Archives de catégorie : Paroisse missionnaire

10. La journée de formation pastorale

Il nous a été donné de vivre un temps fort le samedi 7 octobre, avec l’EMI qui dispensait une très riche journée de formation pastorale à laquelle les membres du conseil pastoral, les responsables des principales activités de la paroisse et quelques paroissiens ont participé (plus de vingt personnes).

Plusieurs thèmes ont été abordés :

  • Devenir des disciples missionnaires. Transmettre la Bonne Nouvelle nécessite en effet un coeur de pasteur à l’égard de tous les hommes. Le Christ, par sa relation privilégiée avec ses apôtres, les a formé en ce sens. Il reste notre modèle pour conduire les fidèles à devenir apôtres du Seigneur.
  • Une réflexion sur les activités paroissiales. Les actions que nous menons ne peuvent être simplement le produit des opportunités ou des désirs de chacun. Comment permettent-elles de faire avancer les personnes sur le long terme ? Comment répondent-elles aux besoins du quartier ? Comment correspondent-elles aux charismes donnés par le Seigneur aux paroissiens ? Quel fruit portent-elles ?
  • Réfléchir à une vision pastorale. Pour donner un but, un élan, rassembler, il est nécessaire d’expliciter l’orientation pastorale de la paroisse. Son élaboration, nécessairement lente, est un travail qui portera ensuite des fruits.

➡️ À la suite de ces réflexions et de l’observation de la paroisse par l’EMI, nous travaillerons, cette année, au Conseil Pastoral, à l’évaluation des différentes activités paroissiales et à l’élaboration d’une vision pastorale pour les prochaines années.

Père Jean-Pierre Durand

9. L’observation de la paroisse par l’EMI

L’EMI (Equipe Missionnaire Itinérante) qui nous coach pour cette mission paroissiale, est venue découvrir la paroisse du 4 au 6 octobre.

Ils nous laissent leurs impressions :

A la suite de notre séjour pour découvrir votre belle paroisse, nous avons travaillé en équipe pour vous communiquer nos impressions, ce que nous résumons ici en 3 points : 

1 – Forces paroissiales existantes 

2 – Un tournant à saisir 

3 – Éléments pour une vision 

1 – Forces existantes 

Tous les membres de notre EMI ont été heureux de votre accueil mais davantage encore des nombreuses potentialités de votre paroisse : 

– Achat récent d’une ‘vitrine’ donnant sur la rue (dont certaines finalités restent à préciser). 

– Votre cour intérieure est une petite oasis chrétienne dans ce quartier animé. 

– Les différentes facettes de votre quartier en font une véritable terre de mission parmi lesquelles il vous faudra choisir. 

– À la suite des nouveaux horaires, le nombre des messalisants est en croissance. 

– Catéchisme et aumônerie touchent de nombreux enfants, ce qui permet, à travers eux, d’atteindre leurs parents. 

– De même la présence des soeurs [Servantes de Pauvres] et du Rocher favorise le rayonnement de la paroisse au sein du quartier, et ce, tout au long de l’année. 

– Le repas du dimanche et les Journées d’Amitié constituent de vrais lieux de convivialité au sein de la paroisse. 

– Le sondage interne effectué témoigne d’un désir fréquent chez les paroissiens de voir bouger leur paroisse et a manifesté leurs attentes personnelles. 

– Votre équipe noyau est très prometteuse, et le sera davantage quand vous aurez défini une vision commune. 

Tous les paroissiens rencontrés ne semblent toutefois pas conscients de ces atouts que nous avons constatés et qui nous ont réjouis. 

La mission ne pourrait-elle pas aider les paroissiens à en prendre conscience ? 

2 – Un tournant à saisir 

Votre mise en mission, le sondage effectué, la visite récente du Cardinal… nous semblent autant d’éléments significatifs témoignant que vous vous trouvez à une étape charnière pour la paroisse ; elle attend, nous semble-t-il, un nouvel élan pour passer un cap. 

