)

Saint Paul dit de nous réveiller. Et à travers lui, c’est l’Eglise qui nous rappelle cette nécessité, pour ne pas rater la venue du Christ dans nos vies.

“Je dors, mais mon cœur veille”, dit la bien-aimée du Cantique des cantiques, le livre de la Bible qui décrit l’amour que l’on a pour Dieu avec les mots de l’amour humain (5, 2) :

Je dors, mais mon cœur veille. J’entends mon bien-aimé qui frappe. « Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est couverte de rosée, mes boucles, des gouttes de la nuit. »

En ce temps de l’avent, c’est certainement le cœur qui doit veiller.

Qu’est-ce qu’entend le cœur qui veille auprès de Jésus Christ ? Il entend Jésus qui frappe à la porte précisément de son cœur, il demande qu’il lui ouvre.

Tout le temps de l’avent est là : un réveil, bien sûr, mais un réveil de notre cœur, de notre amour pour Dieu, de notre foi. Pour lui ouvrir. Car il est là et il frappe, il veut entrer.

Tout le temps de l’avent est également là, dans une attente. Celle de la venue, de l’avènement de Jésus. “Jésus parlait de sa venue”, nous dit l’évangile.

Tout le temps de l’avent est encore là, dans un fait, qui est que Jésus est celui qui vient maintenant, qui se rend présent, qui s’approche de nous, tous les jours. Et donc qui veut être attendu, dans une attente amoureuse, un réveil de notre cœur.

Tout le temps de l’avent est enfin dans un creux, un manque : le bien-aimé n’est pas là. Heureux celui qui s’est laissé appauvrir et qui éprouve ce manque. C’est pour lui que vient Jésus.

Père Jean-Pierre Durand

Dignité et responsabilité du Baptême et de la Confirmation

Depuis quelques temps nous nous posons la question, à la paroisse, d’accueillir des filles pour servir à l’autel, avec les garçons. Cela se fait déjà ailleurs dans l’Eglise, même si dans la majorité des lieux ce sont des garçons qui assurent ce service.

La question de fond sous-jacente est la suivante : le service de l’autel est-il lié au sacrement de l’Ordre (sacrement par lequel on devient diacre, prêtre ou évêque), ou aux sacrements du Baptême et de la Confirmation, que peuvent recevoir tous les fidèles, hommes et femmes ?

Historiquement, ce service était associé au sacrement de l’Ordre, même si ceux qui servaient n’étaient pas eux-mêmes ordonnés. Du coup ce service était réservé aux garçons. Mais progressivement depuis quelques décennies (notamment depuis le Concile œcuménique Vatican II), l’Eglise redécouvre la dignité qui découle des sacrements du Baptême et de la Confirmation, sacrements qui communiquent la plénitude de la vie divine. Elle discerne par la même occasion la nécessité de davantage manifester l’importance de ces sacrements, et de rendre visible la responsabilité qui en découle. En effet tout baptisé/confirmé a la charge de participer à rendre le Christ présent dans le monde, d’évangéliser le monde. En conséquence, l’Eglise a ouvert les ministères de lecteur (proclamation de la Parole) et acolyte (service de l’autel) à tous les baptisés, hommes et femmes (cf. décision du pape François, 11 janvier 2021).

Ainsi, voir des femmes et des hommes servir ensemble à l’autel rend évident qu’ils le font en vertu du Baptême et non en lien avec le Sacrement de l’Ordre. Par ailleurs, leur service à côté des prêtres rend visible également que tous les baptisés, avec les prêtres, œuvrent ensemble à la même fin : servir et annoncer le Christ, que ce soit dans la liturgie, ou dans le reste de la vie.

P. Benoît

Eternité !

Cette période, avec la fête de tous les saints (1er novembre) et du jour de prière pour les défunts (2 novembre) est propice pour lever un peu la tête et penser à notre destinée éternelle. Eternelle !

Eternité… Quel mot impressionnant, vertigineux…mais aussi beau, rempli d’une espérance incroyable (mais vraie) !

