Pourquoi des fraternités de Carême & Temps Pascal ?

La première raison nous vient des dix commandements : « Écoute Israël. Le Seigneur notre Dieu est le Seigneur UN » (Dt 6, 4). En introduisant le décalogue par cette injonction, l’insistance est mise sur l’attitude fondamentale du croyant : l’écoute de la Parole de Dieu. Jésus le redit à Marthe : « Marie a choisi la meilleure part ». Elle écoutait simplement le Seigneur.

C’est pourquoi nous vous proposons, pour ces fraternités, un partage sur l’évangile du dimanche, tous les quinze jours.

Pour avancer dans la vie spirituelle, pour suivre davantage le Christ, pour entrer plus avant dans notre vocation et pour apporter aux autres ce que les chrétiens ont de spécifique, il faut entendre la Parole de Dieu pour soi. Evidemment, il faut aussi la mettre en pratique. Mais on ne peut pas la vivre sans d’abord l’avoir entendue. Avant d’agir, il faut se mettre aux pieds de Jésus.

Le faire en petit groupe, c’est se porter mutuellement dans cet exercice. C’est définir un temps et un lieu où l’on pourra s’adonner à l’écoute de l’Ecriture. Une parenthèse au sein des diverses occupations de la journée. Sans quoi, nous ne le ferions jamais. L’énergie et le temps consacrés à cela rejaillit ensuite dans toute la vie. Nous le faisons déjà à la messe, lors de la liturgie de la Parole. Mais est-ce suffisant ?

Dans un partage de la Parole de Dieu, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Il n’y a pas d’un côté les savants qui peuvent discourir sur l’Écriture et de l’autre ceux qui n’ont rien à dire. L’exercice ne consiste pas à dire quelque chose d’intelligent ou d’instructif. Cela consiste à se laisser rejoindre par Dieu par l’intermédiaire de sa Parole.

Pour cela, une méthode est nécessaire, intégrant la proclamation de la Parole, du recueillement, l’écoute les uns des autres et la progressivité dans l’approfondissement.

En souhaitant à chacun de pouvoir faire cette expérience !

Père Jean-Pierre Durand

➡️ Bulletins d’inscription à remplir : disponibles au fond de l’église ou en ligne.

3 réflexions sur « Pourquoi des fraternités de Carême & Temps Pascal ? »

  1. Bonjour.
    Pour les fraternités de Carême, j’aurais préféré aller dans une salle paroissiale. J’espère qu’il y aura au moins une offre dans ce sens.
    En ce qui concerne la prière de 23h à 24h, c’est une heure à laquelle la majorité des personnes qui travaillent se repose, car elles démarrent de bonne heure le matin. Diminuer les heures de sommeil n’est pas bon. En quoi porter atteinte à sa santé répond à une demande de Dieu ? J’ai du mal à le croire.

    1. L’horaire de l’Heure Sainte (de 23h à 24h) est une demande de Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque : « Toutes les nuits du jeudi au vendredi, Je te ferai participer à cette tristesse mortelle que J’ai bien voulu souffrir au Jardin des Oliviers (…). Pour m’accompagner dans cette humble prière, que Je présenterai alors à mon Père, parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit pour te prosterner pendant une heure avec moi (…) pour adoucir en quelque façon l’amertume que Je sentais de l’abandon de mes apôtres qui m’obligea à leur reprocher qu’ils n’avaient pu veiller une heure avec moi, et pendant cette heure, tu feras ce que Je t’enseignerai ». Nulle part, Jésus ne demande à d’autres que sainte Marguerite-Marie de s’associer à cette prière, mais rapidement, les Chrétiens ont eu la conviction que le désir de Jésus s’étendait à eux aussi. Elle a été encouragée par l’église, et le pape Pie XI, dans son encyclique Miserentissimus Redemptio, reconnaitra que l’Heure Sainte répond au désir de Jésus comme une pratique d’amour, de compassion et de réparation… Cf https://www.sacrecoeur-paray.org/experimenter/heure-sainte/
      Père Jean-Pierre Durand

    2. Bonjour,
      Ajoutons que c’est une invitation, pas une obligation, et qu’on peut bien décider de prier à un autre horaire si on le juge préférable 🙂

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