Adieu Benoit XVI

Le pape émérite* Benoit XVI (Joseph Ratzinger) est retourné vers le Père le samedi 31 décembre dernier. Pour lui le passage à la nouvelle année aura été en même temps sa nouvelle naissance dans l’éternité!

Il se présentait comme « un humble ouvrier dans la vigne du Seigneur ». Voilà comment se voyait celui qui a occupé une si grande fonction, qui a porté une si lourde charge.

Ce qu’on peut retenir chez lui aussi, c’est qu’au-delà de tout ce qu’il a pu faire et porter, au-delà de sa grande intelligence de théologien, il a gardé un cœur d’enfant. Quelqu’un disait : « Benoit XVI, il a une tête comme 12 professeurs, et une foi d’enfant de 1ère communion ».

Pour finir, laissons-lui la parole. Lors d’une interview il y a quelques mois, il évoquait la fin de sa vie :

« Bientôt, je serai face au juge ultime de ma vie. Bien que, regardant en arrière ma longue vie, je puisse avoir beaucoup de motifs de frayeur et de peur, mon cœur reste joyeux parce que je crois fermement que le Seigneur n’est pas seulement le juge juste mais, en même temps, l’ami et le frère qui a déjà souffert lui-même mes manquements et qui, en tant que juge, est en même temps mon avocat (Paraclet). À l’approche de l’heure du jugement, la grâce d’être chrétien me devient toujours plus claire. Être chrétien me donne la connaissance, bien plus, l’amitié avec le juge de ma vie et me permet de traverser avec confiance la porte obscure de la mort. À ce propos, me revient sans cesse à l’esprit ce que Jean rapporte au début de l’Apocalypse : il voit le Fils de l’homme dans toute sa grandeur et tombe à ses pieds comme mort. Mais Lui, posant sur lui sa main droite, lui dit : “Ne crains pas ! C’est moi…” »

 P. Benoît

* qui n’est plus en exercice

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*