Archives de catégorie : Editoriaux

Entendre et se laisser atteindre

Qu’est-ce que la publication du rapport de la CIASE*, le 5 octobre, a suscité en moi ?

Etonnement, choc : devant l’ampleur du mal qui a gangrené et qui gangrène l’Eglise.

Tristesse, douleur, souffrance : Tristesse devant tant de vies brisées, détruites par une œuvre de mort, par des crimes qui blessent pour des décennies les corps et les cœurs.

Douleur de réaliser que pour tant de personnes, le visage de Dieu a été perverti, déformé, qu’ils ont ainsi été empêchés de découvrir la beauté de son Visage, la bonté de son Cœur, la pureté de son Amour.

Souffrance de penser que tant de frères et sœurs en Christ aient pu en arriver là, à laisser le mal entrer en eux si profondément et nuire à ce point aux autres.

Espérance : c’est une chance, une grâce que le mal soit identifié, nommé, dénoncé. D’abord, la libération de la parole est une étape décisive sur le chemin de guérison des victimes. Ensuite, c’est la condition pour sortir de cette situation et parvenir à une situation plus saine et une Eglise plus authentiquement porteuse de l’Evangile.

Il y aura des leçons à tirer de ce rapport, et cela prendra du temps. Pour l’heure, il s’agit d’entendre. Entendre les révélations qu’il contient ; et surtout entendre la parole des victimes, qui doivent rester au centre. Pour une victime en parler est très difficile, et ne pas être écouté est une double peine. Ecouter les victimes, c’est aussi se laisser atteindre « aux entrailles », entrer dans la compassion.

Terminons en laissant la parole à une victime :

« C’est une page qui, dans ma vie, ne pèse plus aussi lourd qu’avant. Parce qu’une fois qu’il y a eu verdict et qu’on est reconnu victime, il y a déjà une espèce de poids qui s’en va »**.

P Benoit Leclerc

*CIASE = commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise

**Extrait du recueil de témoignages adressés à la CIASE (recueil disponible sur ciase.fr)

Aujourd’hui comme hier

Le 170e anniversaire de la première messe à Saint-Joseph des Allemands, ce dimanche 3 octobre, nous plonge dans l’esprit qui a présidé à la fondation de la “mission” dans ce quartier.

C’est le 28 septembre 1851 que fut bénite par une messe solennelle la chapelle provisoire en bois dédiée à Saint Joseph afin que les milliers d’Allemands peuplant le quartier aient un lieu de culte. Le père Chable, jésuite, avait compris leur détresse spirituelle : ne parlant pas français et bon nombre d’entre eux ne pouvant pas l’apprendre, il leur était impossible de suivre l’instruction religieuse et de participer à la messe. Leur séjour à Paris s’accompagnerait donc inéluctablement d’une perte de la foi en Jésus Christ.

Cette population, “jetée au milieu d’un monde dont elle ignorait la langue, et dont, par contre, elle ne comprenait que trop bien les exemples de dissolution, sentit bientôt sa foi s’affaiblir, et on vit des malheureux, qui avaient apporté de leur village l’innocence du coeur et l’amour de la religion, tomber par milliers, après quelque temps de séjour à Paris, dans les plus grands désordres… L ‘oeuvre  fondée, Dieu la bénit abondamment. Le troupeau des fidèles devint de jour en jour plus grand, et des brebis dispersées dans tous les quartiers de la grande ville vinrent en foule chercher un pasteur dans la pauvre chapelle. Le local fut bientôt trop étroit ; en moins d’une année, il fallait songer ou à l’agrandir ou à construire une église ailleurs. On s’arrêta à ce dernier parti. Le R. P. Chable prit à bail, à l’intérieur de la barrière, un terrain assez vaste, avec faculté de l’acquérir… et on se mit à tracer le plan de la nouvelle église“.

Que le père Chable, notre lointain prédécesseur de l’annonce de la Parole de Dieu dans ce quartier, attise notre ferveur à venir en aide aux hommes de ce temps. Car les mêmes maux sont à l’oeuvre aujourd’hui : ignorance religieuse, perte de la foi et grands désordres moraux. Peut être encore plus généralisés qu’à son époque. L’Esprit Saint ne manquant jamais à son Église suscitera les missionnaires de notre temps.

Père Jean-Pierre Durand

Saint Joseph, maître de vie

Nous sommes toujours dans l’année saint Joseph, lancée par le pape François, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021. Saint Joseph est arrivé providentiellement en pleine crise mondiale. En effet, il est un véritable maître de vie. Il est un guide sûr, un exemple qui peut nous inspirer dans notre propre vie dans le contexte actuel.

