Il nous semble apercevoir à l’horizon les premiers signes de la fin de la pandémie, comme jadis Noé et les siens ont aperçu depuis l’arche les premières terres émergées, à la fin du déluge. Car comme dit le pape François, cette pandémie est « notre moment de Noé » (Un temps pour changer). Autrement dit, une occasion à saisir pour notre monde de repartir sur de nouvelles bases.
A la fin du déluge, les passagers de l’arche ont aperçu une colombe, qui dans la Bible évoque aussi le Saint Esprit, l’Esprit de Dieu qui dès le commencement « planait sur les eaux ». L’Esprit Saint, qui est Dieu lui-même, est Créateur et re-créateur. Ce n’est pas un hasard s’il plane sur les eaux à la fin du déluge. Le monde nouveau ne se fera pas sans lui.
Et justement, voici dimanche la fête de la Pentecôte, où nous célébrons la descente du Saint-Esprit sur les disciples de Jésus. C’est lui qui enflamme leur cœur et les pousse à transmettre le feu de l’Amour de Dieu au monde. Voilà comment commence le monde nouveau : dans les cœurs.
Ce jour-là se réalise la prophétie de Joël (3,1), qui disait :
« Je répandrai mon esprit sur tout être de chair,
vos fils et vos filles prophétiseront,
vos anciens seront instruits par des songes,
et vos jeunes gens par des visions »
Le pape François commente : de la rencontre entre les jeunes et les vieux peut jaillir l’étincelle prophétique nécessaire au changement.
Laissons-nous entraîner par l’Esprit Saint qui décloisonne les générations. Le monde en a besoin !
P. Benoit LECLERC

Laisser un commentaire