Archives de catégorie : Editoriaux

Reprise du culte public

Le juge des référés du Conseil d’État ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « dé-confinement » (site du Conseil d’État).
IL est donc dès à présent possible de retourner à la messe et d’avoir la joie de retrouver le Seigneur et les frères et soeurs de notre famille spirituelle !
Cependant je voudrais attirer votre attention sur la responsabilité qui incombe à chacun.
Beaucoup de non-croyants voient d’un mauvais oeil cette liberté retrouvée qui ferait prendre un risque sanitaire à la société toute entière. Nous ne pouvons donc pas omettre toute précaution. Il nous faut intégrer la discipline à laquelle tous s’astreignent dans la lutte contre le Covid-19. Des mesures seront prises pour respecter la limitation du nombre de personne par messe, les gestes barrières (distance d’un mètre, désinfection des mains, port du masque)… Nous le savons tous, avec un temps d’incubation aussi long, on peut se sentir en parfaite santé et être contagieux. N’oublions pas que toutes ces mesures ont pour but de sauver des vies humaines : soyons exemplaires.
Personne ne voudrait que notre paroisse et l’église catholique soient stigmatisées comme étant le prochain cluster !
Que la charité du Christ dont nous voulons vivre nous fasse volontiers accepter ces contraintes pour la santé des autres (ainsi que pour la nôtre) et pour que le nom du Christ ne soit pas méprisé.
Des solutions sont à l’étude pour que tous puissent revenir à la messe mais avec de nouveaux horaires et modalités d’accès. Soyons souples et patients vis à vis de ces contraintes et entrons dans la joie de retrouver le cadeau que sont nos frères et soeurs dans le Christ.
Père Jean-Pierre Durand

Une recette à base d’humour et de louange

Deux ingrédients pour bien vivre ce dé-confinement : l’humour et la louange

Notre cher saint Pierre nous dit dans la lecture de ce dimanche :

« Soyez prêts à tout moment à rendre compte de l’espérance qui est en vous, devant quiconque vous le demande » (1P 3,15)

Le déconfinement entamé ne va pas sans inquiétudes. Et à raison. Quel sera l’avenir, etc… Il y a donc une grande nécessité de rendre compte de notre espérance, devant le monde qui l’attend, au moins implicitement. Nous autres disciples de Jésus-Christ, avons mis notre foi en Celui qui a vaincu la mort, et est ressuscité. Qu’est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Rien, absolument rien.

Alors comment en rendre compte ? Deux moyens s’offrent à nous, ne demandant qu’à être exploités, pour témoigner de notre espérance : l’humour, et la louange.

L’humour : il y a plusieurs sortes d’humour. Je ne parle pas de l’humour noir, ou cynique, qui acidifie les situations et surtout l’esprit de celui qui le pratique. Mais l’humour bon esprit. Non seulement il allège l’atmosphère, parfois pesante, et c’est bon à prendre ! Mais aussi, profondément, il témoigne d’une espérance forte. Garder le sens de l’humour, quand il y a des difficultés, peut révéler la confiance que nous avons en l’avenir : Dieu est là, avec nous. Ca va aller. Courage, et confiance !

La louange : les Actes des Apôtres nous donnent à voir l’histoire de la 1ère communauté chrétienne, après la Pentecôte. Ils sont persécutés. Paul et Silas, en prison après avoir été battus de verges, se mettent en prière. Quelle prière ? La supplication ? Pour être libérés ? Non. Ils « chantaient les louanges de Dieu » (Actes 16). Cela conduira d’ailleurs à leur libération miraculeuse. La louange a ouvert la porte à l’action de Dieu (et de la prison).

Bonne semaine dans l’humour et la louange !

père Benoit Leclerc

Bonus :

Dé-confinés !

C’est un mot qui ne faisait pas partie du vocabulaire courant jusqu’à ces jours-ci. On prend cette perspective avec joie ou avec angoisse. C’est vrai qu’il y a des risques. Soyons prudents et responsables.

Dans l’évangile de ce dimanche, nous voici avec Jésus le jeudi saint. Il va mourir et il le sait. Il adresse à ses apôtres cette invitation : « Ne soyez pas bouleversés ». Il leur parle, tranquillement, de son départ vers le Père. On aimerait avoir sa paix face à cette perspective.

