Archives de catégorie : Editoriaux

La parabole « clou de tendresse »

Voici un magnifique extrait d’un poème de Charles Péguy (Le Porche du mystère de la deuxième vertu) exaltant les trois paraboles de l’espérance que nous avons la grâce d’écouter ce dimanche :

« Toutes les paraboles sont belles, mon enfant, toutes les paraboles sont grandes, toutes les paraboles sont chères. Toutes les paraboles sont la parole et le Verbe, la parole de Dieu, la parole de Jésus (…). Toutes elles viennent du cœur, également, et elles vont au cœur, elles parlent au cœur. Mais entre toutes, les trois paraboles de l’espérance s’avancent, et entre toutes elles sont grandes et fidèles, entre toutes elles sont pieuses et affectueuses, entre toutes elles sont belles, entre toutes elles sont chères et près du cœur (…). Elles ont on ne sait quoi qui n’est pas, qui ne serait pas dans les autres. C’est peut-être qu’elles ont en elles comme une jeunesse, comme une enfance ignorée. Insoupçonnée ailleurs. (…)

Mais entre toutes ; entre toutes les trois voici la troisième parabole qui s’avance. Et celle-là, mon enfant, cette troisième parabole de l’espérance, non seulement elle est neuve comme au premier jour. Comme les deux autres ses sœurs. Et dans les siècles elle sera neuve, aussi neuve jusqu’au dernier jour. Mais depuis (…) deux mille ans qu’elle sert, et qu’elle fut contée à des hommes innombrables (…) elle a fait pleurer des hommes innombrables. Dans les siècles des siècles. (…) Elle a touché dans le cœur de l’homme un point unique, un point secret, un point mystérieux (…). Un point inaccessible aux autres. On ne sait quel point comme plus intérieur et plus profond. (…) Rien que d’y penser, rien que de la voir qui pourrait, qui saurait retenir ses larmes. (…) Unique. Elle est célèbre même chez les impies. Elle y a trouvé, là même, un point d’entrée. Seule peut-être elle est restée plantée au cœur de l’impie comme un clou de tendresse ».

Père Jocelyn

Une rentrée dans la joie

Les projets de la paroisse seront présentés au cours de la messe de rentrée du 25 septembre mais déjà, en ce mois de septembre, la paroisse St Joseph Artisan vous propose de nouveaux horaires. Ils concernent les messes de semaine en soirée, les temps d’adoration et de confession, en particulier le dimanche après midi, pour terminer le week-end auprès du Seigneur dans la paix et le silence.

Voir les nouveaux horaires

La fin des vacances et  le retour à la vie « normale » entraîne parfois une tristesse ou un abattement. Le poids des charges à reprendre, les différents devoirs dont il faut s’acquitter, les problèmes que nous retrouvons tels quels après les mois d’été.

Comment vivre une rentrée dans la joie ?

C’est vrai que le travail implique une peine ou au minimum une fatigue. Mais souvenons-nous pourquoi nous travaillons ! Dans quel but affrontons-nous ces différentes difficultés ? C’est le but que nous avons qui motive, donne du courage et, lorsqu’il est atteint, de la joie.

Ne reprenons pas nos charges seulement « parce qu’il faut bien », par fatalité. Choisissons à nouveau les choix dans lesquels nous nous sommes engagés. Notre rentrée ne s’écoulera plus sous le poids de la fatalité, mais de nos actes libres qui donnent sens à notre vie. Le manque de sens engendre le manque de dynamisme, d’entrain. Il pèse bien plus que ce nous pensons.

Le but de nos choix est très souvent le bien des personnes. C’est pour le bien de son conjoint, de ses enfants, de ses voisins, collègues, etc. que nous supportons telle chose, avons pris la responsabilité de telle autre… Pour qui faisons-nous toutes nos tâches ? Il faut visualiser ces personnes. « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ». Le bien de ces personnes est notre joie.