Quel don Dieu nous a fait, d’une liberté capable de faire des choix qui auront des répercussions dans l’éternité !

Quand nous fêtons tous les saints, nous fêtons nos frères et sœurs qui sont déjà entrés dans l’éternité de bonheur, de joie et de paix avec Jésus-Christ. Ils fêtent déjà l’amour miséricordieux du Seigneur.

Quand nous prions pour les défunts, nous agissons par amour pour eux, pour hâter leur entrée au Ciel, car ils ont encore besoin d’être purifiés (c’est le « purgatoire »).

Et nous, qui sommes encore ici-bas ? La pensée de l’éternité nous stimule. Car c’est une éternité de BONHEUR où Dieu nous attend. Cette pensée ne nous fait pas fuir nos tâches concrètes, mais nous y plonge avec plus de réalisme, c’est-à-dire à la fois plus de recul et plus d’ardeur. Ecoutons ces quelques mots de Madeleine Delbrêl, écrits après avoir été « éblouie par Dieu » lors de sa conversion à 20 ans :

« Tu avais fait mon cœur à ta taille, ma vie pour durer autant que toi et parce que tu n’étais pas là le monde entier me paraissait petit et bête et le destin de tous les hommes stupides et méchant.
Quand j’ai su que tu vivais je t’ai remercié de m’avoir fait vivre, je t’ai remercié pour la vie du monde entier.
La souffrance dont on souffre sur terre m’a paru beaucoup plus grande et aussi beaucoup plus petite, les joies qu’on y trouve beaucoup plus vraies et beaucoup plus petites aussi. »

P. Benoit

« Demandez et l’on vous donnera »

La prière de demande ne se fait pas pour obtenir d’un Dieu lointain quelque chose qu’il ne voudrait pas nous donner. Être persévérant, ce n’est pas faire pression sur Dieu. C’est solliciter humblement un don, de la part de quelqu’un qui nous est déjà acquis. C’est une relation que nous établissons avec notre Père. C’est attirer la volonté de l’autre, de l’intérieur d’elle-même, et non pas l’acheter. C’est donc rencontrer l’autre, et par amour, l’inciter à donner. Le don en lui-même passe alors au second plan derrière le donateur. Car la prière de demande n’est ni une pression sur l’autre, ni un achat, puisque l’autre est un ami.

Dieu n’a pas besoin qu’on lui fasse connaître ce dont nous avons besoin. Mais il l’attend pourtant, afin que nous le rencontrions. Dieu veut répandre ses dons, et il attend que nous le lui permettions. Il est sensible à nos demandes, puisqu’elles manifestent nos désirs. Lui qui veut que ses dons soient désirés. Il ne peut rassasier que ceux qui ont faim et soif de quelque chose.

Il faut que nous cessions de ne compter que sur nous-mêmes. La prière de demande nous fait miser sur Dieu, nous remet entre ses mains, nous fait vivre par la foi. Alors nous pouvons nous dire que quoi que nous lui avons demandé, il nous a entendus, et même exaucés, mais de la manière qu’il lui a plu. Comme nous sommes dans sa main et que notre plus grand désir est que ce soit sa volonté qui se fasse, nous sommes toujours exaucés, quoi que nous demandions : « Dieu est capable de faire bien au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir. »

Il nous revient de reconnaître sa main dans notre vie, d’avoir ce sens spirituel qui assurément nécessite une grande persévérance dans la prière. Peut-être qu’alors nous pourrons nous exclamer avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Le Seigneur s’est plu à combler mes moindres petits désirs. »

Père Jean-Pierre Durand

Peut-on aimer sans connaitre ?

« L’athée est aimé par nous d’un amour médiocre parce que nous ne le connaissons pas véritablement ». Ces mots de Madeleine Delbrêl nous interpellent : on ne peut annoncer le Christ et l’Evangile sans aimer. Mais peut-on aimer celui que nous ne connaissons pas vraiment ?

Madeleine Delbrêl (1904-1964) a été une femme poète, assistante sociale et mystique. Mais avant de (re)trouver la foi catholique, elle a traversé ses années de jeunesse dans un profond athéisme. C’est cette expérience qui lui a fait connaître de l’intérieur le vide existentiel que peut éprouver un non-croyant.