France 3 diffusait cette semaine un documentaire dans l’émission Secrets d’Histoire sur sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Très belle émission sur la vie de la « plus grande sainte des temps modernes » (pape Pie X), celle qui sut si bien vivre l’ordinaire de façon extraordinaire. Et en particulier l’épisode où elle comprend qu’elle a attrapé la tuberculose. Il n’y a aucun traitement : elle sait que le risque de mourir est élevé, à plus ou moins longue échéance. Sa réaction première peut surprendre. La joie. « Le plus grand acte ordinaire extraordinaire de Thérèse c’est de sourire dans la maladie » (Henri Quantin, écrivain). Elle comprend qu’elle va enfin voir son bien-aimé, que le Ciel qu’elle a tant désiré va bientôt lui ouvrir ses portes. En fait, elle a si bien pris l’habitude de tout vivre avec Dieu, qu’elle vit avec lui la perspective de mourir. Dieu l’ouvre déjà à la joie du Ciel. Au fond de son âme, la lumière domine.

Bien sûr, en tant que moniale, elle n’a pas la charge d’une famille, ce qui simplifie les choses. Lorsque sa mère (sainte Zélie Martin) apprend, le 24 décembre 1876, qu’elle mourra du cancer, c’est la consternation dans la famille. Elle doit quitter un mari qui l’aime tendrement et cinq enfants dont la dernière n’a que 4 ans. Elle aussi passe ses derniers mois comme elle vécut toute sa vie : tournée vers les autres, à préparer ses grandes filles à s’occuper des plus petites et à leur redire, ainsi qu’à son mari, à quel point elle les aime. 

La parole du Christ « Ne soyez pas bouleversés » s’est ainsi accomplie. Dans le don de la grâce divine qui imprime dans nos âmes l’amour de Dieu et du prochain.

Père Jean-Pierre Durand

“Quand tu es dans l’épreuve, pense à la sortie”

Dans un match de foot, les prolongations c’est plutôt sympa, pour les supporters ça fait durer le suspense (et pour les joueurs aussi je pense). Pour le confinement, les prolongations c’est quand même moins agréable. Alors comment tenir dans le temps ? Au début nous avons été éprouvés par le bousculement de nos rythmes ; maintenant nous sommes éprouvés par la durée. L’endurance, la patience.

Un frère me partageait ces jours-ci cette parole de saint Augustin (je ne sais pas si ce sont les mots exacts, en tout cas c’est l’idée) : « quand tu es dans l’épreuve, pense à la sortie ». Voilà une parole d’espérance. Eh oui, ce tunnel aura une fin ! Nous commençons d’ailleurs à apercevoir quelques formes sur la ligne d’horizon.

Le gouvernement en a esquissé quelques-unes : écoles, commerces, …  même si on voit encore un peu flou. Mais la liturgie, qui rythme la vie de l’Eglise, nous donne aussi une perspective, providentielle. A la fin du mois, ce sera la Pentecôte. Pile le 31, dernier jour du mois de mai, traditionnellement consacré à la Vierge Marie. Voici donc une belle invitation à vivre ce mois comme dans un « Cénacle » (ou « chambre haute »), la pièce où les disciples de Jésus ont attendu, avec Marie, la venue du Saint Esprit promis par Jésus :

« vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. »

(Actes des Apôtres, 1,8)

« C’est pour vous que Dieu a fait cette promesse, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. »  (Actes 2,39)

L’Esprit Saint a transformé les apôtres, au-delà de ce qu’ils espéraient. Mais un temps d’attente a précédé sa venue. Que notre attente prolongée devienne le creuset qui fasse grandir notre désir. Notre désir d’une nouveauté, donnée par Dieu. Car le désir est une condition essentielle à la venue de l’Esprit Saint.

Comment s’y préparer ? quelques idées :

  • Lire les Actes des Apôtres, qui donnent à voir la vie des disciples transformés par l’Esprit Saint
  • Prier le chapelet, comme nous y invite le pape François. Il invite à (re)découvrir la beauté et la force du chapelet en famille (quand c’est possible, autrement sinon).