C’est là que le Seigneur nous rejoint dans cette rentrée. Là qu’il veut nous soutenir. Pour vivre cela, nous avons besoin de lui. Il est la source de la joie dans le don. Lui offrir toutes nos journées, à la messe, Lui permet de sanctifier nos efforts et nous fait communier à Lui, le Christ ressuscité, la source de la vie et de la joie éternelle.

Sanctifions cette rentrée en la Lui confiant. Il renouvellera notre joie.

Père Jean-Pierre

Fils adoptifs

A la suite des événements tragiques de ces dernières semaines, des réactions très diverses  se font entendre  :

  • « où est Dieu ? » ;
  • « les religions promeuvent la guerre ! » ;
  • « je ne suis pas croyant, mais par solidarité je vais venir à la messe » ;
  • des réactions de violence, de peur, de fraternité…

Plongés dans ce monde, ballottés par ces vagues, ces réactions nous traversent sans doute tour à tour.

Retrouvons le Rocher sur qui nous nous appuyons, et notre foi qui, comme une ancre, nous arrime solidement à lui.

Il nous confie un poste particulier dans notre monde : être le sel de la terre et la lumière du monde  en étant artisans de paix, doux, miséricordieux, persécutés pour la justice… fils de Dieu.

Être des priants qui font monter vers notre Père les besoins de nos frères les hommes et qui s’offrent au Père pour la paix du monde. Prière et jeûne.

Tenons notre poste. Le monde a besoin de nous.

Il est vrai que cela ne nous met pas à l’abri et les chrétiens ont été visés plus particulièrement.

Mais sachons aussi reconnaître que nous sommes dans la main de Dieu.

Père Jean-Pierre

Les 10 commandements du chrétien en vacances !

Ne nous trompons pas, pendant les vacances, on peut être moins chrétien ; parfois, on ne l’est pas du tout. On s’autorise un temps d’exception ; une fête sans Dieu ; des dimanches sans messe ; un « no God’s land » touristique, à l’abri des anges en flirtant avec les démons. Bref, tout est inversé : on a mis Dieu en vacances.

Concrètement, que faire ?

1. La météo de la charité : avant tout, se reposer la question du « poids d’amour » que comporteront ses vacances.

2. Dieu dans ses valises : refaire ses valises. Dieu s’y trouve-t-il ? Le plus commode, c’est une petite Bible ; ou une vie de saint ; ou, pourquoi pas, un petit ouvrage de théologie ; en tout cas ce petit Magnificat si complet. N’oublions pas non plus ces signes qui aident à franchir l’invisible : son chapelet ; une petite icône ; une croix. Tout se transporte.

3. Une route dans la foi : la foi est mon lien avec Dieu. C’est Dieu dans mon cœur à tout moment du voyage. Pas seulement cinq minutes dans les brumes du sommeil. Tout le temps.

4. Fuir les lieux sans Dieu : il y a des lieux maudits et pervers. Il faut avoir le courage, oui le courage, de ne pas y aller. On refusera les soirées louches ou peu sûres.

5. Des moments pour Dieu seul : les vacances sont comme un long dimanche, un étalement du repos dominical et donc une anticipation du repos éternel. Alors, posons des actes concrets.

6. Ne pas manquer la messe : bas les masques ! Trop de prétextes pour « ne pas avoir eu le temps » ce dimanche : les horaires de train, d’avion, les ballades en montagnes, les pays sans église. Prétextes !

7. Contempler : sans contact avec la beauté, on s’aigrit vite. Faire l’expérience de la splendeur de ces rayons de Dieu.

8. Témoigner : Pourquoi pas ? En vacances, on ne se contente pas de  « rester » chrétien. On le suscite chez les autres.

9. Servir : Dieu s’est fait homme non pour être servi mais pour servir. La route vers Dieu suit le même chemin. En vacances, on aime se faire servir. Parfois, d’une manière tyrannique. Parce qu’on paye.

