Archives de catégorie : Editoriaux

La joie !

C’est avec joie que nous voyons arriver le temps des vacances. Temps où nous pourrons prendre quelque détente et plaisirs après une année d’efforts et de contraintes. La joie, on le savait déjà, c’est bon pour notre santé psychologique mais on a découvert que c’est bon aussi pour notre santé biologique. Les personnes heureuses de vivre ont moins de problèmes de santé physique.

À quoi est due la joie ? Lorsque l’on reçoit un cadeau, on est dans la joie. Le bien qui m’arrive provoque la joie : un diplôme décroché, un avancement dans mon entreprise, mon conjoint qui m’aime davantage… Il y des joies fugaces et superficielles faciles à se procurer : se délecter d’une glace sous un soleil accablant. Et d’autres qui nous rejoignent plus profondément, répondant à nos besoins essentiels. Admirer, comprendre, aimer… La joie se rapproche alors de la paix intérieure, de la réconciliation avec soi-même et les autres, du repos.

Si le premier ressort qui se manifeste en supprimant la contrainte du travail correspond à notre besoin le plus immédiat, détente et plaisir, nous ne nous recréons réellement que si toutes les zones de notre être reçoivent ce qui est bon pour elles. Notre âme est en souffrance dans la laideur et le mensonge qui sont trop souvent l’ordinaire de la vie. Les conditions de vie dégradées en passant par les duplicités ou la méchanceté peuvent nous atteindre bien plus que simplement la quantité de travail. La joie vient alors aussi de temps de recul et de réflexion pour y voir plus clair, de moments de communion et de fraternité — d’une session à Paray le Monial ?

« Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (saint Paul aux Ephésiens 5, 22-23). C’est la fine pointe de notre âme qui, en contact avec Dieu, rejaillit sur tout notre être.

Bon été à chacun.

Père Jean-Pierre Durand

« Ne me Kit pas… »

Quel est le fruit que je tire de mes deux ans dans la paroisse St Joseph Artisan ? Je suis arrivé dans la paroisse bébé prêtre en septembre 2018. La première chose à dire quant à mes deux ans passés avec vous, est qu’elles ont été fort sympathiques. J’ai de bons souvenirs des discussions dans notre cours après la messe. Le fait d’aller chez les uns pour un repas, ou d’être invité chez d’autres pour une soirée jeux étaient de supers moments.

Il ne faut pas parler des discussions après la messe en oubliant ce qui nous rassemble, la messe et la prière. Notre église est belle. Elle a une bonne acoustique. Elle est priante. Le but d’une église est d’être un cadre dans lequel l’âme peut s’élever vers Dieu. Notre église remplit bien ce rôle à mon avis. Depuis deux ans nous avons prié ensemble. Bien que je parte physiquement, nous resterons toujours unis dans notre prière et notre affection mutuelle.

On dit que dans l’Église, les prêtres changent, mais les paroissiens demeurent. Ceci est vrai. C’était bon d’être accueilli dans la paroisse par les pères Jean-Pierre et Jocelyn. On était tout triste de voir le bon père Jocelyn partir, mais la joie était au rendez-vous lorsque le père Benoît est arrivé tout fraîchement ordonné. Mais une paroisse est formée surtout des paroissiens. J’étais accueilli dans une paroisse qui prie (les adorations tous les jours, les soirées St Joseph, les nuits d’adoration et tant d’autres groupes). Est-ce qu’une paroisse peut faire un cadeau plus beau à un prêtre que de l’accueillir dans une atmosphère de prière ?

Tout cela est plus que des anecdotes. C’est dans cette communauté paroissiale que j’ai fait les premiers pas de jeune prêtre. Je me confie à vos prières pour ma mission future, et je vous assure de ma prière. Pour vous je suis prêtre, mais avec vous je suis chrétien.

P. Kit

Votre mission si vous l’acceptez : rendre visible l’invisible

Ce dimanche nous fêtons la sainte Trinité. C’est-à-dire le mystère central de notre foi chrétienne, celui de « Dieu [qui] est amour », et dont l’amour est allé jusqu’à donner son Fils unique, « afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (Jean 3,16).

« Dieu est amour » en lui-même : le Père, le Fils et le Saint Esprit. Les trois visages de Dieu unique se contemplent et s’aiment infiniment, hors du temps, dans l’éternité.