Père Benoit

Questions métaphysiques et disette spirituelle

Je demandais à une paroissienne ce que nous pouvions faire, comme prêtre, pour accompagner les personnes dans leur questionnement, en ce temps de confinement. Comment les aider à voir ce qui doit changer et à opérer ce changement ?

Elle me répondit que les circonstances le produisent par elles-mêmes. L’épidémie du coronavirus nous renvoie aux questions fondamentales de l’existence et le confinement nous offre un temps de réflexion. On ne peut pas faire mieux pour amener chacun à revisiter sa façon de vivre !

Cependant, une question se pose : avec quelle clé de lecture ?

Celui qui a déjà une éducation religieuse retrouvera les concepts qui lui permettront de répondre aux questions qui sont en fait des questions religieuses sur le sens de la vie et les valeurs qui en découlent.

Celui qui n’a aucune culture religieuse risque de percevoir surtout un grand vide, l’absurdité de la vie humaine dans sa superficialité et son matérialisme : angoissant !

En tant que chrétiens, nous avons un trésor que nous pouvons faire découvrir à ces personnes, mais il faut que nous nourrissions toujours notre foi. Le danger, pour nous, est que, forts de notre foi, étant en paix avec ces questions essentielles sur nous-mêmes, mais déconnectés maintenant de notre milieu nourricier que sont la messe et l’Eglise, le danger est que notre foi s’étiole.

C’est le Christ qui affirme : « Ma chair est vraiment une nourriture ». Nourriture spirituelle, bien sûr et donc nourriture de la foi. De même que l’Eglise est notre mère, spirituelle, évidemment. Mais confinés chez soi, ne pouvant plus aller à la messe, la tentation de la paresse spirituelle pourrait nous faire renoncer à nourrir notre foi.

Le problème est que lorsqu’on ne se nourrit plus, spirituellement, la faim spirituelle ne se fait pas sentir pour nous ramener à Dieu. Simplement Dieu se fait de plus en plus lointain. La foi diminue. On remplace Dieu par toutes sortes de choses, insensiblement.

La solution est dans un acte de volonté pour chercher et trouver Dieu là où l’on peut encore le trouver : la messe à la télévision ou sur Internet, la prière personnelle, la méditation de l’Ecriture sainte, etc. Nos habitudes religieuses ayant été chamboulées, il nous faut recréer le cadre spirituel dans lequel nous pourrons vivre notre foi et la nourrir. Soyons donc très à l’écoute des diverses propositions qui nous sont faites pour que, à la fin du confinement, alors que bien des personnes auront progressé spirituellement, nous n’ayons pas, nous-mêmes, régressé.

Père Jean-Pierre Durand

« La paix soit avec vous ! »

La route semble longue…On avait fait un bon bout de chemin déjà…et voilà que c’est reparti pour un tour ! Encore 1 mois minimum de confinement avons-nous appris il y a quelques jours. Et pour ce 2ème tour, cela colle moins bien avec ce que nous célébrons dans la liturgie. Autant pour le carême, on voyait un lien, autant pour le temps de Pâques et de la résurrection…c’est moins immédiat !

Et si on voyait les choses autrement ? A bien regarder, il nous est finalement donné, au cœur de cette période de confinement à rallonge, d’être renouvelés par la fête de Pâques qui arrive comme une oasis au milieu du désert. L’occasion d’une nouveauté, non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur. Dans le cœur.

Pour cela, la fête de la Divine Miséricorde, le 2ème Dimanche de Pâques (ce 19 avril), tombe à pic. Cette fête a été instituée par Jean-Paul II le 30 avril 2000, jour où il canonisait sainte Faustine. Jésus s’était confié à elle (Il l’appelait sa « secrétaire »), et lui avait transmis sa requête de l’institution de cette fête. Il promit à propos de ce jour : « les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes et Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approchent de la source de ma Miséricorde » (Petit Journal, n°699). Il lui transmit également : « Je donne aux hommes un vase, avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la Miséricorde, ce vase, c’est cette image* avec l’inscription : ‘Jésus, j’ai confiance en Toi !’ » (PJ 37).

Ce jour-là, on lit l’Evangile où Jésus apparaît aux disciples confinés chez eux. Jésus vient à leur rencontre, et leur dit : « La paix soit avec vous ! ». Et soufflant sur eux : « Recevez l’Esprit Saint ». Accueillons ces paroles divines de consolation, qu’elles nous pénètrent et nous renouvellent.

