Archives de catégorie : Editoriaux

Dieu se manifeste

Les trois 1ers dimanches de l’année, nous lisons successivement dans l’Evangile à la messe : l’adoration de l’enfant JESUS par les mages à la crèche ; le Baptême de JESUS au Jourdain ; le miracle accompli par JESUS aux noces de Cana (changement de l’eau en vin). Trois événements qui sont trois « épiphanies », c’est-à-dire trois « manifestations » de JESUS, trois manifestations de son identité de Messie, de roi, de Fils de Dieu, trois manifestations de sa gloire.

En JESUS, Dieu se manifeste. Le Fils de Dieu n’est pas venu prendre notre condition humaine pour rester caché jusqu’à la fin de sa vie. C’est vrai, c’est quand même le cas de ses trente 1ères années sur terre. Mais après…les « épiphanies » se succèdent : prédications, guérisons, rencontres marquantes, délivrances de démons, maîtrise des éléments naturels, pêche miraculeuse… Le miracle de Cana « est le commencement des signes que JESUS accomplit ». C’est dire qu’il y en a d’autres ensuite. Saint Jean précisera même à la fin de son Evangile :

« Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. » (Jean 20,30)

Et plus loin :

« Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait. » (Jean 21,25)

JESUS n’est donc pas avare de signes. Il désire tellement que nous croyions en lui, pour que nous ayons la vie en son nom…

Je souhaite à chacun et chacune une année riche de signes de la présence de Dieu.

« Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11,40)

Père Benoit Leclerc

Joyeux Noël !

Cette semaine, sur la paroisse :

  • Un matin, une personne venue à la louange, était bouleversée : “Ce chant, que nous venons de prendre, c’est exactement ce qu’il me fallait ! J’étais complètement découragée, et il m’a remise debout” (le chant intitulé : Courage, debout).
  • En demandant une parole au Seigneur pour un jeune homme en réanimation à l’hôpital on reçoit dans l’évangile la guérison de l’épileptique. Sa mère, toute étonnée devant la parole  de Dieu :  son fils faisait effectivement des crises d’épilepsie.
  • Alors que je réfléchissais sur une activité que l’on allait devoir annuler faute d’avoir pu trouver la personne qui l’aurait prise en charge, le téléphone sonne : je lui propose cette activité, elle l’accepte, l’activité aura lieu.
  • Cette autre personne qui me dit avoir été libérée (au moins temporairement) d’un péché impossible à dominer après s’être confessée.

En souhaitant un joyeux Noël à chacun de vous, je pense à ces manifestations de la présence de Dieu. Il est là ! La fête de la Nativité de l’enfant Jésus nous rappelle la première parole de Jésus dans l’évangile de saint Matthieu ou de saint Marc : le Royaume de Dieu est tout proche. Depuis qu’il s’est incarné, Jésus est toujours celui qui est avec nous. Quelles que soient les ténèbres, même au sein des plus épaisses, il dispense les lumières de sa présence et ravive notre foi.

Personne n’est indigne de lui. “Jésus veut que de pauvres bergers soient instruits secrètement de sa naissance par un ange, afin que les premières adorations qu’il recevrait lui fussent faites par les plus petits d’entre les hommes” (saint curé d’Ars). En venant dans notre monde, à notre recherche, il nous accueille tous en nous demandant de l’accueillir.

En cette fête de Noël, devant la crèche, laissons-nous éclairer par sa présence.

Père Jean-Pierre Durand

L’actualité

Nous sommes en plein milieu de l’Avent, ce temps de préparation à Noël, à la venue parmi nous du Seigneur Jésus, notre Dieu et notre Sauveur. L’actualité fourmille d’événements qui l’illustre.

