La joie !

C’est avec joie que nous voyons arriver le temps des vacances. Temps où nous pourrons prendre quelque détente et plaisirs après une année d’efforts et de contraintes. La joie, on le savait déjà, c’est bon pour notre santé psychologique mais on a découvert que c’est bon aussi pour notre santé biologique. Les personnes heureuses de vivre ont moins de problèmes de santé physique.

À quoi est due la joie ? Lorsque l’on reçoit un cadeau, on est dans la joie. Le bien qui m’arrive provoque la joie : un diplôme décroché, un avancement dans mon entreprise, mon conjoint qui m’aime davantage… Il y des joies fugaces et superficielles faciles à se procurer : se délecter d’une glace sous un soleil accablant. Et d’autres qui nous rejoignent plus profondément, répondant à nos besoins essentiels. Admirer, comprendre, aimer… La joie se rapproche alors de la paix intérieure, de la réconciliation avec soi-même et les autres, du repos.

Si le premier ressort qui se manifeste en supprimant la contrainte du travail correspond à notre besoin le plus immédiat, détente et plaisir, nous ne nous recréons réellement que si toutes les zones de notre être reçoivent ce qui est bon pour elles. Notre âme est en souffrance dans la laideur et le mensonge qui sont trop souvent l’ordinaire de la vie. Les conditions de vie dégradées en passant par les duplicités ou la méchanceté peuvent nous atteindre bien plus que simplement la quantité de travail. La joie vient alors aussi de temps de recul et de réflexion pour y voir plus clair, de moments de communion et de fraternité — d’une session à Paray le Monial ?

« Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (saint Paul aux Ephésiens 5, 22-23). C’est la fine pointe de notre âme qui, en contact avec Dieu, rejaillit sur tout notre être.

Bon été à chacun.

Père Jean-Pierre Durand

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