* Voici l’image :

Père Benoit

 

Ps : le groupe whatsapp ‘Carême avec St Joseph’ est lui aussi prolongé ! Nous sommes en train de le re-baptiser, ce sera quelque chose comme ‘Au Cénacle avec Joseph et Marie’. Vous pouvez encore rejoindre le groupe, qui permet de garder contact, confier des intentions de prière, échanger…(pour cela, envoyer un email à la paroisse avec votre n° de tél)

Résurrection en confinement

Christ est ressuscité, il est sorti du tombeau vivant et vainqueur ! C’est trop bien ! Chocolat pour tout le monde ! Alléluia !

Cette année le Triduum pascal a été légèrement différent que d’habitude. Pour la plupart d’entre nous, nous avons assisté aux célébrations depuis nos maisons. Nous avons dû lutter contre la distance, les mauvaises connexions d’internet et les micros qui ne marchent pas toujours comme prévu. Mais nous sommes également sortis vivants et vainqueurs ! C’est l’heure d’entrer dans la nouvelle vie avec le Christ. « Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5). Il est temps de vivre en enfants de lumière, faisant rayonner cette nouveauté partout !

Mais il y a là une question pour nous. Comment manifester un changement si radical dans nos vies, quand la vie quotidienne continue comme avant ? Comment manifester la liberté de la Résurrection en confinement ? Il semble que « la quarantaine » n’a pas compris son propre nom. Nous avons fait les quarante jours de Carême. Ça devrait être terminé…

Cette question est sérieuse, mais elle n’est pas nouvelle. Jésus a passé sa vie terrestre à lutter contre ceux qui voulaient un messianisme terrestre. Il devait résister à ceux qui voulaient prendre les armes contre l’oppresseur romain. Jésus est un roi puissant, mais il n’utilise pas sa puissance comme les hommes. Depuis la Résurrection du Christ, sa lumière ne remplace pas la vie quotidienne, elle l’illumine. C’est précisément dans notre vie « habituelle », « normale », que nous avons à faire rayonner le Christ. Comment est-ce que je peux témoigner de la Résurrection du Christ dans ma vie confinée aujourd’hui ? Quelles sont les occasions que Jésus me donne pour vivre de sa vie à Paris en 2020 ?

Père Kit Rodger


Le parcours ENSEMBLE PORTÉS PAR LE CHRIST

Retrouvez-nous tous les mardis, jeudis et samedis sur Internet

➡️ Le formulaire d’inscription se trouve tout en-bas de cette page ⬇️

« Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8, 28)

Avec le Christ, nous savons que toute épreuve est l’occasion d’un passage.

Nous vous proposons d’entrer dans la confiance, le sens de l’épreuve que nous vivons, comment la vivre en famille, préserver l’amour dans le couple, retrouver la paix… pour que cette épreuve soit fructueuse pour chacun.

Avec pour intervenants les prêtres et quelques fidèles de la paroisse de façon à surmonter ensemble cette épreuve du confinement.

Parce qu’ensemble nous formons une famille réunie autour du Christ qui est notre force. Lui qui a déjà porté nos souffrances pour nous faire participer à sa résurrection.

➡️ Une vidéo, la parole de Dieu et une action vous seront proposées trois fois par semaine les mardis, jeudis et samedis.
Bonus : Voici le lien vers la page des témoignages sur ce temps de confinement. Lien vers les témoignages

Une semaine sainte chez soi

Unique dans l’histoire du christianisme de notre pays : la semaine sainte (du 5 au 12 avril), sommet de l’année liturgique où nous revivons le mystère de la passion et de la résurrection du Seigneur sera vécue chacun chez soi.

Il n’y aura certes pas d’absence de célébration, mais la participation de chacun ne pourra se faire que par média interposé : télévision, Internet, radio. Un peu comme si nous étions partis en voyage, dans un pays non chrétien.

