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La lettre du 25 avril

INFORMATIONS ET ÉVÉNEMENTS

Au cours de cette nouvelle semaine de confinement, certains éléments mis en place pour rester proche de vous, à votre service, perdurent :

  • La Chaîne Internet de la Paroisse où nous diffusons en direct 3 offices par jour
  • Pour approfondir et comprendre, les pages sur les Paroles d’Eglise sur ce temps d’épidémie et Approfondir sa foi en ce temps de confinement
  • Pour laisser vos commentaires et réactions, vous trouvez un espace sur la majorité des pages du site de la paroisse. Vous pouvez aussi nous écrire à sjoart@orange.fr ou bien nous téléphoner au 01 46 07 92 87
  • Un service d’écoute et prière

Nouveautés :

  • Le parcours ‘Ensemble portés par le Christ’ a pris fin. A période nouvelle, propositions nouvelles.
  • Nous vous invitons désormais à vivre les prochaines semaines confinés comme les apôtres, Ensemble au Cénacle dans l’attente de l’Esprit Saint promis à la Pentecôte ! Plus d’infos ci-dessous…

LA CHAÎNE INTERNET DE LA PAROISSE

LE DIRECT sur https://saintjosephartisan.fr/?p=4154

Nous vous proposons de nous retrouver tout au long de la semaine sainte pour les offices :

Tous les jours (sauf le lundi)

• Louange à 9h30
• Chapelet à 17h30 à Notre-Dame des Malades

   Messes

• Du mardi au vendredi à 18h30
• le samedi à 12h15
• Le dimanche à 11h

➡️ Les feuilles de chants à télécharger vous attendent sur cette page.

LES REPLAY : Voir les précédents enregistrements sur https://www.twitch.tv/StJoArt


Quêtes

Comme vous le remarquez, nous ne recevons plus de don à la quête puisqu’il n’y a plus de célébration publique.

Malgré tout, les frais de la paroisse continuent à courir. C’est pourquoi nous vous proposons un autre moyen de donner ce que vous auriez donné à la quête :


Ensemble au Cénacle

Rejoignez le Cénacle-Whatsapp de la paroisse ! (évolution du groupe Whatsapp de Carême)

Après la Résurrection de Jésus, les disciples restèrent encore quelques temps confinés chez eux, avant d’aller parcourir le monde annoncer la Bonne Nouvelle.

Ils y restèrent tout d’abord par peur des autorités, qui ne rigolaient pas !

Mais ensuite ils restèrent confinés dans la Chambre Haute, ou Cénacle (cf. Ac 1,13-14), pour attendre l’Esprit Saint qui devait les renouveler à la Pentecôte. En effet, Jésus avait promis qu’Il leur serait envoyé :

 » vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ;
vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie,
et jusqu’aux extrémités de la terre.  » (Ac 1,8)

Vivons donc ce temps qui nous est donné comme les apôtres au Cénacle, avec Marie, dans l’attente de l’Esprit Saint.
Pour cela, vous pouvez rejoindre le Cénacle-Whatsapp de la paroisse.
– Le but : se préparer à recevoir l’Esprit Saint ensemble
– Les moyens : la prière, la fraternité, le partage, internet, …
Pour rejoindre le groupe, donnez-nous votre numéro de téléphone, par email (sjoart@orange.fr) ou au 01 46 07 92 87.


Témoignages

Parce que la foi grandit quand on la partage ! Et que cela permet de rester en lien. Voici le témoignage d’une paroissienne durant ce temps de confinement :

Drôle de période…Et pourtant…mon regard est tourné vers la lumière…Lire la suite

(et les autres témoignages sur le site de la paroisse)

Vous aussi vous avez quelque chose à partager ? Contactez-nous et envoyez-nous votre témoignage (sjoart@orange.fr)


Neuvaine à Saint Joseph travailleur

Nous prions, du 23 avril au 1er mai (mémoire de St Joseph travailleur), pour toutes les personnes éprouvées sur le plan professionnel.


