Archives de catégorie : Editoriaux

Où est-il, ton Dieu ?

Jésus annonce par avance ce que produira sa résurrection : une présence intérieure, une inhabitation de la Trinité en nos âmes. La résurrection fera entrer le Christ dans un autre registre de présence. Il était venu dans le monde nous parler de l’extérieur, il sera désormais à l’intérieur de notre cœur. Jusque-là on pouvait l’entendre, le voir, le toucher. Ce sont nos sens physiques qui le percevaient. Désormais, il nous inspirera. Saint Paul qui s’exclame : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ! » De cette façon, le croyant entre dans une nouvelle relation par rapport à Dieu : les portes du Ciel lui sont ouvertes, là, au fond de son âme. « Le Royaume des Cieux est tout proche » : c’est bien cela la bonne nouvelle !

Mais cela a plusieurs conséquences : Jésus nous dit que cela ne se produira que pour celui qui l’aime, c’est à dire qui garde ses commandements, ou sa parole. Comment pourrait-il venir en nous si nous ne voulons pas vivre selon sa Parole, lui qui est le Verbe de Dieu, la Parole de Dieu ? La Parole de Dieu a besoin, pour venir nous habiter en personne, de notre amour de la Parole de Dieu. Pas seulement que nous aimions l’entendre ou la lire, mais aussi que nous aimions la mettre en pratique. Et c’est pourquoi le Christ ressuscité se révèle tout particulièrement chez les saints. Chacun est un autre Christ. Une nouvelle réalisation de la Parole éternelle du Père. Et nous-mêmes, nous le devenons en nous laissant inspirer par la Parole éternelle du Père.

« Apprends à te tourner avant tout vers l’intérieur et tu verras venir à toi le Royaume de Dieu… Le Christ viendra à toi et te fera sentir sa consolation, si tu lui as préparé au-dedans de toi une demeure digne de lui… A l’homme intérieur, Dieu réserve de fréquentes visites, son entretien et sa consolation, une grande paix et une familiarité qui confond » (L’imitation de Jésus Christ).

Père Jean-Pierre

Un nouvel évêque

Depuis le 2 décembre dernier, le Diocèse de Paris est administré par Georges Pontier, que le pape François avait nommé administrateur apostolique du Diocèse, suite à la démission de Michel Aupetit. C’est pourquoi depuis, à chaque Eucharistie, nous priions pour « notre administrateur apostolique Georges » et non plus « notre évêque Michel ». L’administrateur apostolique avait pour mission de gouverner le Diocèse en attendant la nomination d’un nouvel évêque (un évêque par interim en quelque sorte). C’est maintenant chose faite, le pape François a nommé ce 26 avril Laurent Ulrich nouvel évêque du Diocèse de Paris. Il sera installé officiellement lors d’une messe le 23 mai prochain à 18h30 à Saint Sulpice. D’ici-là, nous prierons à chaque messe pour « notre administrateur apostolique Georges et notre évêque nommé Laurent », puis à partir du 23 mai simplement pour « notre évêque Laurent ».

Les passages de l’Evangile des 2 prochains dimanches nous aident à situer la mission de l’évêque dans l’Eglise. Le 1er mai, nous voyons Jésus se manifester à des apôtres (dont les évêques sont les successeurs) au bord du lac. Les apôtres sont d’abord des témoins de Jésus ressuscité. Et ils le sont ensemble. Un évêque est toujours uni à tous les autres évêques, et au successeur de Pierre, le pape. Le 8 mai, nous entendons Jésus nous dire que ses brebis écoutent « Sa voix ». L’évêque n’est pas là pour que nous écoutions sa voix à lui, mais celle de Jésus vivant, qui est le véritable berger de son Eglise. Et avec l’évêque, c’est tout le peuple qui est à l’écoute.