10. Se réjouir : si les vacances sont une anticipation du repos éternel, un dimanche sans fin, elles seront joyeuses. Que de vacanciers affairés rouges d’insatisfactions ! Le chrétien se réjouit de tout parce que sa joie est d’abord en Dieu. Il se réjouit même des vacances des autres quand lui-même reste au travail. La joie est le fruit précieux de vacances « réussies » selon Dieu.

Père Jocelyn

Aux sources de la foi

Fils d’Hérode le Grand qui régna de 37 à 4 avant Jésus Christ, Philippe établit sa capitale à Césarée, non loin des sources du Jourdain, aux pieds du mont Hermon, dans un lieu verdoyant où l’eau sourd du sol en de multiples endroits et forme le fleuve qui apporte la vie dans la plaine du Jourdain jusqu’à la mer Morte. C’est là que Jésus emmène ses disciples, hors de la juridiction d’Hérode Antipas qui avait fait décapiter Jean le Baptiste.

Il les interroge sur ce qu’ils pensent de lui et pour la première fois dans le cœur d’un homme la foi sourd : il est « le Christ de Dieu ». C’est Dieu le Père qui l’a inspirée. Simon, en est le terreau. Il va devenir la pierre sur laquelle la foi de l’église naissante s’édifiera et se répandra dans le monde et dans l’histoire, comme un fleuve les pénétrant et leur apportant la vie.

Désormais l’histoire des hommes prend un sens. Ce n’est plus l’éternel recommencement du cycle des saisons et des générations. La foi entraîne des peuples toujours plus nombreux vers l’accomplissement de l’homme en Dieu, le Christ.

Aujourd’hui les jeunes de l’aumônerie Canal–Jeunes font leur profession de foi. Ils se reconnaissent dans cette Eglise qui apporte à l’humanité la vie par la connaissance du Dieu vivant. Lointains descendants de la foi de Saint Pierre transmise jusqu’à eux par les générations d’hommes et de femmes qui en ont vécu, notamment la nôtre. Ils forment la génération qui monte et la portera en ce 21e siècle.

Cette œuvre divine à laquelle nous assistons est le fondement de notre espérance. Puisque le Christ lui-même est à la source de la foi qui constitue l’Eglise et élève l’humanité, il l’accompagne assurément au fil des âges et la fera parvenir de façon certaine au terme de l’histoire.

Père Jean-Pierre

Joyeuse confession !

« Heureux l’homme dont la faute est enlevé,
et le péché remis !
Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense,
dont l’esprit est sans fraude. » (Ps 31,2)

Il y a une joie véritable de se savoir pardonné. Avez-vous fait l’expérience à l’issue du sacrement de la réconciliation, de la légèreté et d’un sentiment de liberté qui s’ouvre soudain. La pécheresse de l’évangile de ce dimanche (Luc 7,36-8,3) a dû percevoir cette joie immense d’entendre Jésus lui dire personnellement « Tes péchés sont pardonné ».

Néanmoins, pour recevoir ce pardon, il nous est nécessaire d’avouer notre péché. Le livre des Proverbes avait déjà parlé de l’aveu comme condition de l’accueil du pardon de Dieu : « Qui cache ses fautes ne réussira pas ; qui les avoue et y renonce obtiendra miséricorde. » (Pr 28, 13). Il ne s’agit pas de vivre maladivement dans une perpétuelle recherche de nos fautes. Cela s’appelle le scrupule. Il ne s’agit pas non plus de se persuader, pour se rassurer, que l’on ne pèche que quand on tue ou vole. Cela s’appelle la négligence. Il s’agit de saisir que nous avons blessé le cœur de Dieu lorsque nous avons agis en recherchant uniquement à satisfaire notre seul intérêt, égoïstement.
Comme exercice pratique, n’oublions pas de reprendre notre journée par un examen de conscience le soir. Qu’ai-je fait qui ait causé du tort à Dieu ? Je nous conseille de ne retenir qu’un tort principal par soir pour mieux concentrer notre attention le lendemain sur celui-ci. A ce sujet, n’oublions pas non plus d’associer à cet examen l’action de grâce de toutes les belles rencontres vécues et de toutes les belles actions opérés dans la journée.