Dans cette optique, il paraît clair que le contact avec le quartier devrait être à conservé et même développé : il y aurait un danger pour les paroissiens à ‘rester entre eux’ dans une attitude timorée par rapport aux changements démographiques et sociaux des dernières décennies. 

3 – Éléments pour une vision pastorale

Ce qui suit constitue des pistes possibles, soumises à votre discernement et approbation. Nous tenons simplement à distinguer ici ce qu’est une première vision pastorale des moyens et outils pour sa mise en œuvre. 

– Ce quartier en mutation nous a semblé souvent subi par les paroissiens (drogue, violence…) : ceci ne peut-il pas être transformé en appel ? 

– Pourquoi ne pas choisir de devenir ensemble un instrument de compassion et d’annonce de l’Évangile pour les habitants du quartier ? Par surcroît, cette vision s’appuie sur une réalité existante : la présence de la chapelle Notre-Dame-des-Malades et de sa statue dans votre cour intérieure. 

La mission ne pourrait-elle avoir comme finalité que chaque paroissien devienne progressivement convaincu de cette vision et apporte sa pierre à cette œuvre commune ? 

La chapelle Notre Dame des Malades pourrait ainsi trouver sa vocation de sanctuaire de la compassion/miséricorde pour le quartier et même plus largement. 

La personne de saint Joseph et son charisme pourraient aussi être intégrés dans cette recherche d’une vision, allant d’un regard chrétien posé sur le quartier à la Bonne Nouvelle du salut. Il y a là pour le moins une authentique piété populaire à accueillir, faire grandir et éduquer. 

Remarque complémentaire : dans votre façon d’inviter, de travailler et d’envisager la mission, il nous semble important d’intégrer toutes les composantes de la paroisse pour continuer à construire l’unité. 

 

8. Vos réponses au sondage du 17 septembre (suite)

Dépouillement du sondage

Le 17 septembre, après l’homélie, nous vous faisions remplir un questionnaire sur la mission paroissiale pour mieux vous connaître. Les trois premières questions ont été rapportées dans la newsletter du 28 octobre. Voici la synthèse de vos réponse pour la dernière question :

Question 4 – Quelle paroisse Idéale aimeriez-vous trouver ?

Un lieu où on se croise davantage autour de projets communs – Une paroisse ouverte à tous, joyeuse visible, accueillante, conviviale qui ferait plusieurs activités en dehors ou même au sein de la paroisse au service des hommes.

Les mots clés qui reviennent le plus souvent dans les réponses sont les suivants :

Fraternité, Accueil, Convivialité, Écoute.

Nous avons également identifié un grand besoin de Partage et Guérison des relations au sein de notre communauté paroissiale.
Vos réponses nous renforcent également dans la conviction de continuer à construire « la Maison » en tant que « Famille ».
Nous sommes enfin heureux d’avoir constaté que beaucoup de paroissiens trouvent la paroisse déjà accueillante et fraternelle.

Propositions autour de la notion d’accueil et de rayonnement
– Organiser des évènements (conférences, témoignages)
– Investir l’espace de la cour de l’église pour des moments paroissiaux
– Aller aux périphéries comme l’invite le Pape François.
– Chanter ensemble. Une chorale paroissiale multiculturelle – Plus de vivacité dans les chants (chorale, percussion – instruments de musique)
– Créer un groupe de prière
– Informer régulièrement des évènements à venir à la fin des messes
– Proposer des servantes de messe filles
– Accueillir des divorcés remariés sous forme de partage – témoignages
– Proposer des homélies qui nourrissent et qui aident à vivre l’évangile dans la semaine
– Accueillir des non-chrétiens qui ne savent pas comment ou quoi faire en entrant dans une église
– Créer une permanence d’écoute pour les personnes en difficultés
– Favoriser les moments pour se connaitre : apéros, petits groupes mélangés à dessein pour se connaitre
– Des journées de l’amitié plus fréquemment (une autre au printemps par exemple)
– Permettre aux femmes de pouvoir accéder au sacerdoce
– Améliorer la solidarité, l’entraide et le partage
– Offrir des temps de réflexion
– Pouvoir participer à la réflexion et à l’évaluation des actions et pas seulement aux actions, où les délégations sont claires, où le curé dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit
– Créer un groupe pour le « recommençant »

