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Sortie paroissiale sur les pas de Saint Martin de Tours

On a affirmé de Saint Martin de Tours qu’après lui, la Gaule était devenue chrétienne, tant il avait évangélisé et fondé de paroisses. Ainsi Martin est devenu le nom de village et de famille le plus répandu en France.

C’est pourquoi nous irons nous ressourcer auprès de lui, en cette année consacrée à la préparation de notre mission paroissiale.

Sortie paroissiale à Tours, 11 novembre 2017

Nous allons marcher sur les pas d’un saint qui a marqué l’église par son zèle à propager l’évangile autant que par sa charité (le partage de son manteau). Il fut à la fois un saint laïc, un saint moine et un saint évêque.
Nous visiterons la basilique St Martin à Tours (messe et vénération des reliques), l’Oratoire de la Sainte Face, le monastère de Marmoutier…

Les indications pratiques :
– Le départ se fera de la gare Montparnasse à 7h35 et le retour est prévu à 21h02 à la gare de Paris Austerlitz.
Chacun doit réserver son billet de train (pour obtenir les tarifs les moins chers, il vaut mieux s’inscrire le plus tôt):
• Aller : départ à 7h35, Paris Montparnasse – Tours, TGV 8301 (Tarifs au 22/09 : Prem’s : 15€ ; modifiable sous condition : 27,50€).
• Retour : départ à 18h49, Tours – Paris Austerlitz, TER 60744 et Intercités 4020 (Tarifs au 22/09 : 16,40€).
Prévoir 17€ par personne : 7€ pour les déplacements à Tours, 5€ pour la salle, et 5€ pour le prédicateur.
Apporter :
• un pique-nique pour le déjeuner
• des vêtements chauds et de pluie
• des chaussures de marche
• un en-cas pour le petit-déjeuner dans le train (sauf si vous préférez le prendre avant de partir)
• un en-cas pour manger dans le train le soir (sauf si vous préférez dîner chez vous)
Merci de remplir le bulletin d’inscription :

 

Les fruits de l’effusion de l’Esprit

« Mais le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité,serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Ga 52, 22).

Le premier fruit de l’effusion de l’Esprit Saint est l’Amour de Dieu et l’offrande aimante de soi à son Amour miséricordieux. C’est un mouvement intérieur que Dieu lui-même provoque et auquel on est heureux de s’abandonner. Ce mouvement est prière. L’Esprit se joint à notre esprit, et s’exprime en nous en des « gémissements ineffables » pour expliquer le chant en langues. Et on a raison. L’effusion de l’Esprit Saint fait tomber en nous les barrières du « trop raisonnable », du « trop figé », libère notre coeur que nous livrons alors, avec notre voix, à l’action de l’Esprit Saint… Mais les gémissements ineffables sont aussi tous ces mouvements de notre coeur, sous l’impulsion de l’Esprit Saint, qui nous entraînent dans une prière du coeur, un penchant vers le Seigneur, vers son Père, une nouvelle relation d’intimité avec Jésus. L’effusion de l’Esprit Saint renouvelle notre façon de prier, donne le goût, la joie de la prière.

La prière devient un coeur à coeur avec Jésus. Le Seigneur donne un Esprit de prière : au cours de la journée, la prière intérieure jaillit du coeur, sans effort de notre part. Il « suffit » d’accueillir Celui qui prie en nous et de nous unir librement et volontairement avec Lui. « Voici que je suis avec vous tous les jours » avait dit Jésus : il le fait par son Esprit Saint.

Saisi par cet amour, le coeur s’ouvre d’une manière nouvelle au prochain, avec une attention et une écoute qui viennent de Dieu et dépassent nos propres capacités. Nous sommes portés vers le prochain par le Seigneur lui-même. Et c’est encore lui qui envoie vers nous ceux qu’il veut, pour que nous leur rendions service.