Saint Joseph a affronté les incertitudes, à petite comme à grande échelle :

  • recensement général décidé par l’empereur romain, le mettant lui et son épouse enceinte sur les routes de Palestine pour se rendre dans sa ville d’origine (Nazareth –> Bethléem : plus de 150 km)
  • naissance de l’enfant en terrain inconnu sans trouver où être accueilli
  • menace sur la vie de l’enfant, exil

Bref, les épreuves n’ont pas manqué. Mais Joseph a traversé tout cela avec la paix intérieure de ceux qui ont mis leur espérance en Dieu.

Le pape François nous donne quelques clés de la vie intérieure de saint Joseph, qui lui ont permis de vivre les événements extérieurs dans la confiance en Dieu. Voici quelques extraits :

« Joseph nous enseigne ainsi qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. Et il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. »

« Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son “fiat”, tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani. »

« Joseph n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé. L’accueil [de la réalité telle qu’elle est] est un moyen par lequel le don de force qui nous vient du Saint Esprit se manifeste dans notre vie. »

Vous pouvez prolonger votre méditation en lisant les 8 panneaux affichés dans l’église avec ces méditations sur saint Joseph, ou en lisant l’intégralité de la Lettre du pape Avec un cœur de père.

Vous pouvez aussi vous joindre au pèlerinage des 4 églises saint Joseph que nous ferons en paroisse le samedi 25 septembre après-midi, pour confier votre travail, famille, l’année qui commence, ou lui demander cette grâce de confiance et de paix.

P Benoit Leclerc

C’est la rentrée

De belles choses nous attendent, au cours de cette année avec le Seigneur. N’est-il pas toujours avec nous pour nous porter à vivre, de façon extraordinaire, absolument tout ce que nous avons à vivre ?

Nous détaillerons, lors de la messe de rentrée du 19 septembre, les nouveautés de cette année sur la paroisse. Mais déjà, réjouissons-nous de reprendre toutes nos activités et en particulier le travail. Il nous fatigue, nous use, nous peinons parfois à le réaliser. Si bien que nous vivons la rentrée avec des sentiments mêlés. Alors regardons plus loin : le bien que notre travail produit à notre famille, à notre entreprise ou à la société. Toutes ces réalités ont besoin de notre travail qui, dans sa spécificité a son utilité propre. Ces réalités ne sont pas données par Dieu, dans son acte créateur, mais nécessitent l’effort de l’homme pour exister. Elles requièrent même un effort d’autant plus important que l’on désire les voir atteindre un niveau supérieur. Cela en vaut assurément la peine. Nous remercions les générations précédentes qui, par leur travail, nous ont légué ce dont nous bénéficions aujourd’hui. De même, notre travail passe les générations et prépare un avenir meilleur pour les générations futures.

Observons Jésus Christ : “Mon Père est à l’oeuvre jusqu’à présent et moi aussi je suis à l’oeuvre” (Jean 5, 17). Pour faire advenir l’Eglise, l’assemblée des croyants, Jésus est à l’oeuvre : il travaille. La peine qu’il y a pris, dans sa Passion, comme acte d’amour pour nous, est ce qui a porté le plus de fruits. N’est-ce pas, de même, l’effort que requiert le travail, si nous le vivons par amour, qui porte le plus de fruits pour la construction de notre famille ou de la société. Puisque c’est l’amour qui unit nos familles aussi bien que la société toute entière.

Père Jean-Pierre Durand

Être à la messe en “présentiel”

Franchissant le seuil de l’église Saint-Joseph Artisan, comme de toute église, et y pénétrant, l’espace sacré parle de Dieu. Sa hauteur, ses lignes verticales, sa largeur et sa longueur, comme une image du Dieu infini. Et pourtant ce silence, ce recueillement, cette lumière qui donne vie aux vitraux et éclairent la pénombre. Dieu est là, tout proche. Des odeurs diffuses de la cire des bancs en même temps que d’un lointain encens rappèlent qu’une communauté oeuvre et se rassemble ici. Je suis chez moi. Un écran, quel qu’il soit, ne pourra jamais le rendre. Bien sûr, l’oeil électronique de la caméra donne une vue sur ce qui se passe là-bas. Mais si je n’y suis pas, je reste désespérément ici, chez moi, isolé de l’action et de la communauté qui s’est réunie. Ma présence à un événement réduit au champ de la caméra. Comment le bruissement d’une assemblée de 200 personnes me serait-elle rendue par les micros du choeur ?  La communion réalisée par la Parole et le Corps du Christ m’a-t-elle inclus ici, dans ma salle à manger ? Oui, vraiment, il faut que je fasse l’effort de retourner à la messe en “présentiel”.  Si l’épreuve de la pandémie du Covid-19 a fait trouver aux pasteurs de nouveaux moyens pour rester en lien avec leurs fidèles durant les confinements, ce n’était qu’un pis aller. Désormais le Seigneur attend  l’effort de nous déplacer pour être un membre du Corps du Christ réuni à ses autres membres non pas virtuellement, mais de façon bien réelle. La relation à Jésus passe par les autres. Finalement, il y a besoin de très peu de moyens techniques pour rencontrer Dieu.

