Pentecôte

Le Temps pascal s’achève, en nous révélant son vrai visage : il est le temps de l’Esprit Saint. Une double effusion de l’Esprit le marque au premier et au dernier jour, au soir de la Résurrection et au matin de la Pentecôte, comme nous le rapportent la lecture de l’Évangile et celle des Actes des Apôtres.

Dans une sorte de méditation sur la Parole de Dieu, la liturgie nous présente l’Esprit Saint à la fois comme une force d’expansion communautaire et comme un principe d’intériorisation. L’Esprit de Dieu remplit l’univers dont il assure l’unité, il sanctifie l’Église « chez tous les peuples et dans toutes les nations », il répand ses dons « sur l’immensité du monde ». Mais, en même temps, il pénètre les cœurs, il les remplit du feu de son amour et les « ouvre à la vérité tout entière ». Il est le principe vital du chrétien, en qui il agit tour à tour à la manière du feu qui brûle et la source d’eau vive qui régénère. Qu’il gouverne le corps de l’Église ou qu’il modèle chacun des baptisés, son but est de faire chanter à tous les merveilles de Dieu.

C’est dans l’assemblée des croyants, l’Église, que nous pouvons rencontrer Jésus ressuscité et devenir des témoins. Dieu se donne à tous, quels qu’ils soient. Comme une nouvelle de plein vent, l’Évangile ne s’écrit pas dans un livre mais dans toute vie humaine. Tout homme est un livre ouvert ou l’Esprit grave et où les autres peuvent lire l’amour du Père.

Église, ouvre largement tes portes pour annoncer, construire et vivre un monde de joie, de paix et de pardon, le monde de l’Esprit.

Maurice BUREL, Diacre

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