Propositions pratiques
– Un écran avec les paroles pour que tout le monde puisse participer à la messe
– Améliorer la lecture et proposer aux ados de lire
– Aider plus les personnes démunies (vêtements, repas…) Ne pas chasser une personne sans abris assise devant l’accueil pendant la journée
– Avoir l’exposition du St Sacrement après la messe
– Création de petites fraternités de rencontre et d’étude dans différents quartiers
– Une meilleure sono
– Voir plus de personnes aux services (lectures, distribution des feuilles, processions. Associer les nouveaux à ces petits services
– Créer une bibliothèque pour donner en prêt des livres
– Adapter la décoration, préparation du chœur en fonction de la liturgie (fleurs, drapés, affiches…)

7. Vos réponses au sondage du 17 septembre

Vous avez été très nombreux à répondre au sondage que nous vous proposions après l’homélie, le dimanche 17 septembre, concernant la mission paroissiale.
Nous restituons ici vos réponses pour les trois premières questions. Nous vous communiquerons les réponses pour la 4e question pour la prochaine newsletter.

Vous pouvez déjà voir ici que beaucoup d’entre vous sont prêts à s’investir, d’une manière ou d’une autre dans cette mission paroissiale.

sondage-q-1-1

Une très grande majorité de paroissiens sont fidèle à la paroisse depuis de très nombreuses années !

De moins d’un an à plus de 70 ans !

sondage-q-2-2

sondage-q-2-3

Beaucoup de talents ont été exprimés pour soutenir notre projet d’évangélisation.
Pour la grande majorité 23% des paroissiens sont prêts à s’investir par la prière et l’intercession. 21% sont prêts à s’investir par une participation à la lecture. 16% via la chorale et le chant. Près de 10% des paroissiens sont prêts a témoigner de leur foi pour évangéliser.

presentation-sondage-q-3-1

presentation-sondage-q-3-2

163 réponses obtenues :

La majorité des paroissiens déclarent, en ordre de préférence, qu’ils aimeraient évangéliser en :

  1. Participant à des événements paroissiaux (63 pers)
  2. Parlant de Dieu à des proches (40 pers)
  3. Parlant de Dieu à des personnes du quartier (22 pers)
  4. Accueillant (16 pers)

6. Des grandes dates pour cette année

Nous avons fait appel à l’équipe missionnaire itinérante pour nous aider à réaliser la mission paroissiale de novembre 2018. Qui sont-ils?

C’est une équipe basée à Lyon, née il y a trois ans, d’une douzaine de personnes de tous états de vie (étudiants, jeunes professionnels, couples, prêtres et célibataires consacrées), membres de la Communauté de l’Emmanuel, qui arrêtent durant une ou plusieurs années leurs activités professionnelles pour se mettre au service de l’évangile. « Nous voulons mettre les chrétiens en état d’appeler à la conversion et au baptême. Nous voulons rejoindre les personnes aux périphéries de l’existence, pour reprendre les mots du pape François !… Notre rêve est que vous ayez vous aussi un « besoin missionnaire » et que vous nous invitiez pour nous mettre ensemble au service de l’annonce joyeuse de l’Evangile ». Ils ont déjà à leur actif de nombreuses missions et capitalisent aussi l’expérience des très nombreuses missions paroissiales réalisées par les Emmanuel School of Mission depuis trente ans. Ils viennent d’éditer le livre Paroisse en feu où ils détaillent le processus de ces missions paroissiales et vous pouvez aussi les retrouver sur www.oselamission.fr.

Nous les avons donc invités pour nous coacher, nous préparer, nous former, nous conseiller, et finalement être avec nous pour cette mission paroissiale.

Après avoir, début octobre, observé notre paroisse, ils nous proposeront cette année un certain nombre d’événements à ne pas rater : vous y êtes tous chaudement invités.