Bon été et bonnes vacances à chacun.

Père Jean-Pierre Durand

Dieu a imposé une limite au mal

Dans la nature, de nombreux signes nous sont donnés sur les réalités spirituelles. Par exemple, dans l’Evangile Jésus compare le Royaume de Dieu à une graine très petite, mais contenant en puissance un grand arbre, capable d’abriter sous ses branches les oiseaux du ciel. Ou encore à un semeur qui jette sa semence, et celle-ci germe, et grandit, qu’il dorme ou qu’il se lève (Evangile de dimanche 13 juin – Mc 6,26-34). Comme Saint Paul le précise : « Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui faisait croître. Ainsi celui qui plante n’est rien, celui qui arrose n’est rien : Dieu seul compte, lui qui fait croître. » (1Co 3,6-7)

Ce dimanche (20 juin), nous entendons Dieu rappeler à Job que c’est Lui qui a imposé sa limite à la mer, et lui a dit : « ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots » (Jb 38,11). Quelle est la réalité spirituelle liée à la mer et à ses flots orgueilleux ? Dans la Bible, la mer et les flots signifient la mort, et le mal qui frappe l’homme dans son pèlerinage ici-bas. Ainsi, si la mer a bien une limite, puisqu’il y a des terres émergées, la mort et le mal ont bien aussi une limite. Quelle est-elle ? Saint Jean-Paul II, qui a connu les horreurs de la 2nde Guerre Mondiale, mais aussi à la même époque l’expérience de la Divine Miséricorde rapportée par sainte Faustine, en est arrivé à dire : « La limite imposée au mal, dont l’homme est l’auteur et la victime, est en définitive la Divine Miséricorde » (Mémoire et identité). Cette Miséricorde Divine nous est manifestée et communiquée par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. C’est lui qui peut dire à la mer : « Silence, tais-toi ! » (Mc 4,39), et elle se tait.

A chaque messe, c’est à cette source divine que nous puisons, pour devenir à notre tour des relais de la Miséricorde Divine et des remparts contre le mal dans notre vie quotidienne.

Père Benoit Leclerc

À quoi sert le début de la messe ?

Chant d’entrée et salutation : deux éléments de la messe mal placés. Se trouvant au tout début de la messe, 20% seulement des fidèles en bénéficient. Pourtant, ils ont un rôle de première importance.

Le chant d’entrée. « Le but de ce chant est de favoriser l’union des fidèles rassemblés, d’introduire leur esprit dans le mystère du temps liturgique ou de la fête » (PGMR*, 47). Avec la partie musicale jouée avant la messe, il permet aussi de créer un sas entre l’activité qui occupait auparavant et la célébration du mystère de Dieu. Sans ce premier temps, en arrivant l’esprit ailleurs au milieu de la liturgie de la Parole et la prière de l’Eglise, il va falloir un certain temps pour « entrer » dans la messe. D’autre part, on ne jouit pas de l’union des fidèles créée par le fait de chanter ensemble et s’intégrer dans cette communauté qui prie sera plus difficile. Et enfin l’introduction au temps liturgique ou à la fête qui éclaire le sens des lectures ne sera rendue qu’à l’homélie.

La salutation à l’autel et au peuple rassemblé. Alors que les fidèles chantent encore le chant d’entrée, le prêtre vénère l’autel, parfois avec l’encens. Il plonge ainsi l’assemblée dans le monde symbolique de la liturgie qui l’ouvre à l’invisible. L’autel, qui représente le Christ, le rocher, devant qui on s’inclinera tout au long de la célébration. L’encens qui représente sa consécration, le sacré,  mais aussi notre adoration et nos prières qui montent vers Dieu. « Ensuite, en saluant la communauté rassemblée, il lui signifie la présence du Seigneur. Cette salutation et la réponse du peuple manifestent le mystère de l´Église rassemblée » (PGMR*, 50) au nom de la Trinité. 

Et si, en cette fête du Saint Sacrement, je faisais l’effort de venir à l’heure à la messe ?

Père Jean-Pierre Durand

* PGMR : Présentation Générale du Missel Romain

Veni Creator Spiritus

Il nous semble apercevoir à l’horizon les premiers signes de la fin de la pandémie, comme jadis Noé et les siens ont aperçu depuis l’arche les premières terres émergées, à la fin du déluge. Car comme dit le pape François, cette pandémie est « notre moment de Noé » (Un temps pour changer). Autrement dit, une occasion à saisir pour notre monde de repartir sur de nouvelles bases.