L’actualité ce sont les maraudes qui apportent aux sans-abris transis de froid la chaleur d’un café et d’une présence bienveillante le dimanche matin. Qui le voit ? Dieu le voit. Ainsi que ceux qui bénéficient de ce contact humain et chaleureux, qu’ils soient d’un côté du thermos ou de l’autre. L’actualité ce sont ces enfants du catéchisme qui se confessent pour préparer leur cœur à accueillir Jésus. Qui le voit ? Dieu le voit. Et la grâce n’en coulera que mieux dans ces âmes disposées. L’actualité ce sont ces collégiens qui font prier l’assemblée par un beau chant de l’Avent, et qui ont passé du temps à le répéter, avec l’organiste. L’actualité ce sont ces mains discrètes qui habillent la vitrine de la paroisse de décorations qui annoncent Noël sans bruit de paroles, mais par la beauté. La beauté parle de Celui qui est la source de toute beauté. L’actualité ce sont encore toutes ces crèches mises en place dans le secret des foyers, et qui nous mettent devant les yeux ce mystère époustouflant de l’abaissement de notre Dieu. « Le propre de l’amour est de s’abaisser », disait sainte Thérèse de Lisieux. Les crèches sont là pour que nous n’oublions pas. L’actualité ce sont toutes ces personnes qui dans le secret de leur chambre ou dans un coin d’une l’église, offrent à Dieu un instant de silence, pour qu’il descende dans la crèche de leur cœur. Que cela plaît à Dieu ! On pourrait prolonger la liste …

L’actualité ce sont tous ces gestes humbles mais si importants par lesquels nous disons à Dieu qu’Il est bienvenu sur notre pauvre terre, par lesquels nous disons : « Viens Seigneur JESUS ! »

P. Benoit Leclerc

Et si on laissait la parole à l’archevêque ?

L’entretien de Mgr Michel Aupetit du 20 novembre 2021 sur Radio Notre-Dame

Marie-Ange de Montesquieu : La nouvelle traduction du missel romain qui entre en vigueur pour le premier dimanche de l’avent prévoit de modifier la formulation du credo « de même nature que le Père » en « consubstantiel au Père », pourquoi ne pas changer aussi « Je crois en l’Eglise une, sainte et catholique » vu le contexte actuel dans l’Eglise ?

Mgr Michel Aupetit : … Si l’Eglise est sainte, c’est à cause du Christ. C’est le Christ qui fait que l’Eglise est sainte… L’Eglise est un ramassis de pécheurs, je l’ai dit plusieurs fois… L’Eglise n’est pas sainte parce que nous sommes saints. Que ce soient les évêques, les prêtres, les fidèles, non non ! L’Eglise est sainte à cause du Christ ! Et c’est pour ça que l’on dit que l’Eglise est sainte. Mais c’est uniquement à partir du Christ qui la sanctifie. C’est le Christ qui nous sauve donc c’est le Christ qui sanctifie l’Eglise. Et même si elle contient des pécheurs, d’ailleurs nous sommes tous pécheurs. Vous savez le Christ sépare lui-même l’ivraie du bon grain, et c’est très difficile de trier le bon grain de l’ivraie. Il ne s’agit pas de faire une barrière entre nous, mais c’est en nous. C’est à dire en moi, il y a des bonnes choses, j’espère, qui viennent de Dieu, et puis il y a aussi des choses moins bien dont je ne suis pas fier… 

Marie-Ange : Mais est-ce que vous n’avez pas l’impression que l’on attend une église de purs ?

Mgr Michel Aupetit : Si, si, ben c’est vrai, nous aussi on voudrait bien être plus conforme à l’évangile et on voit bien qu’on est quand même très loin, même si on se tient correctement, on fait tout ce qu’il faut, etc. mais on voit bien qu’ici ou là on n’est pas accueillant aux pauvres tel qu’on le voudrait, on n’est pas aussi attentif aux personnes… Jour après jour, le matin quand je me lève, je prie l’Esprit Saint simplement pour qu’il m’aide à entrer dans un amour plus grand que le mien parce que sinon je sais bien que ça ne conviendra pas à l’évangile. Et voilà pourquoi on maintient une Eglise sainte, non pas parce qu’elle est une église de purs, de gens parfaits, mais une Eglise sanctifiée par le Christ…

Ecouter l’entretien sur Radio-Notre Dame

Père Jean-Pierre Durand

Des signes d’espérance

Deux temps forts récents ont été des signes d’espérance et méritent d’arrêter notre attention un instant.