Comme à Saint Pierre, le jour de la Pentecôte. nous reviennent alors à l’esprit les paroles de l’Ecriture qui conviennent à la situation présente et l’éclairent de façon nouvelle. Comme à lui entre, nous sont donnés les mots pour annoncer clairement, avec conviction et douceur, que Jésus est vivant, qu’il est ressuscité, qu’il est Seigneur, qu’il agit dans votre vie. « L’Esprit Saint vous rappellera tout ce que je vous ai dit » : Jésus avait promis cela et il tient promesse.

« Nul ne peut dire : Jésus est Seigneur, si ce n’est sous l’action de l’Esprit Saint ». L’effusion de l’esprit nous fait reprendre conscience de la seigneurie du Christ. Il nous donne d’en témoigner concrètement.

L’Evangile de la messe du dimanche nous semble alors spécialement écrit pour nous, aujourd’hui : il nourrit et éclaire concrètement notre journée, notre semaine. « C’est aujourd’hui que ces paroles s’accomplissent pour vous » (Lc 4, 21). Nous avons soif de la Parole de Dieu et lisons la Bible avec une ardeur nouvelle, avec goût et même avidité. Cette écoute de la Parole nous nourrit, nous comble. Désormais, par la Parole de Dieu, c’est Jésus lui-même qui nous parle au coeur. L’Esprit Saint nous donne l’intelligence des Ecritures. Tout cela se passe très simplement, comme naturellement et donne la paix intérieure. Nous savons que c’est un don gratuit de Dieu, que nous n’y sommes pour rien. Nous rendons gr^qce, nous exultons de joie et nous tentons de mettre cette parole en pratique.

L’Esprit Saint nous fait « saisir » Jésus présent dans l’eucharistie, comme jamais peut être auparavant : Dieu accroît notre foi. Nous avons le désir de mieux connaître Jésus, tous se Mystères, sa vie, son Eglise… Tout cela fait grandir l’espérance et la louange. En général, c’est à ce moment qu’on achète une Bible et les documents du concile ou le catéchisme de l’Eglise catholique… Ou bien, si nous les avions déjà, c’est avec un regard neuf que nous redécouvrons tout ce que nous croyions si bien savoir auparavant. Cette nouveauté, c’est l’Esprit Saint. La Parole de Dieu et celle de l’Eglise deviennent vraiment vivantes et « utiles » pour nous… Nous découvrons ou redécouvrons la beauté de l’Eglise, nous l’aimons sincèrement. Nous vivons des sacrements, plus en profondeur. Le Saint Esprit, l’Amour de Dieu est « efficace » en nous.

Après la Pentecôte, on trouve dans les Actes des Apôtres, la description de la première communauté chrétienne. Après l’effusion de l’Esprit Saint, le chrétien découvre ou redécouvre ses frères : sa famille, l’Eglise, la paroisse, le groupe de prière, le mouvement dont il fait partie. Il s’engage davantage.

Il s’agit alors de rendre grâce au Seigneur et de mettre en oeuvre ses dons dans le quotidien, de continuer à les accueillir simplement, dans la joie et d’essayer de les faire fructifier.

En effet, c’est dans cette grâce de l’effusion de l’Esprit Saint que sont nées, un peu partout dans le monde, de grandes oeuvres de compassion, de service social, médical, apostolique ou spirituel : l’effusion de l’Esprit Saint rend réaliste, sensibilise notre âme, notre imagination aux besoins du prochain, allume en nous une ardeur et un courage nouveaux au service du prochain, là où nous sommes. Nous ne faisons plus des oeuvres pour Dieu seulement, mais surtout avec lui, à sa suite, derrière lui… Cela change tout !

Extrait de la revue Il est Vivant! n° 143

 

Parcours Effusion de l’Esprit Saint

Qu’est-ce que l’effusion de l’Esprit Saint ?

J.-K. Huysmans (écrivain français) rend compte de sa conversion, à la suite d’une confession et d’une communion, dans son roman autobiographique En route, en 1895.