Rappelons-nous que confesser détient deux sens : reconnaitre ses fautes et déborder de reconnaissance pour l’amour miséricordieux de Dieu. Rechercher l’œuvre de Dieu dans notre vie, fixer sur elle notre attention, nous aidera à mieux louer et à reconnaitre en vérité quel mal nous avons pu causer.

Vivons de cette exultation du psaume 31 ! Ne nous privons pas de la chance immense pour nous catholiques, de recevoir le pardon de Dieu dans la confession au prêtre. Comment ne pas être rempli de reconnaissance ?

Père Jocelyn

L’éclatante compassion du Christ

L’évangile de ce dimanche raconte l’épisode du miracle de Naïm. Dans cette localité proche de Nazareth, Jésus voit un cortège funèbre d’un jeune homme, fils unique d’une veuve. Il est pris de compassion. En effet, enterrer un fils, d’autant plus un fils unique, alors que l’on a déjà vécu l’enterrement de son mari, est une peine vraiment accablante. Après cet enterrement, cette femme va se retrouver seule, sans défenseur. Jésus se dirige alors vers la mère éprouvée et lui dire « Ne pleure pas ». Puis, il touche le cercueil, appelle le mort et le jeune homme ressuscite.

Cette femme est bien l’icône de la misère, le symbole de la fragilité de notre condition humaine subissant la mort comme un désordre et une immense souffrance. Mais, par son geste, Jésus montre qu’il n’est pas indifférent aux malheurs des hommes. Il est saisi aux entrailles et ne peut se retenir d’agir. Il montre le visage de Dieu plein de compassion envers ses enfants et qui pénètre au cœur de la douleur pour accompagner l’homme vers la vie éternelle. Il accomplit la parole du prophète Isaïe qui avait exhorté plusieurs siècles auparavant en ces termes : « Consolez, consolez mon peuple dit le Seigneur ».

Où en sommes-nous donc dans la compassion pour notre monde ? Notre cœur ne s’est-il pas durci devant les détresses humaines si nombreuses ? N’oublions pas que la détresse humaine la plus profonde est la détresse de l’âme, du refus intérieur de Dieu. Nous pleurons les corps qui se meurent. Prions aussi pour les âmes qui se meurent aujourd’hui, faute de connaitre la puissance vivifiante de l’évangile.

Père Jocelyn PETITFILS

Pain de Vie

Le Seigneur me parle, à moi présent à la messe, par la bouche du prêtre qui célèbre :
« Prenez et mangez, ceci est mon corps livré pour vous » ;
« Prenez et buvez en tous : ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. »

Parole mystérieuse et confondante, jaillie du passé, répétée des millions de fois de générations en générations, depuis deux mille ans. Je la retrouve telle quelle dans l’évangile !
Et cependant toujours aussi neuve !

Parole qui a suscité des cathédrales, « écrins d’une miette de pain », et fait s’enthousiasmer les foules au passage du Saint Sacrement dans leur quartier, sous une pluie de pétales de roses.
Mon esprit logique et méthodique se rebiffe.

Mais une question taraude mon cœur :
Mon Dieu se donnerait-il réellement à moi aujourd’hui ?

Père Jean-Pierre Durand

Divinisés

A propos de la Trinité, qui pourrait parfois nous sembler une question oiseuse, sans grand rapport avec ce que nous vivons, le Catéchisme de l’Église Catholique affirme (n°234) :

« Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Il est le mystère de Dieu en lui-même. Il est donc la source de tous les autres mystères de la foi, lumière qui les illumine. Il est l’enseignement le plus fondamental et le plus essentiel dans la hiérarchie des vérités de la foi. »

Central, fondamental, essentiel ! Le christianisme ne se comprend qu’à travers la foi en la Trinité.