Une journée de formation pastorale (7 octobre) ; une semaine de rencontre / formation sur la mission et lancement d’équipes missionnaires (fin janvier) ; une retraite en soirée durant le carême sur le thème Disciple-missionnaire ; un week-end d’évangélisation (26-27 mai) avant la réalisation de la mission paroissiale la Semaine de Portes Ouvertes (17-25 novembre).

Notre équipe noyau, que nous vous avons présentée le 2 juillet, est déjà en contact avec eux et bénéficie d’un soutien particulier de leur part.

Nous serons appelés à les accueillir et à les loger, lors de leurs séjours dans la capitale. J’espère que nous leur ferons tous un bon accueil.

Père Jean-Pierre Durand

4. 2018 l’année de la mission paroissiale

Lancement de la Mission Paroissiale

Dimanche 2 juillet, nous vous annoncions une mission paroissiale pour fin 2018 qui sera préparée tout au long de l’année 2017-2018.

C’est toute la paroisse, chacun de nous, chacun des services paroissiaux que nous appelons à participer à cette mission.

Qu’est-ce qu’une mission paroissiale ?

« “La mission paroissiale consiste en une série d’exercices religieux donnés dans une paroisse ou un groupe de paroisses par un ou plusieurs prédicateurs extraordinaires, afin d’obtenir la conversion des populations ou l’approfondissement de leur vie”.

« Elle se distingue de la “prédication ordinaire”, assurée par les prêtres de la paroisse, et les retraites destinées à un groupe restreint de fidèles pour qu’ils puissent progresser dans la foi.
La mission s’adresse à tous et elle s’insère dans l’existence ordinaire de la paroisse. Elle suppose un certain temps, où toute la paroisse se mobilise, aussi bien pour sa préparation que pour son déroulement.

Le but des missions paroissiales

« Même si la forme des missions paroissiales évolue, s’adapte en fonction des populations et des prédicateurs, le but reste le même qu’à l’origine : la conversion durable et sincère de la population résidant sur le territoire de la paroisse.

« Les paroisses savaient qu’une seule mission ne suffirait pas pour que tous en bénéficient. Elles savaient aussi que les bonnes résolutions prises un jour peuvent se perdre avec le temps. C’est pourquoi elles prévoyaient régulièrement de faire venir des missionnaires extraordinaires afin d’être renouvelées, rajeunies et revivifiées. Cela faisait partie de leur pastorale.

« L’arrivée de missionnaires était donc un événement extraordinaire, mais naturel.

(Extraits du site Internet du diocèse de Bayonne)

En savoir plus

 L’équipe responsable de la mission

Nous avons été heureux de vous présenter les paroissiens qui forment l’équipe de pilotage de cette mission d’évangélisation paroissiale. Elle est constituée de :
– Jean-Luc et Agnès Cousineau (coordinateurs)
– Mère Marie-Benoît et Renaud Glénat (conseillers)
– Renaud Glénat (grands événements)
– Nathalie Koffi (communication)
– Julia et Thibaut Fruchard (évangélisation)
– Olivier Doaré (accueil / Compassion)
– Thierry et Euphrasie Maudet (logistique)
– Florence Dedeystère (Liturgie)

Ils feront largement appel à vous tout au long de l’année prochaine. Chacun de nous, selon nos compétences et nos charismes pouvons participer à cette mission paroissiale et transmettre la Bonne Nouvelle.

L’EMI

C’est l’EMI (Equipe Missionnaire Itinérante) qui viendra spécialement sur notre paroisse durant l’année 2017/2018 pour la préparation et la réalisation de cette mission.

Nous vous les présenterons dans la prochaine lettre d’information.

Père Jean-Pierre

3. Qu’est-ce qu’une mission paroissiale ?

2018 sera pour nous l’année de la Mission Paroissiale. Qu’est-ce que c’est ?