Enfin, nous n’oublions pas l’exemple lumineux que Jésus nous a laissé en héritage, et dont nous avons fait mémoire le jeudi saint : le lavement des pieds. Toute autorité dans l’Eglise est un service, et un service animé par l’amour de Jésus-Christ. C’est pourquoi la seule question que Jésus ressuscité pose à l’apôtre Pierre au bord du lac, avant de lui confier sa mission, est : « Pierre, m’aimes-tu ? »

P. Benoit Leclerc

Christ est ressuscité !

Si l’on pouvait entrer dans le Cœur du Christ ressuscité, on comprendrait son désir infini de nous communiquer la joie et l’espérance que contient sa victoire. Lui qui est homme, il a traversé la mort et il est entré dans la Vie éternelle ! Sa victoire, bien que cachée, est accessible par la foi. Elle dévoile le sens, le but ultime de notre vie. Mais nous restons là, comme enclos dans nos problématiques terrestres, à chercher des solutions et à nous désoler des maux à subir. Levons les yeux. Regardons le Christ. Vivons dans la lumière de la foi en la résurrection. Vivons en ressuscités.

Bien sûr, les épreuves nous atteignent. La Croix, qui atteint l’univers entier est aussi notre partage. Mais le Christ a ouvert le passage de la mort à la vie. Et nous savons désormais qu’en suivant son chemin, nous aurons part nous aussi à sa résurrection. Dans la lumière de cette espérance, nous sommes les grands vainqueurs de ce monde. Non pas en ayant trouvé le moyen d’échapper aux épreuves de cette vie qui se succèdent les unes aux autres. La guerre en Ukraine qui a suivi l’épidémie de coronavirus, la démission de l’archevêque et le rapport de la CIASE s’ajoutent aux épreuves personnelles de chacun d’entre nous. Mais dans la foi et l’amour, l’espérance en Dieu et l’offrande de soi pour les autres, en recherchant en toute chose à faire la volonté du Seigneur, nous vivrons toute épreuve unis à la Passion du Christ et nous le savons alors d’une certitude qui nous est donnée : nous aurons part aussi à sa résurrection. Alors, en regardant ce que fut sa vie, saint Paul peut s’exclamer : « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ». Non pas que rien ne lui soit arrivé, au contraire. Mais en tout cela, il a pu recevoir la Vie. Tel est le mystère pascal que nous venons de célébrer. Puisse-t-il être le mystère de la Pâque de chacun de nous.

Père Jean-Pierre Durand

Frère Alpert et les jeunes

Dimanche 3 avril nous célébrons la messe en l’honneur de frère Alpert, comme chaque année autour de la date de son entrée au Ciel, le 6 avril 1898. Ce religieux, frère des écoles chrétiennes (religieux fondés par Saint Jean-Baptiste de la Salle), a vécu en odeur de sainteté (un procès de béatification est en cours). On peut le vénérer, le prier (pour les jeunes du quartier !), auprès de sa tombe qui est dans l’église Saint Joseph Artisan (à droite dans l’église). Car c’est ici qu’il a passé la majeure partie de ses années de vie religieuse et de dévouement envers les jeunes.

La célébration de sa mémoire nous donne l’occasion de porter notre attention sur les jeunes de la paroisse aujourd’hui. Rendons grâce à Dieu pour tous les jeunes qui sont parmi nous ! La présence des jeunes est une grande grâce pour tout le monde. Ils nous entraînent à désirer un cœur toujours rajeuni. Dans son exhortation apostolique Christus vivit (« Le Christ vit ») de 2019, adressée aux jeunes et sur les jeunes, le pape François écrivait : « Jésus, l’éternel jeune, veut nous faire don d’un cœur toujours jeune. (…) la vraie jeunesse, c’est avoir un cœur capable d’aimer. En revanche, ce qui vieillit l’âme, c’est tout ce qui nous sépare des autres. »