Providentiellement, elle a écrit durant cette période. Avec sa rigueur logique elle a cherché à tirer toutes les conséquences de son athéisme :

« On a dit : « Dieu est mort. »
Puisque c’est vrai, il faut avoir le courage de ne plus vivre comme s’il vivait.
On a réglé la question pour lui, il faut la régler pour nous. […]
La mort de Dieu a rendu la nôtre plus sûre. Il faut le savoir. […]

Le malheur grand, important, raisonnable : c’est la mort.
Les révolutionnaires sont intéressants, mais ils ont mal compris la question.
Ils peuvent bien emménager le monde au mieux : nous, il faudra toujours qu’on en déménage.
Les savants sont des gens méritants, mais ils sont un peu enfants.
Ils croient toujours tuer la mort : ils tuent des manières de mourir. La mort, elle se porte bien. […]
Les pacifistes ont du charme, mais ils sont faibles en calcul.
Tous les rescapés de 1918 seront en 1998 rangés dans leurs cimetières personnels. Même si on muselle la guerre, sur 100 hommes, il continuera à en mourir 100, c’est-à-dire 100%. »

Cette expérience sera après sa conversion comme un ressort qui la propulsera dans l’apostolat auprès des « sans-Dieu », à travers la paroisse et les œuvres sociales, à Ivry-sur-Seine.

Terminons quand même par des mots qu’elle prononça bien plus tard, repensant à sa jeunesse :

« Tu vivais et je n’en savais rien. […] Quand j’ai su que tu vivais je t’ai remercié de m’avoir fait vivre, je t’ai remercié pour la vie du monde entier. »

P. Benoit

Quoi de neuf, cette année ?

« Vous êtes la lumière du monde… vous êtes le sel de la terre ». Comme la lumière et le sel ont cette capacité d’éclairer, de donner du goût, de révéler les choses, le Seigneur a donné à son peuple cette fonction extraordinaire par rapport au monde, car, habité de son Esprit Saint, il révèle chaque homme à lui-même, son identité profonde d’enfant de Dieu créé à son image et destiné à le refléter dans une ressemblance toujours plus grande.

En cette année 2022 – 2023, le but de notre communauté paroissiale est tout d’abord de réaliser au mieux cet appel : ensemble, être lumière, être du sel. Non pas pour nous seulement, mais aussi pour être cette lumière et ce sel au milieu de notre quartier où vivent plus de 20 000 personnes de toutes religions. « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau mais bien sur le lampadaire où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. » Notre communauté doit être belle, donner du goût.

Ce sera le but de la fraternité que nous aurons à cœur de vivre entre nous. Partout où se nouent les relations : dans les activités conviviales, de formation, de compassion, d’enseignement ou d’évangélisation. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra pour mes disciples. » Rien ne porte du fruit sans la fraternité.

Mais ce sera aussi le but de notre pastorale. Que chacun de nous avance à la suite du Christ, dans les pas de conversion ou de sanctification que le seigneur attend de lui. Afin que notre communauté soit tendue en avant, dirait saint Paul.

Et puis ce sera le but de nos activités missionnaires. Etre avec les habitants du quartier, les rejoindre. Leur offrir des activités qui soient des ponts pour nous rejoindre, des seuils où ils puissent être accueillis.

Vous aurez sans doute remarqué dans tout cela le mot d’ordre du pape François de « transformation pastorale et missionnaire » des paroisses et aussi l’orientation du diocèse de « fraternité-missionnaire ». Nous tâcherons de poursuivre ces axes dans nos activités et espérons que chacun de vous y trouvera sa place.

Père Jean-Pierre Durand

Du temps pour Dieu et pour les autres

Pour beaucoup, l’été est une période où le rythme change. Peut-être sommes-nous en vacances ; peut-être allons-nous toujours au travail, mais il y a moins de monde, et le rythme est un peu ralenti ; peut-être que pour nous l’été ne change rien, mais quand même le rythme de la ville change (si on reste à Paris), et cela nous impacte tous.