“La mission paroissiale consiste en une série d’exercices religieux donnés dans une paroisse ou un groupe de paroisses par un ou plusieurs prédicateurs extraordinaires, afin d’obtenir la conversion des populations ou l’approfondissement de leur vie”.

Elle se distingue de la “prédication ordinaire”, assurée par les prêtres de la paroisse, et les retraites destinées à un groupe restreint de fidèles pour qu’ils puissent progresser dans la foi.
La mission s’adresse à tous et elle s’insère dans l’existence ordinaire de la paroisse. Elle suppose un certain temps, où toute la paroisse se mobilise, aussi bien pour sa préparation que pour son déroulement.

Le but des missions paroissiales

Même si la forme des missions paroissiales évolue, s’adapte en fonction des populations et des prédicateurs, le but reste le même qu’à l’origine : la conversion durable et sincère de la population résidant sur le territoire de la paroisse.

Les paroisses savaient qu’une seule mission ne suffirait pas pour que tous en bénéficient. Elles savaient aussi que les bonnes résolutions prises un jour peuvent se perdre avec le temps. C’est pourquoi elles prévoyaient régulièrement de faire venir des missionnaires extraordinaires afin d’être renouvelées, rajeunies et revivifiées. Cela faisait partie de leur pastorale.

L’arrivée de missionnaires était donc un événement extraordinaire, mais naturel.

Historique

Les origines des Missions Paroissiales remontent au renouveau spirituel des 12ème et 13ème siècles, sous l’impulsion de grands prédicateurs itinérants, comme Saint Bernard, Saint Dominique ou Saint François…

Aux 14ème et 15ème siècles, on assiste à une évolution des campagnes d’évangélisation : les grands prédicateurs demeurent plus longuement dans les villes. On organise autour des prédications un dispositif adapté avec messes, sacrements, processions de pénitents…
Ce nouveau type de missions remonte à Saint Vincent Ferrier (1358-1419), qui est rapidement suivi par beaucoup d’autres grands prédicateurs en Europe (Saint Bernardin de Sienne, Saint Jean de Capistran, etc…).

Au 16ème siècle, la mission paroissiale apparaît progressivement en Italie et en Espagne. Elle se situe dans le courant du renouveau spirituel extraordinaire qui accompagne le Concile de Trente. On assiste à la naissance de nouveaux ordres religieux en Europe : Théatins (Rome), Barnabites (Milan), Jésuites…

Les missions paroissiales Françaises apparaissent à la fin du 16ème siècle, alors que le catholicisme a besoin d’être renouvelé et qu’il est menacé par le protestantisme qui s’implante fortement dans différentes régions. Elles sont principalement le fait des jésuites et des capucins. Une évolution décisive se produit au début du 17ème siècle, sous l’initiative de nouvelles familles religieuses issues de la Réforme Catholique. Leurs fondations joueront un rôle très important dans le mouvement des missions.

Saint Vincent de Paul (1581-1660) s’inscrira dans ce mouvement. Il prêche sa première mission en 1617, et en fera donner 140 de 1625 à 1632. A partir de son expérience, il élabore une méthode qui influencera les autres missions par la suite. Il rassemble autour de lui un groupe de prêtres qu’il oriente vers les missions rurales : c’est l’origine des Prêtres de la Mission, plus connus sous le nom de Lazaristes. Plus des deux-tiers de la trentaine de séminaires fondés entre 1641 et 1683 deviennent le centre de missions. On voit au passage le lien étroit établi par Saint Vincent de Paul entre la formation des prêtres et le développement des missions.

Au 17e siècle, L’Oratoire de France contribue également à susciter de nombreuses missions. Saint Jean Eudes (1601-1680) se lance à son tour dans ce type de “missions paroissiales”. Sans oublier l’importance des jésuites et des capucins qui poursuivent leur travail missionnaire dans le pays à partir de leurs collèges pour les premiers, et de leurs couvents qui forment un réseau aux mailles serrés dans toute la France pour les seconds.
– L’action des prêtres séculiers est parfois considérable dans ce domaine, comme celle de Michel Le Noblez (1577-1652), grand apôtre de la Bretagne. – Certains évêques, comme Alain de Solminhiac, évêque de Cahors, interviennent personnellement comme prédicateurs de ces missions. Les missionnaires fonctionnent généralement par petites équipes de 2 à 6, avec l’appoint de confesseurs supplémentaires pour les célébrations pénitentielles.