Mais voilà que cette éternité et cet amour infinis sont entrés dans le temps, que cet amour infini est venu établir sa demeure chez nous, dans notre monde. Pour irriguer la vie des hommes d’une eau vive au-delà de tout ce qu’on pouvait espérer.

L’invisible s’est rendu visible : Jésus-Christ nous révèle cet amour infini de Dieu. Mais il est désormais monté au Ciel d’où il était venu, auprès du Père. Et maintenant, par le don de l’Esprit Saint descendu sur ses disciples, Jésus-Christ continue de révéler aux hommes, par nous, l’amour du Père.

Qu’elle est bienvenue cette Bonne Nouvelle, dans notre monde perdu en quête d’une direction, de confiance et aussi de joie !

Et donc, voici notre belle et urgente mission : rendre visible cet amour fou et infini de Dieu pour tous les hommes. Comment ? Ecoutons saint Paul dans la 1ère lecture de ce dimanche (on peut se dispenser du baiser de paix final) :

Frères,
soyez dans la joie,
cherchez la perfection,
encouragez-vous,
soyez d’accord entre vous,
vivez en paix,
et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.
Saluez-vous les uns les autres
par un baiser de paix.

P. Benoit

Relire le confinement

Le confinement, comme chaque épreuve peut nous apporter quelque chose si nous en tirons de bonnes leçons pour la suite de notre vie. Pour ce faire, je vous propose le questionnaire partagé par la paroisse Saint-Nizier de Lyon pour nous aider à faire le point.

Après 2 mois de confinement, nous vous proposons de faire un bilan personnel de ces semaines particulières.

Qu’avons-nous vécu ? Que voulons-nous garder ? Qu’est-ce que j’ai découvert comme talents ou ressources insoupçonnés ?

Nous vous proposons 3 niveaux de relecture : par rapport à soi, aux autres et à Dieu. Nos questions ne sont pas exhaustives, mais elles peuvent nous aider à relire ces dernières semaines et nous aider à voir comment l’Esprit Saint a agit et m’a fait grandir humainement, spirituellement,…

D’un point de vue personnel

Qu’ai-je appris/découvert de moi ? par exemple dans mon rapport au temps, aux biens, à mon corps, à ma santé, aux activités, à la solitude…

Quelles ont été mes joies ? Je peux noter particulièrement un ou plusieurs moments dont je veux me souvenir.

Quelles ont été mes difficultés / mes peines ? Je nomme mes émotions, mes pensées, mes regrets peut-être.

Au niveau relationnel, avec les autres

Quelle personne vient spontanément à mon esprit quand je repense à ces 2 mois passés ? Pourquoi ?

Quel nouveau type de relation ou niveau de relation ai-je découvert ou mis en place ? enrichissement/approfondissement, souffrance ?

Ai-je (re)découvert des limites dans ma manière de vivre mes relations (familiales, amicales, professionnelles,…) ?

Quelle(s) décision(s) ce temps de confinement m’invite à prendre dans la manière de vivre par la suite mes relations avec les autres ?

Concernant ma relation à Dieu

Comment ai-je perçu la présence de Dieu dans ce temps de confinement ?
Quelle place ai-je laissé à la Parole de Dieu? Quelles paroles de l’Écriture m’ont plus particulièrement marqué pendant ce confinement ?

Comment ai-je vécu ce temps d’abstinence dans l’accès aux sacrements (eucharistie, réconciliation) ? Quel désir ou prise de conscience cela a-t-il fait grandir en moi ?

Quelle attention ce temps de confinement m’invite à renouveler en terme de prière personnelle et communautaire ? (écoute de la Parole de Dieu, adoration, louange, engagement dans la vie paroissiale liée à l’eucharistie…)

Je voudrais ajouter quelque chose : ………….