A la fin du déluge, les passagers de l’arche ont aperçu une colombe, qui dans la Bible évoque aussi le Saint Esprit, l’Esprit de Dieu qui dès le commencement « planait sur les eaux ». L’Esprit Saint, qui est Dieu lui-même, est Créateur et re-créateur. Ce n’est pas un hasard s’il plane sur les eaux à la fin du déluge. Le monde nouveau ne se fera pas sans lui.

Et justement, voici dimanche la fête de la Pentecôte, où nous célébrons la descente du Saint-Esprit sur les disciples de Jésus. C’est lui qui enflamme leur cœur et les pousse à transmettre le feu de l’Amour de Dieu au monde. Voilà comment commence le monde nouveau : dans les cœurs.

Ce jour-là se réalise la prophétie de Joël (3,1), qui disait :

« Je répandrai mon esprit sur tout être de chair,

vos fils et vos filles prophétiseront,

vos anciens seront instruits par des songes,

et vos jeunes gens par des visions »

Le pape François commente : de la rencontre entre les jeunes et les vieux peut jaillir l’étincelle prophétique nécessaire au changement.

Laissons-nous entraîner par l’Esprit Saint qui décloisonne les générations. Le monde en a besoin !

P. Benoit LECLERC

Le feu de l’Esprit

Avec l’approche de la fête de la Pentecôte, nous méditons dans l’évangile de saint Jean sur les mystères concernant l’achèvement de notre salut : sainteté, vérité, unité, charité. Autant de facettes d’une réalité nouvelle au coeur de l’homme : son union à Dieu. Celle-ci se réalise par la venue de l’Esprit Saint et si elle est décrite par saint Luc comme une véritable théophanie, le jour de la Pentecôte, elle se réalise ordinairement de façon si intime et profonde qu’elle en est presque imperceptible. Et pourtant notre vie en est changée. Un moteur, une énergie nouvelle, nous entraîne vers ces quatre directions dont nous parle saint Jean. La sainteté comme une consécration, notre mise à part du monde ; la vérité car Jésus se forme petit à petit en nous ; l’unité dans le Christ qui récapitule tous les hommes en lui-même ; la charité comme vie divine qui sourd en notre âme. En comprenant ce que l’Esprit réalise en nous, il nous revient de coopérer à son oeuvre plutôt que de l’entraver. Alors il grandit en nous et se réalise la parole du Christ : “À celui qui a, on lui donnera, et il aura davantage” (Mt 13, 12). C’est pourquoi Jésus nous laisse un commandement : “Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés” (Jn 13, 34). Un seul commandement. Aimer de cet amour de don de soi, de ce feu qui le brûlait qui est charité, amour divin, l’être divin lui-même en qui nous devons être transformé. Personne n’aime les commandements, mais celui-ci est vital car il engage non seulement la réussite de notre vie ici-bas mais aussi de notre vie future. La charité est la réalité ultime, la seule qui ne passera pas, dit Saint Paul (1Co 13, 8).

Père Jean-Pierre Durand

Aimer et faire confiance à Dieu

Il paraît que la vitamine D est excellente pour le système immunitaire, donc pour la santé physique. Et pour la santé spirituelle ? Quelle vitamine, quel moyen peut la fortifier ?

En voici un : méditer sur la mort. Mais méditer sur la mort, n’est-ce pas un peu…morbide ? C’est sûr, si on ne pense qu’à ça, cela peut plutôt avoir des effets négatifs. Cela dit, regarder la réalité de notre condition mortelle en face, présente plusieurs avantages. En voici deux.

Tout d’abord, cela nous révèle la valeur du temps. La Bible le dit : « Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse » (Ps 89,12). On peut le comprendre ainsi : réaliser que le temps dont nous disposons est limité, nous fait entrer dans la vraie sagesse de la vie. Cela nous fait prendre conscience de la valeur de chaque jour, de chaque instant qui nous est donné. Et cela nous pousse à l’utiliser au mieux. A nous donner pour ce qui compte, ce qui durera. En un mot : cela nous pousse à aimer.

Ensuite, méditer sur notre condition mortelle, cela nous ouvre à accueillir la Bonne Nouvelle de la Résurrection. Nous sommes justement dans le temps pascal, ces 50 jours entre Pâques et la Pentecôte, où le Christ ressuscité s’est manifesté à ses disciples, il y a 2000 ans. Jésus de Nazareth, fils de la Vierge Marie et fils adoptif de Joseph le charpentier, est ressuscité d’entre les morts. Et du Ciel où il se tient à présent, il éclaire nos vies en nous montrant notre destinée. N’a-t-il pas prié ainsi : « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soit avec moi » (Jean 17,24). Cela nous invite à croire les paroles de Jésus et avoir confiance en Dieu.

Père Benoit Leclerc