Tout d’abord, la réunion annuelle des évêques de France à Lourdes, du 2 au 8 novembre. Lors de cette assemblée, tenue 1 mois après la remise du rapport accablant de la CIASE sur les abus sexuels dans l’Eglise et leur mauvaise gestion, des choses importantes se sont passées. Les évêques ont officiellement « reconnu [leur] responsabilité institutionnelle et décidé d’engager un chemin de reconnaissance et de réparation ouvrant pour les personnes victimes la possibilité d’une médiation et d’une indemnisation »*. Il y a eu un temps mémoriel et pénitentiel fort, et une série de mesures importantes ont été prises. Ce chemin engagé est un signe d’espérance, parce qu’il est celui de la recherche de la vérité, de l’humilité, de l’abaissement, celui d’une plus grande fidélité à Jésus-Christ, qui fait passer par la mort pour parvenir à la vie renouvelée. Un 1er fruit qui le montre déjà est celui du sentiment de libération exprimé par le président de la Conférence des Evêques de France : « Cette décision, permettez-moi de le dire, est pour nous tous une libération ».*

Un autre événement signe d’espérance est l’anniversaire du Rocher. Cette association, dont la mission répond à la crise sociale des quartiers (et dont l’antenne parisienne est sur la paroisse), vient de fêter ses 20 ans. Durant 3 jours, des familles, des jeunes, des vieux, des blancs, des noirs, des riches, des pauvres, des membres de l’association de toute la France, se sont retrouvés pas loin d’ici, à Pantin, pour célébrer 20 ans de construction de ponts et de tissage de liens entre des personnes, des quartiers, des milieux sociaux différents. L’émotion et la joie ont été au rendez-vous et des témoignages bouleversants ont montré que la fraternité, qui ose voir plus loin que la différence était possible. Elle est sans doute aussi ce dont notre cœur a profondément soif.

Nous allons bientôt fêter le Christ Roi de l’univers (21 nov). Nous entendrons dans l’Evangile Jésus nous dire :

Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité.
Quiconque appartient à la vérité
écoute ma voix.

Père Benoit Leclerc

*discours de clôture

 

L’essentiel

“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur de toute ta force et de tout ton esprit et ton prochain comme toi-même” et la pauvre veuve met dans le tronc du temple de Jérusalem, avec deux piécettes plus que tous les autres car elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre.

En ces 31e et 32e dimanches le Seigneur nous ramène à l’essentiel. Il y a une telle multitude d’épisodes bibliques. Que faire ? Il est vrai que l’Esprit Saint interpelle chacun par une parole particulière, là où il en est de sa relation à Dieu et de sa vie. Mais le but à atteindre est celui qui nous est donné à méditer ici. Un amour pour Dieu et le prochain qui nous prend tout entier, jusqu’à tout donner.

Nos journées se remplissent d’une multitude de choses à faire, d’événements, de paroles, de rencontres. Quel amour mettons-nous en tout cela pour Dieu ou le prochain ? En quoi nous donnons-nous ?Si l’on vit sa vie juste emporté par le flot des devoirs à accomplir et de nos désirs, comment ne pas s’éparpiller, être vide, sans consistance ? Les mois et les années passent sans rien construire. Mais si nous relions ces mêmes événements à l’amour de Dieu et du prochain, l’unité de vie grandit. La cohérence de notre vie s’affermit. L’aspiration profonde à Dieu et au bien du prochain donne sens à l’ensemble. On sait alors pour quoi on existe et ce que l’on veut même si cela se réalise par mille choses différentes.

Les saints que nous fêtons ce 1er novembre nous rappellent cela : leur vie s’est trouvée prise par l’Esprit, orientée, dans un élan qui en a produit la cohésion vers le but que Dieu leur avait assigné. Ils se sont laissé prendre et orienter vers ce but, ils ont tout donné.

