Demeurez en mon Amour

Ce dont le monde a le plus besoin : Agapè, Caritas, Amour. « Demeurez en mon Amour« , dit le Christ.

Pour vivifier le monde, le Christ ressuscité se fait vigne et nous, sarments. La sève de son Amour se fraie un passage dans nos coeurs.

Il ne désire pas produire des chrétiens comme un charpentier fabrique des poutres et des chevrons. Il ne s’agit pas d’endoctriner mécaniquement des adeptes. Mais de transmission de la Vie. Qu’il nous greffe sur Lui. Et fasse de nous ses frères, d’autres Christs.

« Comme un artiste utilise un instrument et en tire quelque chose au-dessus de sa nature d’instrument : de la joie, de la tristesse, de la prière, quelque chose d’humain, de-même, Dieu, par la grâce créée infusée en notre âme, nous a adapté à lui pour tirer de nous quelque chose de divin. D’où le fruit porté, qui lui rend gloire.

La grâce vient dans l’essence de l’âme, le tronc, puis va répandre dans nos facultés (les branches) les vertus théologales (foi, espérance et charité).

Transplantation en nous des principes de connaissance et d’amour qui sont infinis en Dieu » (Cardinal Journet).

L’homme s’achève dans le Christ, y trouve son plein accomplissement. Libéré de ses péchés, de ses avidités, de ses erreurs et ignorances, pourvu qu’il demeure dans l’Amour du Christ et sa Parole. Les premiers chrétiens « étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » (Ac 2, 42).

Être assidu ou demeurer, n’est-ce pas équivalent ? Plutôt que de picorer de-ci de-là, et ne pas s’enraciner. Au contraire, s’approfondir dans la connaissance du Christ qui surpasse toute connaissance, pour avoir part à sa Charité, « avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts » (Ph 3, 10).

Père Jean-Pierre Durand

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