FORTS DANS LA TRIBULATION

La communion de l’Eglise : soutien durant l’épreuve
Le livre numérique gratuit du Vatican
C’est pour exprimer la proximité et la tendresse de Dieu dans cette période de douleur, de souffrance, de solitude et de peur que le Dicastère pour la Communication du Saint-Siège a édité un livre, qui est disponible gratuitement sur internet.
«Comme le dit le titre lui-même, le livre est une tentative pour aider chacun en ce moment d’angoisse et de tribulation à être fort quand même, ce qui signifie avoir de l’espérance
Ce livret contient notamment des prières de la Tradition de l’Eglise, des parole du pape François dans ce temps d’épidémie (homélies, etc..), des moyens pour vivre la communion spirituelle et le pardon des péchés sans l’accès aux sacrements, etc …

La paroisse à votre service

En ce temps de confinement, vous trouvez sur la page La Paroisse à votre Service du site de la paroisse :

Service d’Écoute et de Prière Pendant ce temps d’épreuve du confinement, un service d’écoute par téléphone est mis en place au niveau de la paroisse. Pour se confier à quelqu’un, partager ce que l’on vit, prier ensemble…


Paroles d’Église sur ce temps d’épidémie

Nombreux sont nos pasteurs (pape, archevêque de Paris et autres évêques) à s’être exprimés sur la période que nous vivons.

Leurs réflexions sont essentielles pour nous diriger.

Nous en avons rassemblé quelques unes sur cette page :


Approfondir sa foi en temps de confinement

Sur cette page vous trouverez des liens vers différentes sites internet qui proposent des ressources qui peuvent être utiles ces temps-ci (et + si affinités)


Chronique sur le livre des Actes des Apôtres

Comment les premiers chrétiens ont vécu leur déconfinement, celui qui les a menés de la chambre haute jusqu’aux extrémités du monde ?

Chaque jour, une lecture historique et théologique à travers le regard de Luc pour apporter un éclairage sur l’époque que nous vivons est proposée par le Collège des Bernardins.


Communauté de l’Emmanuel

Quelques initiatives pour vous aider à vivre votre foi dans cette période :

• Vivre la messe en direct sur la Péniche, à Paray le Monial ou à la Trinité des Monts
• Soutenir la prière : des applis ; temps de prière en vidéo ; méthodes de prière proposées ; prières pour la fin de l’épidémie
• Des idées pour se mobiliser et prendre soin de son prochain
Nourrir sa foi : enseignements ; cours en ligne ; pour les enfants
• Cathoflix pour les JEUNES
• Emmanuel Music : Play list ; album
• Partager vos initiatives

Dans le diocèse

• La chronique du jour de Mgr Michel Aupetit
• Covid-19 : Nous devons tous continuer à servir la charité
Entretiens de Michel Aupetit sur la messe
• Les interventions de Mgr Michel Aupetit


Paroles d’Eglise sur ce temps d’épidémie

  • Témoignage de Marie-Odile, infirmière chrétienne en soins palliatifs

Voir la vidéo

  • Lettre du cardinal Robert Sarah « sur le culte catholique en ces temps d’épreuves » (8 mai 2020)

Lire la lettre

  • Réactions des évêques à l’annonce par le 1er ministre de la reprise des cultes le 2 juin au plus tôt :

 » Nous devons revêtir la tenue de serviteur « , Edito de Mgr Benoist de Sinety du 30 avril 2020 :

– « Aller à la messe, ce n’est pas aller au cinéma, ce n’est pas une distraction, c’est quelque chose de vital ». Chronique de Mgr Michel Aupetit du 29 avril sur Radio Notre-Dame :

– La réaction de Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et membre du conseil permanent de la conférence des évêques de France.

 

 

  • « Dieu nous a-t-il envoyé le coronavirus ? »

Article de Mgr Philippe MARSSET, évêque auxiliaire de Paris. Lire l’article

  • « Les aumôniers doivent pouvoir se rendre au chevet des malades ! »

Tribune de Mgr Benoist de Sinety, vicaire général, publiée le 29 mars 2020 sur FigaroVox. Lire la tribune

Extraits :

« La vulnérabilité est la première leçon de cette crise »

 » (…)nous sommes en train de vivre un Carême de réalité et non plus un Carême d’intention  »

 » il nous faut rechercher comment ce qui arrive peut être un chemin et un appel  »

  • Message des évêques de France pour le 25 mars (Annonciation, solennité de la Vierge Marie)   Lire le message

 

Approfondir la foi en temps de confinement

Sur cette page vous trouverez des liens vers différents sites internet qui proposent des ressources qui peuvent être utiles ces temps-ci (et + si affinités)

 

  • Pour un contact quotidien avec la Parole de Dieu (gratuit) :

– AELF : site de l’Association Épiscopale Liturgique
pour les pays Francophones

les textes de la messe –> Suivez le lien

la liturgie des heures –> Suivez le lien

– L’application Découvrir Dieu : En vous inscrivant à ce service de prière vous recevrez chaque jour l’évangile du jour, un commentaire pour vous aider à méditer la parole de Dieu et un chant pour vous accompagner dans la prière. –> Suivez le lien

  • Chronique sur les Actes des Apôtres :

Comment les premiers chrétiens ont vécu leur déconfinement, celui qui les a menés de la chambre haute jusqu’aux extrémités du monde ? Chaque jour, une lecture historique et théologique à travers le regard de Luc pour apporter un éclairage sur l’époque que nous vivons est proposée par le Collège des Bernardins.