Père Jean-Pierre Durand

Entendre et se laisser atteindre

Qu’est-ce que la publication du rapport de la CIASE*, le 5 octobre, a suscité en moi ?

Etonnement, choc : devant l’ampleur du mal qui a gangrené et qui gangrène l’Eglise.

Tristesse, douleur, souffrance : Tristesse devant tant de vies brisées, détruites par une œuvre de mort, par des crimes qui blessent pour des décennies les corps et les cœurs.

Douleur de réaliser que pour tant de personnes, le visage de Dieu a été perverti, déformé, qu’ils ont ainsi été empêchés de découvrir la beauté de son Visage, la bonté de son Cœur, la pureté de son Amour.

Souffrance de penser que tant de frères et sœurs en Christ aient pu en arriver là, à laisser le mal entrer en eux si profondément et nuire à ce point aux autres.

Espérance : c’est une chance, une grâce que le mal soit identifié, nommé, dénoncé. D’abord, la libération de la parole est une étape décisive sur le chemin de guérison des victimes. Ensuite, c’est la condition pour sortir de cette situation et parvenir à une situation plus saine et une Eglise plus authentiquement porteuse de l’Evangile.

Il y aura des leçons à tirer de ce rapport, et cela prendra du temps. Pour l’heure, il s’agit d’entendre. Entendre les révélations qu’il contient ; et surtout entendre la parole des victimes, qui doivent rester au centre. Pour une victime en parler est très difficile, et ne pas être écouté est une double peine. Ecouter les victimes, c’est aussi se laisser atteindre « aux entrailles », entrer dans la compassion.

Terminons en laissant la parole à une victime :

« C’est une page qui, dans ma vie, ne pèse plus aussi lourd qu’avant. Parce qu’une fois qu’il y a eu verdict et qu’on est reconnu victime, il y a déjà une espèce de poids qui s’en va »**.

P Benoit Leclerc

*CIASE = commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise

**Extrait du recueil de témoignages adressés à la CIASE (recueil disponible sur ciase.fr)

Aujourd’hui comme hier

Le 170e anniversaire de la première messe à Saint-Joseph des Allemands, ce dimanche 3 octobre, nous plonge dans l’esprit qui a présidé à la fondation de la “mission” dans ce quartier.

C’est le 28 septembre 1851 que fut bénite par une messe solennelle la chapelle provisoire en bois dédiée à Saint Joseph afin que les milliers d’Allemands peuplant le quartier aient un lieu de culte. Le père Chable, jésuite, avait compris leur détresse spirituelle : ne parlant pas français et bon nombre d’entre eux ne pouvant pas l’apprendre, il leur était impossible de suivre l’instruction religieuse et de participer à la messe. Leur séjour à Paris s’accompagnerait donc inéluctablement d’une perte de la foi en Jésus Christ.

Cette population, “jetée au milieu d’un monde dont elle ignorait la langue, et dont, par contre, elle ne comprenait que trop bien les exemples de dissolution, sentit bientôt sa foi s’affaiblir, et on vit des malheureux, qui avaient apporté de leur village l’innocence du coeur et l’amour de la religion, tomber par milliers, après quelque temps de séjour à Paris, dans les plus grands désordres… L ‘oeuvre  fondée, Dieu la bénit abondamment. Le troupeau des fidèles devint de jour en jour plus grand, et des brebis dispersées dans tous les quartiers de la grande ville vinrent en foule chercher un pasteur dans la pauvre chapelle. Le local fut bientôt trop étroit ; en moins d’une année, il fallait songer ou à l’agrandir ou à construire une église ailleurs. On s’arrêta à ce dernier parti. Le R. P. Chable prit à bail, à l’intérieur de la barrière, un terrain assez vaste, avec faculté de l’acquérir… et on se mit à tracer le plan de la nouvelle église“.

Que le père Chable, notre lointain prédécesseur de l’annonce de la Parole de Dieu dans ce quartier, attise notre ferveur à venir en aide aux hommes de ce temps. Car les mêmes maux sont à l’oeuvre aujourd’hui : ignorance religieuse, perte de la foi et grands désordres moraux. Peut être encore plus généralisés qu’à son époque. L’Esprit Saint ne manquant jamais à son Église suscitera les missionnaires de notre temps.

