Tout ramener à l’UN

Nous fêterons, au cours de ces deux week-ends, deux fêtes qui nous font entrevoir notre vocation ultime : par le Saint Sacrement, le Christ nous agrège à son corps, nous ramenant à l’unité avec lui, qui ne fait qu’un avec le Père et le Saint Esprit.

« Aux germes de désagrégation entre les hommes qui, à l’expérience quotidienne, apparaissent tellement enracinés dans l’humanité à cause du péché, s’oppose la force génératrice d’unité du corps du Christ. En faisant l’Église, l’Eucharistie crée proprement pour cette raison la communauté entre les hommes » (Vatican II, Lumen Gentium 1). Tout clivage, en particulier celui de la pauvreté si présent dans notre quartier, est aboli. « Tu veux honorer le corps du Christ ? Ne le méprise pas lorsqu’il est nu. Ne l’honore pas ici, dans l’église, par des tissus de soie, tandis que tu le laisses dehors souffrir du froid et du manque de vêtements. Car celui qui a dit : Ceci est mon corps, et qui l’a réalisé en le disant, c’est lui qui a dit : Vous m’avez vu avoir faim, et vous ne m’avez pas donné à manger, et aussi : Chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait… Quel avantage y a-t-il à ce que la table du Christ soit chargée de vases d’or, tandis que lui-même meurt de faim ? Commence par rassasier l’affamé, et avec ce qui te restera, tu orneras ton autel » (Saint Jean Chrysostome, homélie sur l’Évangile de Matthieu 50, 3-4).

C’est ainsi que l’humanité est en marche vers le Dieu UN. Celui qui se révèle comme trois personnes ne formant qu’un seul être concret. 

Tous les efforts de pardon, de concorde, de fraternité et de solidarité, de quelque façon que l’on décline le mot « communion », verront leur aboutissement dans l’humanité régénérée en la Trinité, une et éternelle.

Père Jean-Pierre Durand

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