Toute personne ayant reçu l’effusion de l’Esprit Saint ne peut que reconnaître immédiatement, à travers la justesse du récit, les effets de l’Esprit Saint lors de sa propre effusion.

« Durtal quitta, aussitôt la messe terminée, la chapelle et s’échappa dans le parc. Alors, doucement, sans effets sensibles, le sacrement agit ; le Christ ouvrit peu à peu ce logis fermé et l’aéra ; le jour entra à flot chez Durtal. Des fenêtres de ses sens qui plongeaient jusqu’alors sur je ne sais quel puisard, sur quel enclos humide et noyé d’ombre, il contempla subitement, dans une trouée de lumière, la fuite à perte de vue du ciel.

« Sa vision de la nature se modifia ; les ambiances se transformèrent ; ce brouillard de tristesse qui les voilait s’évanouit ; l’éclairage soudain de son âme se répercute sur les alentours.

« Il eut cette sensation de dilatement, de joie presque enfantine du malade qui opère sa première sortie, du convalescent qui, après avoir traîné dans une chambre met enfin le pied dehors ; tout se rajeunit. Ces allées, ces bois qu’il avait tant parcourus, qu’il commençait à connaître, à tous leurs détours, dans tous leurs coins, lui apparurent sous un autre aspect… Durtal regardait, transporté. Il avait envie de crier à ce paysage son enthousiasme et sa foi ; il éprouvait enfin une aise à vivre. L’horreur de l’existence ne comptait plus devant de tels instants qu’aucun bonheur simplement terrestre n’est capable de donner. Dieu seul avait le pouvoir de gorger ainsi une âme, de la faire déborder et ruisseler en des flots de joie ; et, lui seul pouvait aussi combler la vasque des douleurs, comme aucun événement de ce monde ne savait le faire. Durtal venait de l’expérimenter ; la souffrance et la liesse spirituelles atteignaient, sous l’étreinte divine, une acuité que les gens les plus humainement heureux ou malheureux ne soupçonnent même pas » (cité par Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque émérite de Meaux, dans Rendez témoignage, p. 24).

➡️ Demander le don d’une nouvelle effusion de l’Esprit Saint, c’est demander, par l’intercession de nos frères dans le Christ, le renouvellement du don de l’Esprit Saint reçu par le sacrement de la Confirmation. Selon la parole du Christ à la Samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c’est toi qui l’aurais prié et il t’aurait donné de l’eau vive » (Jean 4, 10).

➡️ La préparation

Pour s’y préparer, quatre séances auront lieu durant le temps pascal avec l’équipe d’animation des Soirées Saint Joseph et les Pères Jean-Pierre Durand et Jocelyn Petitfils. La prière de demande de l’effusion de l’Esprit Saint aura lieu à la Pentecôte.

Rendez-vous pour la première séance le jeudi 20 avril à 20h.

4 séances auront lieu avant de demander la prière à l’effusion de l’Esprit.

Pourquoi demander l’effusion de l’Esprit Saint ?

Nous l’avons reçu au baptême et à la confirmation, et chaque fois que nous nous confessons et que nous communions, son don nous est renouvelé.

Et pourtant il nous semble parfois que notre vie spirituelle n’avance pas.

Ou bien que notre vie avec Dieu ne porte pas les fruits que le Seigneur devrait nous faire porter.

Que notre ferveur s’est progressivement éteinte. Que la foi, l’espérance et la charité sont davantage à l’état latent plutôt que des forces vives.

Que l’ardeur à annoncer l’évangile s’est refroidi. Le respect humain a pris le dessus.

Que le désir de la sainteté a fait place à un ensemble de compromis avec le monde.

Ou bien que le Christ est une personne lointaine avec qui nous n’avons plus guère de rapport.

On pourrait allonger la liste des symptômes de la maladie spirituelle dont la cause est le fait d’avoir endiguer ce torrent d’eau vive qu’est l’Esprit Saint. Il ne jaillit en nous plus qu’un mince filet d’eau. Il nous faut à nouveau demander à Dieu la grâce qu’il coule à plein bords.