Or participer à la semaine sainte, c’est revivre le mystère pascal, le passage de la mort à la Vie de celui qui a inauguré la voie du salut pour toute l’humanité. Vivre la semaine sainte, c’est être avec Lui, Jésus, pour apprendre de Lui le chemin. Être là, à ses côtés, pour voir se réaliser en actes cette victoire étonnante : Jésus, cet homme qui traverse la souffrance et la mort, comme tout homme, mais pas tout à fait. D’une façon si particulière qu’il entre dans la résurrection.

Je suis le premier et le dernier, le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je détiens les clefs de la mort et du séjour des morts” (Apocalypse 1, 18).

Vivre la liturgie de la semaine sainte, vous l’aurez compris, c’est incontournable. Même derrière son écran ou son poste de radio. Car c’est notre vie qui est en jeu. C’est chacun de nous qui doit traverser la souffrance et la mort pour entrer dans la Vie.

Le pape, notre archevêque et ici-même à Saint-Joseph Artisan (sur la Chaîne Internet de la paroisse), nous mettrons tout en oeuvre pour vous rendre accessibles ces mystères. Ce sera toujours moins bien évidemment que si vous pouviez y être physiquement. Mais ce qui est certain, c’est que l’Esprit Saint sera avec vous, chez vous, pour vous y faire communier. Ce qu’il vous demande par contre, c’est de trouver les moyens pour y assister.

Père Jean-Pierre Durand

Restons connectés

Pour se connecter sur internet, il faut le wifi (et un wifi qui capte !), ou bien la 4G, ou bien encore un câble. Pour se connecter à la radio, il faut une antenne. Pour se connecter aux satellites, on utilise des paraboles. Et pour se connecter à Dieu ? Nous avons aussi pour cela des « antennes », au nombre de trois : la foi, l’espérance et la charité. Alors pour nous connecter au mieux avec notre Créateur, faisons marcher nos 3 antennes !

  • La foi : par la prière ;
  • L’espérance : en faisant mémoire, en relisant notre histoire (reconnaître la présence de Dieu dans notre vie passée donne l’espérance pour l’avenir) ;
  • La charité : les occasions ne manquent pas !

Alors, restons connectés ! Et pour nourrir le contact entre nous, nous vous proposons un témoignage, celui de Marie-Claude, qui récolte beaucoup de fruits confi…nés ! (voir son témoignage).

Le saviez-vous : l’escargot, lui, a 4 antennes. Pour tester vos connaissances à son sujet, suivez le lien.

Un carême perturbé

Au détour de notre carême, entre un jeûne et un chemin de croix, nous avons été surpris par une pandémie. Tout le monde chez soi ! C’est une pénitence que nous n’avions pas programmée. Mais puisqu’il nous faut la vivre, c’est bien là que le Seigneur nous attend et c’est en y faisant face, en tant que chrétien, que nous ferons notre carême.

Tout d’abord dans le soin à apporter aux autres. Le coronavirus, c’est d’abord une épidémie et donc des malades à soigner et des gens bien portants à préserver. Si nous nous demandions dans notre carême ce que nous pouvions faire pour les autres, nous avons là deux axes d’exercice de la charité concrète. Nous sommes en train de voir ce que nous pouvons faire pour les gens de la rue, particulièrement vulnérables, que nous rencontrions tous les dimanches matin. Il ne semble pas que nous puissions être prêt pour dimanche, mais vous trouverez sur le site Internet de la paroisse des informations mises à jour très bientôt.

Une troisième façon de s’ouvrir aux autres consiste à soutenir les personnes seules, d’autant qu’elles sont maintenant cloîtrées chez elles. De même pour la famille et les amis que nous négligions. Sans oublier nos frères et soeurs paroissiens. À nos téléphones !

Un quatrième axe pour les familles, vous l’aurez remarqué dans nos appartements exigus, consiste à demeurer ensemble sur une longue période. Dure épreuve de la patience, de la tendresse, de la compréhension réciproque, au milieu du télétravail. Mais en tant qu’époux et parent, comptons sur l’aide du Seigneur dans le sacrement de mariage.

C’est encore un axe du carême : se tourner davantage vers le Seigneur. Mais cette fois, à domicile. Excellente occasion de faire droit à l’église domestique formée par la communauté familiale. Prier ensemble ; le père Benoît donne des indications pour une lectio divina ci-dessous ; rechercher ensemble les voies du Seigneur.

Père Jean-Pierre Durand