Ce rythme qui change est propice à une nécessaire détente, après une année bien remplie. Comment mettre à profit ce temps, pour qu’il soit ressourçant ? reposant ? détendant ? Nourrissant ? Chacun aura les idées qui lui conviennent, et là il importe de se connaître soi-même. Mais la Parole de Dieu des 2 prochains dimanches nous donne 2 pistes, qui nous concernent tous : prendre du temps pour Dieu, et pour les autres.

Dans l’Evangile de dimanche 10 juillet, Jésus raconte la parabole du « bon samaritain » (Luc 10,25-37). Dans cette histoire, un homme prend le temps de s’occuper d’un autre homme, laissé pour mort sur le bord du chemin. Il modifie son programme un moment pour s’occuper de lui. L’été est propice à prendre davantage le temps de se soucier, de s’intéresser à ceux qui nous entourent. En famille, c’est l’occasion de passer du temps « gratuit » ensemble. Depuis combien de temps n’avez-vous pas joué ensemble ? C’est l’occasion de prendre davantage le temps avec quelqu’un que l’on croise souvent, mais avec qui on prend rarement le temps de discuter…Sans oublier d’être disponible aux rencontres…imprévues (mais prévues par la Providence). Tout cela sans se mettre la pression bien sûr !

Dans l’Evangile de dimanche 17 juillet, Jésus est reçu chez Marthe et Marie (il prend le temps chez eux). Il interpelle Marthe qui s’agite en tous sens. Sa sœur, assise aux pieds de Jésus, a choisi la meilleure part. L’été est propice à accorder davantage de temps à Dieu. Par la prière notamment ; on peut faire une retraite, une session spirituelle ; on peut se rendre dans un sanctuaire (rien qu’à Paris, il y a la basilique du Sacré Cœur de Montmartre, Notre-Dame des Victoires, la chapelle de la rue du Bac…). L’été est aussi l’occasion de lire un livre spirituel, qui nourrit la foi.

En résumé : prendre du temps pour Dieu et pour les autres, de façon détendue.

Bon été à tous !

P. Benoit

Les jeunes avec Jésus

 Dix jeunes de la paroisse ont participé au rassemblement du FRAT à Jambville (78), lors du WE de la Pentecôte (4-6 juin). Avec les 8000 autres jeunes d’Ile de France (de la 4e à la 2nde), ils ont vécu une expérience qui les a fortifiés dans leur foi. A leur retour, ils ont pu témoigner de ce qu’ils avaient vécu.

L’expérience d’être rassemblés avec tant d’autres jeunes autour du Seigneur a été marquante, eux qui souvent se retrouvent en très petit nombre comme chrétiens dans leurs établissements scolaires. Lors des temps à 8000, nous étions rassemblés sous un immense chapiteau, pour louer le Seigneur (avec le groupe Glorious), des célébrations, une veillée avec des baptêmes de jeunes, la messe de Pentecôte avec le nouvel archevêque de Paris… L’inconfort d’être assis par terre et serrés comme des sardines n’a pas empêché l’action de l’Esprit Saint, dont l’un d’eux témoignera avoir senti la présence.

Un autre a été marqué par le témoignage d’un séminariste. Ce dernier était bien parti dans ses études de droit. Après avoir résisté à plusieurs reprises, il a finalement décidé de répondre à l’appel de Jésus et est rentré au séminaire.

Lors d’un temps en « village » (avec les jeunes d’autres aumôneries de Paris), nous avons également entendu le magnifique témoignage d’un jeune lourdement handicapé (totalement dépendant de ses proches). Il a parlé aux 600 jeunes rassemblés, entouré de sa famille, et en a bouleversé plus d’un. Il leur a dit qu’il priait beaucoup. Il dégageait une joie de vivre contagieuse.

Lors de repas dans nos lieux de campement (nous étions sous la tente) les jeunes ont pu rencontrer d’autres aumôneries, comme celle de Notre-Dame de lorette, ou encore le MEJ vietnamien.