Père Jean-Pierre Durand

Reprise du culte public

Le juge des référés du Conseil d’État ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « dé-confinement » (site du Conseil d’État).
IL est donc dès à présent possible de retourner à la messe et d’avoir la joie de retrouver le Seigneur et les frères et soeurs de notre famille spirituelle !
Cependant je voudrais attirer votre attention sur la responsabilité qui incombe à chacun.
Beaucoup de non-croyants voient d’un mauvais oeil cette liberté retrouvée qui ferait prendre un risque sanitaire à la société toute entière. Nous ne pouvons donc pas omettre toute précaution. Il nous faut intégrer la discipline à laquelle tous s’astreignent dans la lutte contre le Covid-19. Des mesures seront prises pour respecter la limitation du nombre de personne par messe, les gestes barrières (distance d’un mètre, désinfection des mains, port du masque)… Nous le savons tous, avec un temps d’incubation aussi long, on peut se sentir en parfaite santé et être contagieux. N’oublions pas que toutes ces mesures ont pour but de sauver des vies humaines : soyons exemplaires.
Personne ne voudrait que notre paroisse et l’église catholique soient stigmatisées comme étant le prochain cluster !
Que la charité du Christ dont nous voulons vivre nous fasse volontiers accepter ces contraintes pour la santé des autres (ainsi que pour la nôtre) et pour que le nom du Christ ne soit pas méprisé.
Des solutions sont à l’étude pour que tous puissent revenir à la messe mais avec de nouveaux horaires et modalités d’accès. Soyons souples et patients vis à vis de ces contraintes et entrons dans la joie de retrouver le cadeau que sont nos frères et soeurs dans le Christ.
Père Jean-Pierre Durand

Une recette à base d’humour et de louange

Deux ingrédients pour bien vivre ce dé-confinement : l’humour et la louange

Notre cher saint Pierre nous dit dans la lecture de ce dimanche :

« Soyez prêts à tout moment à rendre compte de l’espérance qui est en vous, devant quiconque vous le demande » (1P 3,15)

Le déconfinement entamé ne va pas sans inquiétudes. Et à raison. Quel sera l’avenir, etc… Il y a donc une grande nécessité de rendre compte de notre espérance, devant le monde qui l’attend, au moins implicitement. Nous autres disciples de Jésus-Christ, avons mis notre foi en Celui qui a vaincu la mort, et est ressuscité. Qu’est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Rien, absolument rien.

Alors comment en rendre compte ? Deux moyens s’offrent à nous, ne demandant qu’à être exploités, pour témoigner de notre espérance : l’humour, et la louange.

L’humour : il y a plusieurs sortes d’humour. Je ne parle pas de l’humour noir, ou cynique, qui acidifie les situations et surtout l’esprit de celui qui le pratique. Mais l’humour bon esprit. Non seulement il allège l’atmosphère, parfois pesante, et c’est bon à prendre ! Mais aussi, profondément, il témoigne d’une espérance forte. Garder le sens de l’humour, quand il y a des difficultés, peut révéler la confiance que nous avons en l’avenir : Dieu est là, avec nous. Ca va aller. Courage, et confiance !

La louange : les Actes des Apôtres nous donnent à voir l’histoire de la 1ère communauté chrétienne, après la Pentecôte. Ils sont persécutés. Paul et Silas, en prison après avoir été battus de verges, se mettent en prière. Quelle prière ? La supplication ? Pour être libérés ? Non. Ils « chantaient les louanges de Dieu » (Actes 16). Cela conduira d’ailleurs à leur libération miraculeuse. La louange a ouvert la porte à l’action de Dieu (et de la prison).

Bonne semaine dans l’humour et la louange !

père Benoit Leclerc

Bonus :

Dé-confinés !

C’est un mot qui ne faisait pas partie du vocabulaire courant jusqu’à ces jours-ci. On prend cette perspective avec joie ou avec angoisse. C’est vrai qu’il y a des risques. Soyons prudents et responsables.

Dans l’évangile de ce dimanche, nous voici avec Jésus le jeudi saint. Il va mourir et il le sait. Il adresse à ses apôtres cette invitation : « Ne soyez pas bouleversés ». Il leur parle, tranquillement, de son départ vers le Père. On aimerait avoir sa paix face à cette perspective.

