Paul VI et l’évangélisation

Le 14 octobre prochain, à Rome, le pape François reconnaitra saint le pape Paul VI. Après Pie X, Jean XXIII et Jean-Paul II, il s’agit du 4ème pape du XXème siècle  canonisé !

Il est « une des figures les plus lumineuses, les plus attachantes, les plus courageuses aussi d’évêques sur le siège de Pierre » (Daniel Ange). Souvenons-nous de son encyclique « Humane vitae » sur la régulation des naissances publiée héroïquement en 1968 dans un vent violent de relativisme moral même chez des évêques.

En 15 ans (1963-1978), ce grand pape francophile a inauguré des œuvres dont les grâces portent toujours l’Eglise aujourd’hui : les premières applications des réformes du Concile Vatican II ; les premières réformes simplificatrices de la Curie ; les premiers grands voyages intercontinentaux ; le premier pèlerinage d’un pape en Terre sainte ; les premières humbles demandes de pardon au nom de toute l’Église ; les premières grandes rencontres œcuméniques.

Vers la fin de son pontificat, il rédigea une exhortation apostolique sur la mission : « Evangelii nutiandi », « Annoncer l’Evangile ». Elle nous intéresse vivement à deux mois de notre grande mission paroissiale de décembre prochain. Paul VI y rappelle la parole du Christ : « j’ai été envoyé pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres » (Lc 4,43) que nous devons faire nôtre. Pour lui, l’Eglise « existe pour évangéliser, c’est-à-dire pour prêcher et enseigner, être le canal du don de la grâce, réconcilier les pécheurs avec Dieu, perpétuer le sacrifice du Christ dans la sainte messe » (§14). Les voies de l’évangélisation sont multiples. Il rappelait que le témoignage d’une vie authentiquement chrétienne était la première voie : « L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins » (§41). Il n’oubliait pas non plus la transmission verbale indispensable du message du Christ ni l’impact du contact et du suivi personnel.

Enfin, avant de nous donner dans cette mission, écoutons ce précieux conseil : « Les techniques d’évangélisation sont bonnes mais les plus perfectionnées ne sauraient remplacer l’action discrète de l’Esprit. La préparation la plus raffinée de l’évangélisateur n’opère rien sans lui » (§75). Viens Saint Esprit nous donner ton feu pour embraser le monde de l’amour consolateur de Dieu !

Père Jocelyn PETITFILS

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