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Viens, Esprit Saint !

L’histoire se passe dans un pays d’Amérique du Sud.

Un papa, qui ne sait ni lire ni écrire, vient de gagner à un jeu télévisé une belle voiture. Il prend son fils avec lui et s’en va donc à la ville voisine, chez le concessionnaire Mercedes où l’attend un représentant de la chaîne de télévision.

Arrivé chez le concessionnaire, on lui présente la voiture, magnifique, confortable, robuste, puissante… Ému, il monte dedans. On lui remet les clés et il s’en va. Fier de rouler dans une si belle voiture. Le chemin est tellement plus agréable à faire qu’à l’aller. Car le village est loin !

Les heures s’écoulent, délicieuses, jusqu’au moment où, tout à coup, après quelques soubresauts, le moteur s’arrête. Le papa ne comprend pas. Il fait le tour de la voiture, il ouvre le capot du moteur : tout à l’air en ordre. Alors un doute lui vient. Il se dit en lui-même : « C’est cela sans doute, une Mercedes. C’est magnifique, mais il faut pousser. » Et il se met à pousser. Son jeune fils se met à pousser aussi. Soudain le chemin lui paraît horriblement difficile. La voiture lui semble maintenant particulièrement lourde. Et le chemin, pourquoi n’est-il pas plat ? Chaque mètre n’est gagné qu’au prix d’un effort croissant. Pourtant, au bout d’un certain temps, ils trouvent un second souffle qui leur permet de poursuivre leur effort.

Malgré tout, vient le moment où, épuisés, ils doivent s’arrêter de pousser. Pendant que le papa se repose au bord du chemin, le petit garçon monte dans la voiture et, tout en fouillant dans la boîte à gants, trouve le mode d’emploi de la Mercedes. Il se met à le lire et, bondissant sur ses pieds, rejoint son père : « Papa, regarde ce qui est écrit ici : par ce bouchon, il faut mettre de l’essence dans le réservoir. Peut être n’y en a-t-il plus ? » Effectivement, le père comprend alors le sens de l’aiguille sur le zéro de cet indicateur. Après avoir trouvé de l’essence la voiture s’anime de nouveau. La Mercedes avance !

Combien de fois ne sommes-nous pas comme ce papa ? Le mariage, c’est beau, c’est grand. Mais il faut pousser ! Le sacerdoce ? C’est magnifique. Mais il faut pousser ! La vie religieuse et même la vie chrétienne tout simplement : c’est extraordinaire, c’est un idéal. Car il faut pousser ! L’évangélisation, c’est lourd, épuisant. On a peur.

N’avons-nous pas oublié l’Esprit Saint ? Dans l’évangile est écrit : « Mon joug est aisé et mon fardeau léger ».

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