France 3 diffusait cette semaine un documentaire dans l’émission Secrets d’Histoire sur sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Très belle émission sur la vie de la « plus grande sainte des temps modernes » (pape Pie X), celle qui sut si bien vivre l’ordinaire de façon extraordinaire. Et en particulier l’épisode où elle comprend qu’elle a attrapé la tuberculose. Il n’y a aucun traitement : elle sait que le risque de mourir est élevé, à plus ou moins longue échéance. Sa réaction première peut surprendre. La joie. « Le plus grand acte ordinaire extraordinaire de Thérèse c’est de sourire dans la maladie » (Henri Quantin, écrivain). Elle comprend qu’elle va enfin voir son bien-aimé, que le Ciel qu’elle a tant désiré va bientôt lui ouvrir ses portes. En fait, elle a si bien pris l’habitude de tout vivre avec Dieu, qu’elle vit avec lui la perspective de mourir. Dieu l’ouvre déjà à la joie du Ciel. Au fond de son âme, la lumière domine.

Bien sûr, en tant que moniale, elle n’a pas la charge d’une famille, ce qui simplifie les choses. Lorsque sa mère (sainte Zélie Martin) apprend, le 24 décembre 1876, qu’elle mourra du cancer, c’est la consternation dans la famille. Elle doit quitter un mari qui l’aime tendrement et cinq enfants dont la dernière n’a que 4 ans. Elle aussi passe ses derniers mois comme elle vécut toute sa vie : tournée vers les autres, à préparer ses grandes filles à s’occuper des plus petites et à leur redire, ainsi qu’à son mari, à quel point elle les aime. 

La parole du Christ « Ne soyez pas bouleversés » s’est ainsi accomplie. Dans le don de la grâce divine qui imprime dans nos âmes l’amour de Dieu et du prochain.

Père Jean-Pierre Durand

« Quand tu es dans l’épreuve, pense à la sortie »

Dans un match de foot, les prolongations c’est plutôt sympa, pour les supporters ça fait durer le suspense (et pour les joueurs aussi je pense). Pour le confinement, les prolongations c’est quand même moins agréable. Alors comment tenir dans le temps ? Au début nous avons été éprouvés par le bousculement de nos rythmes ; maintenant nous sommes éprouvés par la durée. L’endurance, la patience.

Un frère me partageait ces jours-ci cette parole de saint Augustin (je ne sais pas si ce sont les mots exacts, en tout cas c’est l’idée) : « quand tu es dans l’épreuve, pense à la sortie ». Voilà une parole d’espérance. Eh oui, ce tunnel aura une fin ! Nous commençons d’ailleurs à apercevoir quelques formes sur la ligne d’horizon.

Le gouvernement en a esquissé quelques-unes : écoles, commerces, …  même si on voit encore un peu flou. Mais la liturgie, qui rythme la vie de l’Eglise, nous donne aussi une perspective, providentielle. A la fin du mois, ce sera la Pentecôte. Pile le 31, dernier jour du mois de mai, traditionnellement consacré à la Vierge Marie. Voici donc une belle invitation à vivre ce mois comme dans un « Cénacle » (ou « chambre haute »), la pièce où les disciples de Jésus ont attendu, avec Marie, la venue du Saint Esprit promis par Jésus :

« vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. »

(Actes des Apôtres, 1,8)

« C’est pour vous que Dieu a fait cette promesse, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. »  (Actes 2,39)

L’Esprit Saint a transformé les apôtres, au-delà de ce qu’ils espéraient. Mais un temps d’attente a précédé sa venue. Que notre attente prolongée devienne le creuset qui fasse grandir notre désir. Notre désir d’une nouveauté, donnée par Dieu. Car le désir est une condition essentielle à la venue de l’Esprit Saint.

Comment s’y préparer ? quelques idées :

  • Lire les Actes des Apôtres, qui donnent à voir la vie des disciples transformés par l’Esprit Saint
  • Prier le chapelet, comme nous y invite le pape François. Il invite à (re)découvrir la beauté et la force du chapelet en famille (quand c’est possible, autrement sinon).

Père Benoit

Questions métaphysiques et disette spirituelle

Je demandais à une paroissienne ce que nous pouvions faire, comme prêtre, pour accompagner les personnes dans leur questionnement, en ce temps de confinement. Comment les aider à voir ce qui doit changer et à opérer ce changement ?

Elle me répondit que les circonstances le produisent par elles-mêmes. L’épidémie du coronavirus nous renvoie aux questions fondamentales de l’existence et le confinement nous offre un temps de réflexion. On ne peut pas faire mieux pour amener chacun à revisiter sa façon de vivre !

Cependant, une question se pose : avec quelle clé de lecture ?