Pour terminer, les jeunes ont apprécié de pouvoir aller prier à l’Horeb, la tente dédiée à la prière, où Jésus-Eucharistie était exposé H24 pour la prière d’adoration. Ils n’ont pas manqué de prier pour ceux qui leur avaient confié des intentions.

Un grand merci à tous pour votre soutien qui a permis aux jeunes de vivre cette belle expérience spirituelle.

Père Benoît Leclerc

Pourquoi l’unité ?

Qui n’a entendu ces mots du président JF Kennedy qui, dans sa recherche de solutions pratiques pour promouvoir la paix était poussé par la fragilité de l’humanité et sa communauté de destin :

« En dernière analyse, notre lien commun fondamental, c’est le fait que nous habitons tous sur cette planète. Nous respirons tous le même air. Nous chérissons tous l’avenir de nos enfants. Et nous sommes tous mortels » (Discours à l’université de Washington, 10 juin 1963).

Mais la Révélation nous  fait prendre conscience, par les fêtes de la Sainte Trinité et du Saint Sacrement, d’un élément plus fondamental encore de l’unité du genre humain : notre vocation à revenir à l’Un. Nous serons un, lorsque tout sera achevé. Selon la prière du Christ :

« Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi » (Jean 17, 21-23).

L’unité, dans le Christ, nous la vivons par le Saint Sacrement qui nous unit au Christ. Lui-même, dans sa personne divine, unit les natures divine et humaine par son incarnation. Et dans la Trinité, par l’union des personnes divines, notre unité se réalise avec le Père, dans l’Esprit Saint.

Tant que nous vivrons ici-bas, nos divergences et nos oppositions continueront à nous lancer les uns contre les autres. Mais les enfants de Dieu vivent déjà pour une part de cette unité. Alors que les conflits font mal, qu’ils sautent aux yeux, notre unité est cachée. Elle vient de Dieu. Elle nécessite un acte de foi, de relativiser les oppositions, de contempler.

Père Jean-Pierre Durand

Regarder le Ciel

Début mai, une nouvelle bouleversante nous parvenait : le décès de Steven Labat, ordonné prêtre il y a moins d’un an à St Sulpice (juin 2021), pour la communauté de l’Emmanuel et le diocèse de Paris. En stage en Egypte pour se familiariser avec son rite d’origine (melkite), il a fait une chute mortelle dans le Sinaï. Au-delà de la douleur et des larmes que cela a pu causer, il laisse à ceux qui continuent leur pèlerinage sur cette terre (nous !) un témoignage magnifique d’une vie tournée vers le Ciel. Voici pour illustration quelques mots prononcés par son frère lors de ses obsèques.

« Tu appartenais à tous et à Dieu.

Tu étais un instrument de Dieu, instrument de communication entre Lui et nous. Steven, homme d’Esprit toujours libre, totalement détaché et désintéressé des biens matériels. Tu étais une personne simple et humble, en aucun point arrogant.

Tes pas sur terre furent légers, et tes paroles dans le cœur des hommes tendres et pleines d’amour.

Tu étais le seul à pouvoir briser mon arrogance et mon ignorance, par un simple sourire (un petit sourire d’un effet incroyable et fort).

Combien es-tu étonnant mon frère ! Il y a 13 ans, debout sur la rampe du balcon, tu voulais quitter ce monde. Mais Dieu t’a stoppé (il a sauvé ta vie) et t’a dit « Attend ! tu tomberas, mais selon ma voie, pas la tienne et selon ma volonté. » Le chemin de Dieu, pas celui de Steven.

Tu nous quittes aujourd’hui !

Tu es tombé de la montagne que tu aimais tant*.

Tu es tombé dans les bras de Dieu.

Les gens me demandent « comment Steven est mort »

Laissez-moi plutôt vous dire, comment il a vécu !

JESUS EST RESSUSCITÉ, STEVEN ! »

 

*le passage de la Bible préféré de Steven était celui de la rencontre entre Moïse et Dieu au Sinaï

Une page internet rassemble les témoignages le concernant : édifiant ! https://www.facebook.com/groups/1203401647062661/