Démarche jubilaire pour l’année de la Miséricorde

Cette année 2016, le pape François invite chaque chrétien à vivre un pèlerinage auprès d’une église jubilaire de son diocèse pour recevoir la grâce de l’indulgence plénière.

Ce dimanche 3 avril 2016, dimanche de la Miséricorde, la paroisse vit un pèlerinage à la basilique Notre-Dame du Perpétuel Secours, une des huit églises jubilaires du diocèse de Paris. Nous passerons la porte sainte dans cette église.

L’indulgence plénière n’est pas un sacrement. Le sacrement du pardon, permet au baptisé d’être pleinement rétabli dans l’amitié de Dieu. Dans ce sacrement, Dieu, par l’absolution prononcée par un prêtre qui y est habilité, pardonne les péchés du baptisé qui vient demander d’être réconcilié avec Dieu. Le baptisé reçoit également la grâce de l’Esprit-Saint pour pouvoir lutter toujours mieux contre le péché. Mais, le sacrement de réconciliation n’enlève pas tout. En effet, lorsque nous péchons, nous participons à propager le mal dans le monde, nous participons à le rendre moins beau. Nous devenons « débiteurs » envers Dieu et souvent envers les hommes des conséquences de notre péché. Pour mieux comprendre ce lien, par exemple, si nous avons volé un objet chez quelqu’un, nous sommes tenus de le lui restituer pour que cessent les conséquences du vol. Si nous avons déchiré volontairement un dessin que quelqu’un aimait, nous sommes tenus de le restaurer.

Nous devons faire cesser les conséquences de notre péché. Le sacrement de la réconciliation ne permet pas cette réparation. Il n’enlève pas la « peine » que nous devons accomplir. Nous sommes invités à accomplir cette peine dès cette terre sinon nous l’emporterons au purgatoire avec nous. Il y a deux sortes de peines : les peines dues pour compenser les désordres en chaînes introduits dans le monde par les péchés commis et les peines dues pour effacer les « résidus du péché » dans l’âme du pécheur elle-même. Par cette dernière expression, on désigne la propension à tomber à nouveau dans les mêmes fautes.

L’indulgence permet d’enlever ces deux sortes de peine. En quelque sorte, devant notre désir de réparer les conséquences des fautes commises, Dieu se montre « indulgent » et les enlève. L’indulgence peut être partielle ou plénière. Elle peut être demandée pour nous-mêmes ou pour quelqu’un d’autre.

Une indulgence plénière peut être obtenue après avoir effectué une démarche précise. Les conditions habituelles pour l’obtenir sont : – le désir de changement de vie, – la confession sacramentelle avec absolution personnelle, – la prière aux intentions du Pape, – la profession de foi (en récitant le « Je crois en Dieu »).

Au mois d’avril, les intentions du Pape sont les suivantes : – Pour que les petits exploitants agricoles reçoivent une juste rémunération pour leur travail précieux. – Pour que les chrétiens d’Afrique témoignent de leur foi au Christ au milieu des conflits.

Père Jocelyn PETITFILS

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