Au 18ème siècle, on n’hésite pas à frapper la sensibilité et l’imagination des fidèles en employant certains moyens à sensation : têtes de mort, sermons dans les cimetières. En effet, on n’hésite pas à prêcher sur les fins dernières, à parler du paradis… et surtout de l’enfer !
A cette époque, le grand apôtre des missions en France est Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. On constate cependant que le nombre des missions diminue parce que les missionnaires font défaut.

Juste après la Révolution française, le problème des missions se pose à nouveau, pour rechristianiser un pays qui a beaucoup souffert. Devant le nombre insuffisant de prêtres (séculiers et réguliers), on se tourne vers des missionnaires laïcs.

Après l’Empire, de 1815 à 1830, les missions paroissiales deviennent le grand moyen d’évangélisation du pays. Après la Restauration et la Révolution de 1830, qui marquent un temps d’arrêt, les missions sont le fait des ordres anciens reconstitués ainsi que de Congrégations nouvelles, comme les Pères de Bétharam, fondés en 1835, près de Lourdes.

Dans la plupart des diocèses s’établissent des maisons de missionnaires diocésains, ayant souvent leur siège dans les centres de pèlerinage. Au 19ème siècle, les capucins s’illustrent par des missions spectaculaires, grâce au talent de prédicateurs très populaires.
Un coup d’arrêt se fait sentir avec les expulsions de 1880, puis celle de 1901 et la séparation de 1905 entre l’Eglise et l’Etat. Fortement ralenti, le mouvement des “missions paroissiales” n’est pourtant pas pour autant interrompu.

Après la deuxième guerre mondiale, les missions reprennent. Elles s’organisent autour du CPMI (Centre de Pastoral des Missions de l’Intérieur) qui est actif entre 1951 et 1967. Il n’est pas rare alors que tous les prêtres d’un secteur paroissial ou d’une ville coopèrent à des missions paroissiales.

Alors que les missions paroissiales semblaient avoir disparu en France depuis 25 ans, elles réapparaissent ici ou là, sous l’impulsion du renouveau spirituel suscité par le Concile Vatican II.

C’est dans ce contexte que nous vous proposons une grande mission paroissiale pour la fin de l’année 2018.

2. Nous faire aider par l’EMI

En 2017 – 2018 nous préparerons une mission paroissiale d’évangélisation pour la fin 2018, une semaine de « portes ouvertes », durant laquelle nous irons à la rencontre des habitants du quartier.

Nous serons aidés par l’EMI (l’Equipe Missionnaire Itinérante).

Qu’est-ce que l’EMI ? Pourquoi nous faire aider par eux ?

En savoir plus sur l’EMI

Voir aussi l’article : Devenir missionnaire

1. Devenir missionnaire ?

« Paroisse missionnaire » est une nouvelle rubrique du site de notre paroisse.

La mission nous presse en effet, et il est important que notre communauté paroissiale s’ouvre toujours plus à cette dimension.

Dans ce premier article, vous trouverez quelques éléments pour une première réflexion à ce sujet.

➡️ Laissez vos commentaires et les questions que vous vous posez. Nous y répondrons le plus rapidement possible et nous espérons que cette rubrique deviendra ainsi un forum de discussion sur ce thème.


La mission : une nécessité

  • Les français ne sont plus que 56% à se déclarer catholique (sondage Le Pèlerin) et seul un sur dix croit en la résurrection (sondage La Croix) ;
  • Plus particulièrement sur notre paroisse,
    • entourés d’un grand nombre de non-baptisés ;
    • les messes dominicales rassemblent 1,1% de la population de notre quartier.

Un tournant à opérer :


La mission : un appel de l’église


➡️ Nous faire aider par l’EMI