Les jeunes – qui de leur côté doivent savoir écouter les anciens – peuvent nous aider à vivre Pâques. Ils peuvent nous entraîner à désirer cette jeunesse du cœur, cet élan, cet enthousiasme. Le pape écrit également : « Avant d’être un âge, être jeune est un état d’esprit. Il en résulte qu’une institution si ancienne que l’Eglise peut se renouveler et se rajeunir aux diverses étapes de sa très longue histoire. En réalité, dans les moments les plus tragiques, elle sent l’appel à retourner à l’essentiel du premier amour. »

Retourner à notre 1er amour pour Jésus-Christ : quel beau programme ! Approchons-nous du Christ ressuscité avec désir et confiance : « Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. » (pape François)

P. Benoit Leclerc

Saint Joseph

« Il y a le temple physique, mais il y a encore la présence mystique de celui ou de celle auquel il est dédié. Les pierres de la terre et les pierres vivantes des hommes interpellent le ciel, chacune à leur manière, mais d’un même élan, et le ciel intercède pour les unes comme pour les autres. Les titres de nos églises ne répondent pas à une préoccupation nominative. Dieu aime tellement les temples à lui consacrés que son Esprit place chacun d’eux sous le patronage d’un saint ou d’une sainte. Or, ces ‘voisins de dessus’ sont d’une terrible jalousie : ils agissent avec efficacité insoupçonnée auprès de ceux qui ont été placés sous leur protection… Dieu choisit ses temples, ses demeures minérales sur la terre où se donne à percevoir quelque chose de sa beauté, de sa gloire, de sa compassion pour ses créatures, toutes ses créatures. Témoins, garants, avocats : n’est-ce pas suffisant pour prouver la singulière efficacité des saints patrons ? » (Mgr Jean-Louis Bruguès, 2e conférence de carême 2022 à N-D de Paris).

C’est avec action de grâce que nous nous tournons vers le Seigneur en ces jours de fête pour notre paroisse. Savoir reconnaître les dons du Ciel c’est déjà en prendre conscience pour pouvoir ensuite les expérimenter. A travers les nombreux visages de ceux qui ont été exaucés par saint Joseph, nous comprenons à quel point il prend soin de nous. Nous pouvons aussi supposer son assistance discrète et cachée au quotidien, sans qu’on la lui demande, comme en ce 12 avril 1918 lorsqu’un obus tomba au milieu de la cour, devant l’église, sans exploser !

Une paroisse, une église, un saint patron sont des sources de vie au sein de nos déserts urbains spirituels. Cela vaut bien deux jours de fête.

Père Jean-Pierre Durand

Courage, va te confesser !

Le sacrement de Pénitence, ou de Réconciliation, encore appelé « confession », est l’un des 7 sacrements de l’Eglise. Cela signifie que c’est le Christ Lui-même qui agit dans la confession, en pardonnant les péchés. La confession est le sacrement par excellence où l’on peut expérimenter la miséricorde infinie de Dieu.

Lors d’une audience générale, place Saint-Pierre, le pape François a donné une catéchèse toute consacrée au sacrement de la pénitence et de la réconciliation. Laissons-lui la parole.

« Cela fait combien de temps que tu n’y es pas allé ? Courage, va te confesser ! Ne perd pas une journée de plus, vas-y, et le prêtre sera le bon. »

« Dans la célébration de ce sacrement, le prêtre ne représente pas seulement Dieu mais toute la communauté, qui se reconnaît dans la fragilité de chacun de ses membres et qui l’accompagne sur son chemin de conversion et de maturation humaine et chrétienne. »

On peut dire : « je ne me confesse qu’à Dieu ». Oui, tu peux dire à Dieu « pardonne-moi » et lui dire tes péchés, mais nos péchés sont aussi contre nos frères, contre l’Église. C’est pour cela qu’il est nécessaire de demander pardon à l’Église, à nos frères, dans la personne du prêtre.

« Mais, Père, j’ai honte… ». La honte aussi est bonne, c’est sain d’avoir un peu honte, parce qu’avoir honte est salutaire. La honte nous fait du bien, parce qu’elle nous rend plus humbles et le prêtre reçoit cette confession avec amour et tendresse et il pardonne au nom de Dieu.