Si la Trinité n’existait pas, Jésus ne serait qu’un homme. Dieu ne serait plus vraiment notre Père, mais seulement notre créateur. Nous ne serions que les adeptes d’un homme ayant donné sa vie pour les autres, un humaniste. Notre action ne serait plus inspirée par l’Esprit Saint. Elle ne proviendrait que de notre bonne volonté.

La fondation Raoul Follereau œuvre pour les plus pauvres, en particulier les lépreux. Son président est interviewé à la radio. La speakerine lui demande : “Si on vous dit que vous faites une action humanitaire, qu’est-ce que vous répondez ?” Il lui répond : “Je pense que vous avez fait un lapsus : ce n’est pas une action humanitaire, mais caritative !”

On est là au cœur de la foi en la Trinité : l’expérience que fait cet homme est d’être porté par l’amour divin, la charité qui est comme le nom propre de l’Esprit Saint, la troisième personne de la Trinité. C’est par sa puissance qu’il reconnaît pouvoir aller vers les lépreux.

Dans cette fête de la Trinité, c’est ce que nous reconnaissons. Nous sommes habités par Dieu. Le salut va jusque là. Nous nous reconnaissons comme étant plus que des créatures de Dieu. Cela Voltaire l’avait dit, qui voyait Dieu comme un grand horloger, un fabriquant. Car il faut bien que quelqu’un ait fabriqué tout ce qui existe et qui manifeste une telle intelligence. Mais nous sommes plus que des créatures. Dieu vit en nous, il nous inscrit en son Fils éternel. « Il nous a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu » (Jean 1, 12).

Père Jean-Pierre Durand

Se laisser conduire par l’Esprit

A Jérusalem, dix jours après l’Ascension de Jésus, les apôtres sont restés à attendre le don que Jésus leur avait préparé. Ils ont obéit à la parole de Jésus de veiller dans la foi. Ils se sont rendus disponibles, ouverts à l’accueil de l’Esprit Saint. Et, l’Esprit s’est répandu sur eux. Depuis cet instant, la source de l’Esprit ne s’est jamais tarie. L’eau promise par Jésus à la Samaritaine est bien devenue fleuve. Elle s’est propagée aux quatre coins du globe, comme un liquide qui s’infiltre dans les plus petits interstices. A l’humanité, il a donné cette eau vive du salut. Jésus utilise cette image de l’eau pour décrire l’Esprit Saint parce que, comme l’Esprit, « l’eau est à la base de tout ; parce que l’eau produit la végétation et la vie ; parce que l’eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce qu’en tombant sous une seule forme, elle opère de façon multiforme. Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait toute à tous. Elle n’a qu’une seule manière d’être, et elle n’est pas différente d’elle-même. La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici ou là, mais, en s’adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui convient » (St Cyrille de Jérusalem).

Accueillons cette eau de la vie. Nous vivons dans un monde fermé à double tour ; verrouillé par des millions de clés. Laissons la porte ouverte au don de Dieu. Lui seul transforme notre être, le féconde comme une plante. Lui seul nous conduit au repos de l’âme, à la joie véritable. Ne cherchons pas à maîtriser tout seul notre vie, à en contrôler les moindres détails. « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c’est un Esprit qui fait de vous des fils » (Rm 8, 14-15). Mettons notre confiance dans l’Esprit de Dieu. Osons réaliser les coups d’audace que désire l’Esprit. Les apôtres ont fait confiance, ils n’étaient pas meilleurs que nous. « Puisque l’Esprit est notre vie, laissons-nous conduire par l’Esprit» (Ga 5,25).

Père Jocelyn PETITFILS