Celui qui a déjà une éducation religieuse retrouvera les concepts qui lui permettront de répondre aux questions qui sont en fait des questions religieuses sur le sens de la vie et les valeurs qui en découlent.

Celui qui n’a aucune culture religieuse risque de percevoir surtout un grand vide, l’absurdité de la vie humaine dans sa superficialité et son matérialisme : angoissant !

En tant que chrétiens, nous avons un trésor que nous pouvons faire découvrir à ces personnes, mais il faut que nous nourrissions toujours notre foi. Le danger, pour nous, est que, forts de notre foi, étant en paix avec ces questions essentielles sur nous-mêmes, mais déconnectés maintenant de notre milieu nourricier que sont la messe et l’Eglise, le danger est que notre foi s’étiole.

C’est le Christ qui affirme : « Ma chair est vraiment une nourriture ». Nourriture spirituelle, bien sûr et donc nourriture de la foi. De même que l’Eglise est notre mère, spirituelle, évidemment. Mais confinés chez soi, ne pouvant plus aller à la messe, la tentation de la paresse spirituelle pourrait nous faire renoncer à nourrir notre foi.

Le problème est que lorsqu’on ne se nourrit plus, spirituellement, la faim spirituelle ne se fait pas sentir pour nous ramener à Dieu. Simplement Dieu se fait de plus en plus lointain. La foi diminue. On remplace Dieu par toutes sortes de choses, insensiblement.

La solution est dans un acte de volonté pour chercher et trouver Dieu là où l’on peut encore le trouver : la messe à la télévision ou sur Internet, la prière personnelle, la méditation de l’Ecriture sainte, etc. Nos habitudes religieuses ayant été chamboulées, il nous faut recréer le cadre spirituel dans lequel nous pourrons vivre notre foi et la nourrir. Soyons donc très à l’écoute des diverses propositions qui nous sont faites pour que, à la fin du confinement, alors que bien des personnes auront progressé spirituellement, nous n’ayons pas, nous-mêmes, régressé.

Père Jean-Pierre Durand

« La paix soit avec vous ! »

La route semble longue…On avait fait un bon bout de chemin déjà…et voilà que c’est reparti pour un tour ! Encore 1 mois minimum de confinement avons-nous appris il y a quelques jours. Et pour ce 2ème tour, cela colle moins bien avec ce que nous célébrons dans la liturgie. Autant pour le carême, on voyait un lien, autant pour le temps de Pâques et de la résurrection…c’est moins immédiat !

Et si on voyait les choses autrement ? A bien regarder, il nous est finalement donné, au cœur de cette période de confinement à rallonge, d’être renouvelés par la fête de Pâques qui arrive comme une oasis au milieu du désert. L’occasion d’une nouveauté, non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur. Dans le cœur.

Pour cela, la fête de la Divine Miséricorde, le 2ème Dimanche de Pâques (ce 19 avril), tombe à pic. Cette fête a été instituée par Jean-Paul II le 30 avril 2000, jour où il canonisait sainte Faustine. Jésus s’était confié à elle (Il l’appelait sa « secrétaire »), et lui avait transmis sa requête de l’institution de cette fête. Il promit à propos de ce jour : « les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes et Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approchent de la source de ma Miséricorde » (Petit Journal, n°699). Il lui transmit également : « Je donne aux hommes un vase, avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la Miséricorde, ce vase, c’est cette image* avec l’inscription : ‘Jésus, j’ai confiance en Toi !’ » (PJ 37).

Ce jour-là, on lit l’Evangile où Jésus apparaît aux disciples confinés chez eux. Jésus vient à leur rencontre, et leur dit : « La paix soit avec vous ! ». Et soufflant sur eux : « Recevez l’Esprit Saint ». Accueillons ces paroles divines de consolation, qu’elles nous pénètrent et nous renouvellent.

* Voici l’image :

Père Benoit

 

Ps : le groupe whatsapp ‘Carême avec St Joseph’ est lui aussi prolongé ! Nous sommes en train de le re-baptiser, ce sera quelque chose comme ‘Au Cénacle avec Joseph et Marie’. Vous pouvez encore rejoindre le groupe, qui permet de garder contact, confier des intentions de prière, échanger…(pour cela, envoyer un email à la paroisse avec votre n° de tél)