« C’est Lui, le Fils bien-aimé du Père »

Que se passe-t-il au Jourdain ? Dans cet instant presque ordinaire où Jean baptise pour la conversion, l’essentiel se révèle à nous. L’hésitation de Jean-Baptiste dit une chose : Comment baptiser celui dont il pressent qu’il n’a rien à se faire pardonner ? Pourquoi Jésus se mêle-t-il à la foule de ceux qui attendent un geste de purification ? Dieu commence-t-il à dérouter ? Non !

Mais “il convient que nous accomplissions ainsi toute justice”. Cette réponse de Jésus n’est pas celle qui distingue les justes des injustes mais celle qui rétablit toute relation. Jésus se place avec. Sa mission, dès l’origine, prend la forme d’une proximité assumée, d’un partage sans réserve. Le Fils bien-aimé du Père ne s’impose pas ni ne réclame aucun privilège mais se tient là solidaire des hommes, partageant leur condition jusqu’au bout pour les inviter à la sainteté : “Soyez saints, car moi, le Seigneur, je suis Saint” (cf. Lv 19, 2; Mt 5, 48). Jésus veut être là où l’homme est, pour que l’homme puisse être là où Dieu l’attend, être du côté de la Vie et non du mal.

Bien-aimés dans le Seigneur, Jean, dans témoignage, voit l’Esprit Saint demeurer sur Jésus. Il comprend que le Fils bien-aimé du Père est l’Agneau de Dieu, celui qui enlève les péchés du monde. Et il ajoute: “J’ai vu et j’atteste qu’il est le Fils de Dieu”. Et déjà, lors du baptême de Jésus, quand les cieux s’ouvrent, la voix du Père désigne Jésus : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé”. Avant toute œuvre, avant toute parole publique, Jésus est nommé, reconnu comme Fils de Dieu, celui que le Père aime. Son identité ne se construit pas dans la performance, mais dans une relation.

Nous ne cherchons pas à vous convaincre mais plutôt vous inviter à une confession de foi humble et exigeante dans un monde où la parole de Dieu est dès fois réduite à une opinion parmi d’autres. Comme Jean, laissons-nous rejoindre par cette parole: “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie”.

Restons ouverts à l’Esprit Saint qui demeure !
Heureuse et Sainte année 2026 avec le secours de la Vierge Marie !

Père Guy-Florentin N’ZINGAZO MOWAYA

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