Un seul peut tout faire basculer

« Dix petits chrétiens sortirent de la messe. L’un d’eux trouva le sermon barbant ! Il n’en resta plus que neuf. Neuf petits chrétiens prièrent jour et nuit. L’un d’eux n’obtint pas la place qu’il voulait. Il n’en restait plus que huit. Huit petits chrétiens se trouvèrent sur l’étroit chemin de la vie. L’un d’eux préféra la voie plus large. Il n’en resta plus que sept. Sept petits chrétiens se disputèrent âprement. L’un d’eux se fâcha vraiment et dit adieu. Il n’en resta plus que six. Six petits chrétiens parlèrent de la liturgie. L’un d’eux regretta le latin. Il n’en resta plus que cinq. Cinq petits chrétiens s’accrochèrent aux « traditions ». L’un d’eux entendit : « Ton Dieu est mort. » Il n’en resta plus que quatre. Quatre petits chrétiens, en militant eurent quelques mérites. L’un d’eux n’obtint pas de décoration. Il n’en resta plus que trois. Trois petits chrétiens qui eurent chacun, leurs idées. L’un d’eux devint millionnaire malhonnêtement. Il n’en resta plus que deux. Deux petits chrétiens se trouvèrent bien seul à deux. Ils se disputèrent la meilleure place. Alors, il n’en resta plus qu’un !

Un seul petit chrétien sincère, un homme rempli de pensées paisibles, se fit l’ami de son ennemi. Et voilà qu’ils étaient deux ! Deux petits chrétiens modestes se mirent au travail, joyeux. Ils ne demandèrent rien, mais partagèrent tout. Et voilà qu’ils étaient quatre ! Quatre petits chrétiens tout à fait ordinaires furent toujours prêts à rendre service. Chacun, secouru, se mit à secourir les autres. Et voilà qu’ils étaient huit ! Huit petits chrétiens de tempérament aimable. Sollicitèrent la bénédiction de Dieu, mais aussi le service des hommes. Et voilà qu’ils étaient neuf. Neuf petits chrétiens virent Dieu en leur prochain. Ensemble, ils chantèrent sa gloire. Et voilà qu’ils étaient dix ! Dix petits chrétiens vécurent la vie de Celui qui est la Vie. Comme lui, ils se dépensèrent au service, non au service d’une institution, mais au service de l’homme (et de Dieu bien sûr). Et voilà que, comme jadis, en un jour, ils devinrent mille… » (TREVET (Pierre), Paraboles d’un curé de campagne, tome III, éditions de l’Emmanuel, p. 142-143).

Notre mission paroissiale arrive à grands pas, dans moins d’un mois désormais. Que cette histoire nous aide à croire que le plus petit service que l’on donnera humblement durant cette mission pourra faire croitre le Royaume de Dieu et, nous l’espérons, toucher de nombreux cœurs.

Père Jocelyn PETITFILS

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