La confession à quelqu’un qui a reçu ce ministère fait du bien. D’un point de vue humain aussi, pour se soulager, il est bon de parler avec son frère et de dire au prêtre ces choses qui pèsent tellement sur mon cœur. Et on sent qu’on s’épanche auprès de Dieu, auprès de l’Église, auprès de notre frère. N’ayez pas peur de la confession !

C’est Jésus qui est là, et Jésus est meilleur que les prêtres, Jésus te reçoit avec beaucoup d’amour. Sois courageux et va te confesser !

Le sacrement de la confession, c’est l’étreinte de l’infinie miséricorde du Père : chaque fois que nous nous confessons, Dieu nous serre dans ses bras, Dieu fait la fête !

Père Benoit Leclerc

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »

La parole que le Christ nous adresse ce dimanche n’est pas un simple conseil pour avoir une vie meilleure ou être béni par Dieu. Jésus nous enjoint d’être miséricordieux comme un commandement. Sinon, nous n’aurons pas de récompense de sa part. Ce doit être la marque des chrétiens car c’est ainsi que nous serons appelés les « fils du Très-Haut ». Ce doit donc être  la marque d’une communauté chrétienne. Au-delà de l’efficacité des services paroissiaux, de la ferveur des célébrations ou du dynamisme des prêtres et des bénévoles, la marque du Royaume est la miséricorde, à l’image du Père miséricordieux.

Placer au centre de la communauté le petit, le pauvre, la personne malade ou handicapée n’est pas qu’un devoir de solidarité, c’est un renversement des valeurs où le fait de servir est plus grand que d’être servi, la marque de l’évangile. Lorsque le Christ a suffisamment changé nos cœurs pour que nous le fassions naturellement, sa parole se vérifie : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra pour mes disciples ». C’est autre chose qu’une simple fraternité ou que de l’amitié. Alors le dernier est premier et le premier est le serviteur de tous.

A une telle communauté, l’Esprit Saint est donné, car Dieu est miséricorde. L’esprit mauvais est chassé avec ses tentations de posséder, de vaine gloire ou de pouvoir. Il suffit de mettre à la première place les petits et la paroisse redevient une famille, nos activités un service plutôt qu’une chasse gardée, ou une compétition vers les places honorifiques avec son cortège de jalousie, d’aigreur et de frustration.

Jésus ose nous proposer d’être « comme le Père », miséricordieux. Si cela ne se réalise pleinement qu’au Ciel, il y a dès ici-bas un avant-goût à le réaliser dans tout ce que nous faisons et entreprenons dans la paroisse.

Père Jean-Pierre Durand

Bientôt 50 jours

« l’amour rend service »

(1ère lettre aux Corinthiens, chap. 13, v. 4)

Depuis le 20 décembre dernier nous avons commencé « Hiver Solidaire » sur la paroisse. Derrière le nom de cette « opération », ce sont des visages, des histoires personnelles, des rencontres… et puis tant et tant de services rendus…

Les accueillies : Thérèse, puis Anne-Marie, puis Hélène, et depuis peu Blessing.

Les accueillants : la liste serait longue s’il fallait tous les nommer.

J’ai dit les accueillis et les accueillants…mais je ne suis plus sûr maintenant…c’est peut-être l’inverse. Quand je me rends dans la salle 12 où l’ « opération » a lieu, je dois demander aux accueillies où se range tel ustensile, puisque finalement ce sont elles qui savent, elles qui finalement m’accueillent.

Jour après jour, des dizaines de paroissiens se relaient pour apporter un repas, passer la nuit, apporter le petit-déjeuner, faire des lessives, un bricolage, passer tel coup de téléphone, rencontrer des « candidates », … Silencieusement, fidèlement, la Parole de Dieu poursuit sa course : « l’amour rend service ».

