Les anawim

« Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses :

Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris…

Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu » (Psaume 47).

Durant les siècles qui précèdent la venue du Messie, le peuple de Dieu apprend la pauvreté.

Les vicissitudes de l’histoire, l’émergence des empires, dépouillent Israël de ses ambitions. Il ne représente plus dans le monde qu’un peuple petit et humble. Sa lointaine grandeur, à l’époque des rois David et Salomon, a fait place à une lutte de plus en plus compromise pour son indépendance.

Désormais, dans la pauvreté d’un grand nombre se creuse l’humilité des « pauvres du Seigneur », les anawim en hébreu, les « courbés ». Ceux qui attendent le Messie. Loin des rêves de grandeur de ceux qui n’ont pas compris. Même du temps de Jésus, ils n’espèreront qu’une restauration de la puissance du pays.

« Tu seras l’allégresse et la joie de tous ceux qui te cherchent ;  toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! » ceux qui aiment ton salut.

Je suis pauvre et malheureux, mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon secours, mon libérateur : mon Dieu, ne tarde pas ! » (Psaume 39)

Le Seigneur creuse le désir de son peuple.

En entrant dans le temps de l’Avent, la liturgie nous fait revêtir de nouveau la couleur violette, le vêtement de l’humilité. Tout en étant dans la joie du salut qui s’approche. Ne nous étonnons pas si dans notre vie personnelle le Seigneur nous place devant notre pauvreté. Entrons plutôt dans l’attente du Sauveur.

« Le pauvre n’est pas oublié pour toujours : jamais ne périt l’espoir des malheureux » (Psaume 9).

Père Jean-Pierre Durand

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