Suivre le lien

  • Pour la catéchèse / l’éveil à la foi des enfants et des jeunes :

– Sur le site du Diocèse de Paris –> Suivez le lien

– Les éditions Mame proposent :

des coloriages et activités à la maison –> Suivez le lien

célébrer le dimanche en famille à la maison –> Suivez le lien

catéchèse et éveil à la foi à l amaison –> Suivez le lien

– Les Editions de l’Emmanuel mettent à disposition des catéchèses (vidéos, coloriages, bricolages, …) –> Suivez le lien

  • Les catéchèses de Mgr Michel AUPETIT sur la messe :

En ces temps douloureux où les messes sont suspendues, Mgr Michel Aupetit propose de réfléchir sur ce que signifie l’eucharistie pour les chrétiens, comment et en quoi elle est “source et sommet de la vie chrétienne”.

Suivez le lien

Supplication au Seigneur pour la guérison d’un monde blessé et souffrant

Le Pape François a présidé vendredi 27 mars au soir, depuis le Vatican, un temps de prière marqué par l’écoute de la Parole de Dieu, suivi d’une homélie, d’une adoration du Saint-Sacrement et d’une bénédiction Urbi et Orbi à destination des personnes affectées par la pandémie actuelle de coronavirus.

Extrait de l’article Vaticannews :

S’adressant directement au Seigneur dans une supplication dramatique, seul devant une Place Saint-Pierre vide, sous la pluie et la pénombre, le Pape a évoqué les péchés de l’humanité.

«Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”»

Lire tout l’article Vaticannews

Homélie du pape à cette occasion :

Parvis de la basilique Saint-Pierre
Vendredi 27 mars 2020

« Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).

Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (v. 38). Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : « Tu ne te soucies pas de moi ? ». C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’ »emballer » et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment « salvatrices », incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.

À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos « ego » toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : « Réveille-toi Seigneur ! ».

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : « Convertissez-vous », « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insuffle l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la coresponsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes !

« Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu. Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5). Et nous, avec Pierre, « nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous » (cf. 1P 5, 7).

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La lectio divina, lecture priante et amoureuse de la Parole de Dieu

En ce temps de « Carême renforcé », voici quelques outils pour mettre ce temps à profit pour écouter davantage la Parole de Dieu.

La Tradition vivante de l’Eglise est riche de manières de prier. En voici une, héritée des moines, qui convient bien par les temps qui courent (parmi d’autres) : la lectio divina.

Comment vivre la lectio divina dans son « monastère domestique » ?

Voici une proposition simple pour aider à sa mise en pratique. On peut la pratiquer seul, ou à plusieurs. Si on le fait à plusieurs, on peut alors partager à chacune des 3 lectures ce qui nous est venu.

0- Choisir un texte de la Bible. Par exemple l’Evangile du dimanche qui vient.
1- Invoquer l’Esprit Saint. C’est Lui qui a inspiré les auteurs de la Bible, et qui en inspire la bonne compréhension en rendant vivants les mots de l’Ecriture.
2- Première lecture du texte. A voix haute si on est plusieurs.
3- Lecture personnelle en silence (quelques minutes).
4- Noter un mot, une expression, un verset qui ont retenu notre attention. (partager aux autres, si on est plusieurs)
5- Deuxième lecture du texte.
6- Lecture personnelle en silence (quelques minutes).
7- Répondre à la question : « quelle est la Bonne Nouvelle que je découvre dans ce texte ? » Il s’agit d’une réponse personnelle (qui peut être différente pour chacun). Si on la partage, on l’exprime en « je », « pour moi… »
8- Troisième lecture du texte.
9- Prière personnelle pendant 5 min. Ce peut être une prière de confiance, demande, remerciement, pénitence, supplication, louange, …L’écoute de la Parole a conduit à ce dialogue intime avec le Seigneur, qui est le coeur de la prière.
10- Partage de sa prière, si on est plusieurs ; éventuellement une prière commune pour conclure.