Père Jean-Pierre Durand

Saint Joseph, maître de vie

Nous sommes toujours dans l’année saint Joseph, lancée par le pape François, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021. Saint Joseph est arrivé providentiellement en pleine crise mondiale. En effet, il est un véritable maître de vie. Il est un guide sûr, un exemple qui peut nous inspirer dans notre propre vie dans le contexte actuel.

Saint Joseph a affronté les incertitudes, à petite comme à grande échelle :

  • recensement général décidé par l’empereur romain, le mettant lui et son épouse enceinte sur les routes de Palestine pour se rendre dans sa ville d’origine (Nazareth –> Bethléem : plus de 150 km)
  • naissance de l’enfant en terrain inconnu sans trouver où être accueilli
  • menace sur la vie de l’enfant, exil

Bref, les épreuves n’ont pas manqué. Mais Joseph a traversé tout cela avec la paix intérieure de ceux qui ont mis leur espérance en Dieu.

Le pape François nous donne quelques clés de la vie intérieure de saint Joseph, qui lui ont permis de vivre les événements extérieurs dans la confiance en Dieu. Voici quelques extraits :

« Joseph nous enseigne ainsi qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. Et il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. »

« Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son “fiat”, tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani. »

« Joseph n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé. L’accueil [de la réalité telle qu’elle est] est un moyen par lequel le don de force qui nous vient du Saint Esprit se manifeste dans notre vie. »

Vous pouvez prolonger votre méditation en lisant les 8 panneaux affichés dans l’église avec ces méditations sur saint Joseph, ou en lisant l’intégralité de la Lettre du pape Avec un cœur de père.

Vous pouvez aussi vous joindre au pèlerinage des 4 églises saint Joseph que nous ferons en paroisse le samedi 25 septembre après-midi, pour confier votre travail, famille, l’année qui commence, ou lui demander cette grâce de confiance et de paix.

P Benoit Leclerc

C’est la rentrée

De belles choses nous attendent, au cours de cette année avec le Seigneur. N’est-il pas toujours avec nous pour nous porter à vivre, de façon extraordinaire, absolument tout ce que nous avons à vivre ?

Nous détaillerons, lors de la messe de rentrée du 19 septembre, les nouveautés de cette année sur la paroisse. Mais déjà, réjouissons-nous de reprendre toutes nos activités et en particulier le travail. Il nous fatigue, nous use, nous peinons parfois à le réaliser. Si bien que nous vivons la rentrée avec des sentiments mêlés. Alors regardons plus loin : le bien que notre travail produit à notre famille, à notre entreprise ou à la société. Toutes ces réalités ont besoin de notre travail qui, dans sa spécificité a son utilité propre. Ces réalités ne sont pas données par Dieu, dans son acte créateur, mais nécessitent l’effort de l’homme pour exister. Elles requièrent même un effort d’autant plus important que l’on désire les voir atteindre un niveau supérieur. Cela en vaut assurément la peine. Nous remercions les générations précédentes qui, par leur travail, nous ont légué ce dont nous bénéficions aujourd’hui. De même, notre travail passe les générations et prépare un avenir meilleur pour les générations futures.

Observons Jésus Christ : “Mon Père est à l’oeuvre jusqu’à présent et moi aussi je suis à l’oeuvre” (Jean 5, 17). Pour faire advenir l’Eglise, l’assemblée des croyants, Jésus est à l’oeuvre : il travaille. La peine qu’il y a pris, dans sa Passion, comme acte d’amour pour nous, est ce qui a porté le plus de fruits. N’est-ce pas, de même, l’effort que requiert le travail, si nous le vivons par amour, qui porte le plus de fruits pour la construction de notre famille ou de la société. Puisque c’est l’amour qui unit nos familles aussi bien que la société toute entière.

Père Jean-Pierre Durand