Au secours, une 2nde mise en « quarantaine » !!

Depuis le 1er avril, nous voici entrés dans le temps pascal. Je ne sais pas si vous avez saisi, mais après avoir vécu 40 jours pour apprendre à mieux aimer Dieu et ceux qui nous entourent par le jeûne, la prière et le partage, nous voici embarqués à nouveau dans une nouvelle « quarantaine ». Encore une ! Pas de panique. C’est vrai que le nombre 40 a une symbolique forte. On sait que c’est le nombre d’années durant lequel le peuple Hébreu a marché dans le désert après sa sortie de l’esclavage d’Egypte. C’est aussi le nombre de jours durant lequel Jésus a été au désert, tenté par le démon. Ces deux références nous sont utiles en temps de Carême. Le Carême étant un temps de pénitence, le désert est le lieu propice au recueillement, au silence pour se préparer à l’avènement de notre salut, Pâques. Mais, ayant été libéré par la victoire de Jésus sur la mort, par sa Résurrection, pourquoi se remettre alors en « quarantaine » ? Quel mal avons-nous fait pour mériter cela ?

En réalité, le temps pascal est un temps pour apprendre à vivre en ressuscité, en être vivant, plein « de joie et d’allégresse » comme nous y invite le Pape François dans sa toute nouvelle exhortation apostolique publié le 9 avril. Le piège dans lequel nous pourrions tomber, c’est de croire que comme le Carême est passé, nous n’avons plus à faire d’effort pour nous convertir. Nous pourrions retourner à nos vieilles habitudes de péché. Or, vivre en ressuscité est tout un programme ! Cela mérite bien de se poser 40 jours pour méditer sur ce mystère immense : Jésus nous donne part à sa Résurrection ! Pour être plus précis, le temps pascal dure 50 jours car il nous est donné 10 jours de plus entre l’Ascension de Jésus au Ciel et la Pentecôte, 10 jours pour se préparer à recevoir l’Esprit Saint. Dans l’Exode, le nombre 40 est aussi utilisé pour préparer un autre événement : le don de la Loi. Cet événement est propice à nourrir notre foi durant le temps pascal. Moïse a passé ainsi 40 jours sur le Mont Sinaï avant de recevoir les tables de la loi, utiles pour aider le peuple nouvellement libéré de l’esclavage d’Egypte à ne pas retomber dans un autre esclavage, plus redoutable encore : celui du péché. Il est dit que durant cette période « la gloire du Seigneur s’établit sur le Mont Sinaï » et qu’elle avait l’aspect d’une flamme dévorante. Il est même dit que Moïse pénétra dans cette flamme !

Brûlons nous aussi de l’amour de Dieu durant ce temps pascal, en vivant au-dedans de la flamme ardente du Christ ressuscité. Amen, Alléluia !

Père Jocelyn PETITFILS

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