Le catéchisme à la maison : le Sacrement des malades

Durant sa vie sur terre, Jésus-Christ n’a cessé de montrer sa sollicitude envers les malades. Il s’approchait d’eux, les touchait, les guérissait, leur pardonnait leurs péchés, …

Aujourd’hui Jésus-Christ continue de se soucier d’eux, notamment à travers le beau sacrement des malades (ou onction des malades).

Qu’est-ce que le sacrement des malades ?

Le sacrement des malades était souvent autrefois appelé « extrême onction », parce qu’on le donnait aux mourants. Il ne concerne en fait pas que les mourants, mais tout baptisé souffrant d’une maladie grave, ou entrant dans une nouvelle étape de sa maladie. On peut ainsi le recevoir plusieurs fois dans sa vie.

Voici ce qu’en dit le Concile Vatican II (cité dans le Catéchisme de l’Eglise catholique) :

 » Par l’Onction sacrée des malades et la prière des prêtres, c’est l’Église toute entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié, pour qu’il les soulage et les sauve ; bien mieux, elle les exhorte, en s’associant librement à la passion et à la mort du Christ à apporter leur part pour le bien du peuple de Dieu  »

Ce sacrement est une application de la recommandation de l’apôtre Jacques :

 » L’un de vous est-il malade ? Qu’il fasse appeler les anciens de l’Eglise et qu’ils prient après avoir fait sur lui une onction d’huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le patient; le Seigneur le relèvera et, s’il a des péchés à son actif, il lui sera pardonné.  » (Jc 5,14-15)

Quels sont les effets de ce sacrement ?
un don particulier de l’Esprit Saint pour vivre la maladie : réconfort, paix, confiance en Dieu, force dans les tentations (la maladie est un combat), guérison du corps et/ou de l’âme (d’où le lien avec le sacrement de réconciliation), …
une plus grande union à Jésus-Christ. La maladie rapproche du Christ, car il nous a sauvés par sa Passion. Le sacrement des malades permet de vivre l’épreuve plus uni à Lui, qui s’offre pour le salut du monde.
une communion avec toute l’Eglise : le malade participe à la sanctification de toute l’Eglise.
une préparation au dernier passage : si le malade est en fin de vie (terrestre), le sacrement le prépare à vivre le grand passage de notre vie, vers la Maison du Père.

Témoignages :

Le 4 mars 2020, Nicaise et sa fille Anaïs ont reçu le sacrement des malades.

« J’ai demandé le sacrement des malades parce que je ressentais des douleurs dans mon corps, surtout le dos, depuis plus d’un an. Avec le prêtre, nous en avons parlé ensemble, à partir de la Parole de Dieu. Notamment quand Jésus guérit un aveugle et lui dit : « Prends ton grabat et marche ! » (Evangile de Marc 2,9). A la suite du sacrement, j’ai ressenti une bouffée de chaleur dans la tête et tout mon corps. Une chaleur intense, et depuis je n’ai plus de douleurs. Merci Seigneur. »

Nicaise (50 ans)

« Avant j’avais des problèmes de dos, c’est pour ça qu’en ce moment je fais des séances de kiné. Ma mère m’a ramenée à l’église St Joseph pour faire l’onction des malades. J’y suis allée et je m’y suis trop bien amusée. On m’a posé de l’huile bénite sur les mains et sur le front. Dès qu’on m’a mis l’huile sur la peau, j’ai ressenti une émotion. Comme si on me clouait sur la croix. Ca m’a fait tellement mal, j’avais l’impression qu’on m’enlevait toutes mes douleurs. Toutes mes blessures. J’ai eu une explosion d’émotion ; un électrochoc ; incroyable. Une sensation agréable mais en même temps désagréable. Je ne sais même pas comment m’exprimer. Quand on m’a posé l’huile, j’aurais jamais pensé que ça se passerait comme ça. Amazing ! »

Anaïs (11 ans)

Confinement : le blog de Saint-Joseph Artisan

Bonjour à tous,

Comme vous le voyez, il est possible de laisser un message sur les articles de ce site. Et comme nous sommes confinés chacun chez soi, c’est le moment de prendre sa plume pour écrire. On ne peut pas laisser ici d’images ou de vidéo.

Comment vivez-vous ce temps, comment faites-vous pour prier alors que les célébrations dans les églises sont interdites ? Quel geste avez-vous trouvé pour soutenir les personnes qui en avaient besoin ?

Vos commentaires doivent d’abord être approuvés avant d’être publiés. Pour cela n’oubliez pas ces quelques règles :

  • pas de mise en cause des personnes
  • pas de propos vulgaire ou outrancier
  • pas de propos à caractère publicitaire, raciste, violent, sexuel…