Dieu a imposé une limite au mal

Dans la nature, de nombreux signes nous sont donnés sur les réalités spirituelles. Par exemple, dans l’Evangile Jésus compare le Royaume de Dieu à une graine très petite, mais contenant en puissance un grand arbre, capable d’abriter sous ses branches les oiseaux du ciel. Ou encore à un semeur qui jette sa semence, et celle-ci germe, et grandit, qu’il dorme ou qu’il se lève (Evangile de dimanche 13 juin – Mc 6,26-34). Comme Saint Paul le précise : « Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui faisait croître. Ainsi celui qui plante n’est rien, celui qui arrose n’est rien : Dieu seul compte, lui qui fait croître. » (1Co 3,6-7)

Ce dimanche (20 juin), nous entendons Dieu rappeler à Job que c’est Lui qui a imposé sa limite à la mer, et lui a dit : « ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots » (Jb 38,11). Quelle est la réalité spirituelle liée à la mer et à ses flots orgueilleux ? Dans la Bible, la mer et les flots signifient la mort, et le mal qui frappe l’homme dans son pèlerinage ici-bas. Ainsi, si la mer a bien une limite, puisqu’il y a des terres émergées, la mort et le mal ont bien aussi une limite. Quelle est-elle ? Saint Jean-Paul II, qui a connu les horreurs de la 2nde Guerre Mondiale, mais aussi à la même époque l’expérience de la Divine Miséricorde rapportée par sainte Faustine, en est arrivé à dire : « La limite imposée au mal, dont l’homme est l’auteur et la victime, est en définitive la Divine Miséricorde » (Mémoire et identité). Cette Miséricorde Divine nous est manifestée et communiquée par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. C’est lui qui peut dire à la mer : « Silence, tais-toi ! » (Mc 4,39), et elle se tait.

A chaque messe, c’est à cette source divine que nous puisons, pour devenir à notre tour des relais de la Miséricorde Divine et des remparts contre le mal dans notre vie quotidienne.

Père Benoit Leclerc

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