Le prince de la paix

Une libération. L’humanité dans ses ténèbres est rejointe par Dieu. Les puits profonds dans lesquels l’homme tombe ne sont pas sans espérance. En ce nouveau-né une lumière brille dans notre nuit car il est différent. Il n’est pas comme tous les êtres humains, soumis au pouvoir du mal. « Sur son épaule est le signe du pouvoir » (Isaïe 9, 1-6), il s’appelle « le prince de la paix ». L’aliénation de l’homme au mal est terminée en lui. Et « son pouvoir s’étendra, sa paix sera sans fin ».  Au plus fort de sa Passion, il manifestera sa paix, supérieure à tout mal et à toute souffrance : « Père, en tes mains, je remets mon esprit ». 

C’est plus qu’un nouveau-né, c’est un homme nouveau. Un nouveau type d’homme, plus fort que le mal, la souffrance et la mort. Plus fort que toute aliénation. Sa paix, sa domination sur lui-même, supplante toute tentation, toute oppression, toute aliénation. Le conflit entre l’âme et le corps a cessé en lui. Il règne sur lui-même. Aucune des passions de l’homme ne le vaincra. Sa paix est parfaite. 

Il est notre espérance, à nous qui vivons sous l’empire des passions. Tiraillés entre celles du corps (la faim, la soif, le sexe, la sécurité et le confort, le plaisir…), celles de l’affectivité (la haine, l’amour, la joie, la tristesse…) et celles de l’esprit (l’orgueil, les idéologies…). Nous qui voudrions faire le bien et qui sommes emportés comme des fétus de paille par les passions qui nous agitent. Mais pour lui, sa paix est inaltérable. Il est comme nous, et si différent. Il est le Seigneur.

Il est la réalisation de la promesse faite à Ève d’une descendance qui écraserait la tête du serpent.

En communiant à Lui, en ce temps de Noël, demandons-lui, humblement, de partager sa grâce.

Père Jean-Pierre Durand

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