C’est pourquoi une préparation est nécessaire pour apprendre à lui laisser la place, à l’écouter et à se laisser entraîner par lui, ainsi qu’un grand désir de le recevoir.


➡️ Pour en savoir plus, contactez le Père Jean-Pierre Durand ou le Père Jocelyn Petitfils (01 46 07 92 87 – sjoart@orange.fr).

 

Petits déjeuners pour les gens de la rue

Avec l’hiver, le froid rend plus difficile à supporter le manque de logement.

Le dimanche matin, nous allons à la rencontre des gens de la rue en leur portant un petit déjeuner.

C’est peu de chose. Mais un café chaud après une nuit d’hiver est un soutien. Une rencontre avec une personne alors que tout le monde vous ignore est sans prix.

Ce service manque de bénévoles. Nous avons besoin de vous. Inscrivez-vous sur le tableau dans l’église ou téléphonez-nous.

Tous les dimanches de novembre à mars, rendez-vous à 8h15 salle saint Joseph.

Témoignage photo

sdf-2-400Lee Jeffries, se fait sdf pour photographier les sans abris et témoigner de leur humanité.

« L’Amour » un jour m’est tombé dessus », explique Jeffries. « À l’époque, l’amour était la motivation pour tout ce que je faisais. Courant à travers le Vatican pour acheter un chapelet pour sa mère mourante, sentant sa foi et sa compassion pour les moins fortunés, maintenant, quand vous voyez une image de Lee Jeffries il ne s’agit pas d’un document sur la vie d’un sans-abri. C’est beaucoup plus que cela. C’est un témoignage métaphysique de l’humanité, de la foi et de la spiritualité. Il est né de l’amour et d’une connexion à un autre être humain. Les personnes sans-abri que je rencontre ».

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Visites à domicile

Par son incarnation, Jésus, est « sorti du sein du Père » pour aller à la rencontre de l’humanité. C’est lui qui nous envoie à la suite des disciples, et nous invite à manifester l’Amour et la Miséricorde du Père pour tous les hommes. « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti » (Mc1,38).

Il nous envoie visiter les personnes chez elles, établir une relation bienveillante de proximité. Non pas pour convaincre ou convertir mais pour porter Sa paix, Son Amour et Sa Miséricorde, témoigner de ce qu’il fait dans nos vies, partager la joie de l’évangile et prier avec les personnes…

C’est un acte de foi qui a  renouvelé la vie de bien des  paroisses. Penser que nous ne sommes pas capables, pas prêts, pas assez formés est une grâce qui nous protège pour nous abandonner et faire confiance à Dieu, qui seul touche les cœurs. Nous ne sommes pas seuls, l’Esprit  saint  ouvre à la charité vraie, prépare les cœurs et permet d’avoir les gestes et les paroles justes.

Concrètement, il s’agit d’aller deux par deux visiter en premier lieu les personnes du quartier qui ont déjà eu un contact avec la paroisse mais qui ne la fréquentent plus ou très peu aujourd’hui. Par exemple les familles qui ont demandé le baptême d’un enfant ou ceux qui se sont mariés à Saint joseph Artisan.

Nous avons choisis de nous organiser de façon très souple en binômes constitués d’une personne ayant déjà fait des visites à domicile et d’une novice. Chaque binôme décidera du jour et de l’heure des visites selon ses possibilités.

Si vous avez ne serait-ce qu’une heure ou deux par mois,  tous les 15  jours ou encore toutes les 3 semaines, venez en parler au Père Jean-pierre ou au Père Jocelyn qui font bien sûr aussi parti des binômes.

Nous avons aussi besoin de personnes qui portent cette mission au quotidien dans leur prières.

« Dieu a visité son peuple » (Lc 7, 16) et il continue de le faire aujourd’hui avec nous.

« Allez donc ! de toutes les nations faites des disciples… et moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » a dit le Seigneur (Mt 28, 19-20)

Sophie Bedon