Quand pendant quelques jours Thérèse était seule accueillie (ou l’inverse), on pouvait se faire la réflexion : tant de personnes mobilisées pour une seule personne ! Je retournerais volontiers la proposition :

  • grâce à une seule personne, tant de générosité et de charité suscitées !
  • grâce à une seule personne (puis 2, ou 3), tant de personnes se sont rencontrées, dans un climat de simplicité et de joie.

Comme il est vrai qu’en mettant celui qui est dans le besoin au centre, la fraîcheur de l’Evangile se répand, se diffuse. La simplicité et la joie en sont des signes.

« Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé »

« L’amour ne passera jamais »

(1ère lettre aux Corinthiens, chap. 13, v. 10.8)

Elections : le document de réflexion de l’épiscopat

« L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.« 

Saint Paul aux Romains 5, 5

En amont de la période électorale, les évêques proposent une réflexion éthique, nourrie par la foi, sur les enjeux essentiels de notre société. Ils désirent éclairer le discernement, sans confessionnaliser le débat, sans consigne de vote, car « il n’y a pas de vote catholique, il y a des catholiques qui votent ». Les joies et les peines de notre monde sont aussi celles des chrétiens. Ceux-ci peuvent les appréhender avec l’espérance qu’au cœur de tout homme, par la grâce de Dieu, se trouvent les ressources nécessaires pour affronter les problèmes du présent en hommes de bien, dans la paix.

A nous, chrétiens, de susciter ces énergies sur les sept thèmes retenus par l’épiscopat :

  • le choix de vivre ensemble en paix, qui n’est pas une évidence, face à la déconstruction de la société
  • le choix de la vie comme nous l’a enseigné l’épidémie du COVID 19, mais qui devrait s’élargir à la vie naissante et finissante
  • liberté, égalité, fraternité : l’importance et les limites du politique
  • l’importance des religions : non pas une menace mais une chance si l’on accepte la rencontre des autres
  • le choix d’une écologie intégrale au sens du respect de toutes les dimensions de la personne humaine : physique mais aussi intellectuelle et spirituelle
  • la place de la France dans le monde : la construction européenne, la question migratoire, les questions internationales
  • que laisserons-nous aux générations futures : les questions de la dette, de la culture, de l’histoire, de la spiritualité

Sur chacun de ces chapitres : trois paragraphes et des questions pour susciter la réflexion dans le métro, en marchant ou en faisant ses course. Un petit livre qui fait réfléchir : L’espérance ne déçoit pas.

Père Jean-Pierre Durand

Dieu se manifeste

Les trois 1ers dimanches de l’année, nous lisons successivement dans l’Evangile à la messe : l’adoration de l’enfant JESUS par les mages à la crèche ; le Baptême de JESUS au Jourdain ; le miracle accompli par JESUS aux noces de Cana (changement de l’eau en vin). Trois événements qui sont trois « épiphanies », c’est-à-dire trois « manifestations » de JESUS, trois manifestations de son identité de Messie, de roi, de Fils de Dieu, trois manifestations de sa gloire.

En JESUS, Dieu se manifeste. Le Fils de Dieu n’est pas venu prendre notre condition humaine pour rester caché jusqu’à la fin de sa vie. C’est vrai, c’est quand même le cas de ses trente 1ères années sur terre. Mais après…les « épiphanies » se succèdent : prédications, guérisons, rencontres marquantes, délivrances de démons, maîtrise des éléments naturels, pêche miraculeuse… Le miracle de Cana « est le commencement des signes que JESUS accomplit ». C’est dire qu’il y en a d’autres ensuite. Saint Jean précisera même à la fin de son Evangile :

« Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. » (Jean 20,30)

Et plus loin :

« Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait. » (Jean 21,25)

JESUS n’est donc pas avare de signes. Il désire tellement que nous croyions en lui, pour que nous ayons la vie en son nom…

Je souhaite à chacun et chacune une année riche de signes de la présence de Dieu.

« Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11,40)

Père Benoit Leclerc